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Le blog de l'actualité Ivoirienne et internationale

Réforme de la Cei : Des députés Pdci échangent avec l’opposition


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10 mai 2014 Posted by | Politique | , | Un commentaire

Depuis le palais des Congrès de Montreuil / KKB révèle : ‘‘J’ai bon espoir pour Blé Goudé, il saura se défendre’’


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31 mars 2014 Posted by | Politique | , , | Laisser un commentaire

KKB molesté à Paris par des partisans de l’opposition


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25 mars 2014 Posted by | Politique | , , , | Laisser un commentaire

Kouadio Konan Bertin sur RFI : «Le prochain congrès du PDCI-RDA sera le rendez-vous des jeunes»


kouadio konan Bertin, président des jeunes du Parti démocratique de Côte d'Ivoire. Lire la suite

20 juin 2013 Posted by | Politique | , | Un commentaire

Interview exclusive (suite et fin): Kouadio Konan Bertin dit KKB charge encore


A propos de l’augmentation des frais à l’Université : « Le vrai bonheur, on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu »
« Ouattara croit que le Pdci, c’est Bédié »

 source: Soir info

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Pour le président de la Jpdci, « Banny ne pourra pas imposer la réconciliation aux Ivoiriens s’ils ne veulent pas »
Processus de réconciliation nationale. Primature dirigée par Jeannot Ahoussou. Dialogue direct pouvoir-Fpi. Audience de Gbagbo. Blé Goudé…Kouadio Konan Bertin dit KKB charge, à nouveau, dans cette seconde partie de l’Interview qu’il nous a accordée. Sans porter de gant, le leader de la Jeunesse du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (JPdci) assène ses vérités. Sans hypocrisie, jure-t-il !

Comment voyez-vous l’horizon de la Cdvr qui a été confiée à Banny ? Pensez-vous que cette structure va-t-elle réussir sa mission ?

Kouadio Konan Bertin : Ecoutez, j’ai mon idée sur la réconciliation. Il faut encore que les Ivoiriens eux-mêmes veuillent aller à la réconciliation. Il faut que ce soit une volonté clairement affichée de part et d’autre. Que ce soit une volonté même politique.

Vous pensez que ce n’est pas le cas en ce moment ?

K.K.B : Je ne pense pas que l’on veuille aller à la réconciliation. C’est ma vision. C’est mon analyse…

 

Dans tous les camps y compris au Rdr comme dans l’opposition ?

K.K.B : Je ne pense pas que les Ivoiriens aient compris qu’aller à la réconciliation est une nécessité, qu’elle s’impose à tous. Qu’unis, rien ne pourra nous résister. En tant que peuple ivoirien, pour l’heure, je ne pense pas que les Ivoiriens aient compris ce besoin urgent d’aller à la réconciliation.

Quels repères avez-vous pour faire une telle affirmation ?

K.K.B : Les éléments sont là. Pêle-mêle, on reviendra là-dessus plus tard.

Donc pour vous, Banny prêche dans le désert, il n’a pas réussi sa mission ?

K.K.B : Je n’ai jamais dis ça. Banny est issu d’une école, d’une philosophie, celle que vous connaissez tous, du Pdci-Rda. Une école de dialogue, de paix. Je le vois à l’ouvrage. Et, je vous l’ai déjà dit : il a le soutien du Pdci-Rda, dont les jeunes du Pdci. On ne peut que lui souhaiter bon vent et plein succès dans ce qu’il fait. Et je pense que Banny a les qualités pour réussir une telle mission. Mais, encore faut-il que les Ivoiriens acceptent d’aller à la réconciliation. Parce que malheureusement, Banny ne pourra pas imposer la réconciliation aux Ivoiriens s’ils ne veulent pas.

Pensez-vous que dans le contexte actuel, justice et réconciliation peuvent aller de pair ?

K.K.B : Je le pense. Si la justice nous permet de situer les responsabilités des uns et des autres, si par la justice on peut clarifier les choses pour que la vérité éclate, oui à partir de ce moment, la Côte d’Ivoire étant la Côte d’Ivoire, un pays de paix, de dialogue, de pardon, de tolérance, tout est possible entre Ivoiriens, entre frères. Quand on a fini la partie justice, le reste c’est une question de politique. A partir du concept du « revivre ensemble », tout est possible. On peut se comprendre. Moi, j’y crois.

Vous êtes d’avis avec ceux qui disent qu’il y a une justice des vainqueurs ?

K.K.B : Ecoutez, pour l’instant je vous ai dit ce que j’observe, apprécions.

Il est connu que vous êtes proche de Blé Goudé qui est aujourd’hui exil, c’est votre ami. Est-ce que si on vous donnait la responsabilité d’aller le chercher pour le ramener au pays, vous pourriez le faire ? Alliez-vous accepter une telle mission ?

K.K.B : C’est clair : je ne suis pas homme à évoluer dans le clair-obscur. Je sais qu’il y a beaucoup de militants au Pdci-Rda qui se sentent offusqués par mes relations avec les uns et les autres. Moi, je ne suis pas venu à la politique pour me faire des ennemis. Le hasard des choses a voulu que je sois étudiant à l’Université de Cocody, là où les moyens de mes parents me permettaient d’aller à l’école. C’est là que j’ai rencontré Blé Goudé. C’est la que j’ai rencontré Guillaume Soro. D’ailleurs, c’est Guillaume Soro qui m’a envoyé Blé Goudé pour la première fois. Je suis ami à Guillaume Soro. Je suis ami à Blé Goudé. Je suis ami à tous les autres. Ils sont ce qu’ils sont. Ils ont leurs convictions politiques, moi j’ai les miennes. Mais je ne peux pas dire que je ne connais pas Blé Goudé parce que ça ferait plaisir. Non, je suis désolé ! Maintenant, je n’ai aucune nouvelle de lui. Je ne sais pas où il est pour l’instant. Moi, je suis un Ivoirien. Je suis un soldat. Si la République estime que je peux servir à tel ou tel niveau, on me donne une feuille de route, on me confie des responsabilités, je les assumerais pleinement. Parce que moi, je suis un pur produit du Pdci. J’ai été élevé au sens du dialogue, de l’ouverture, de la tolérance, du pardon, de la réconciliation, du rassemblement. Voici ces valeurs qui ont construit la Côte d’Ivoire. Un bon militant du Pdci-Rda doit être un homme d’ouverture, un homme de dialogue. On ne dialogue pas avec soi-même. On dialogue avec quelqu’un qu’on a en face. Si demain j’ai l’occasion de dialoguer avec Blé Goudé, je le ferai.

Au cours du débat qui a précédé le second tour de la présidentielle de 2010, Blé Goudé a révélé à la face du monde que vous lui avez confié, en privé, que jamais, vous n’appellerez à voter pour Alassane Ouattara. Et pourquoi, vous n’avez pas réagi à cette révélation?

K.K.B : Ah si, j’ai réagi.

Non, vous avez réagi avec un sourire !

K.K.B : Voyez-vous, c’était sa parole contre la mienne. Et puis, je n’avais pas besoin de dire à Blé Goudé que j’aurais du mal à appeler à voter Alassane Ouattara, puisque j’ai appelé à voter Alassane Ouattara. Je sais que mon ami aurait bien voulu que nous fassions campagne pour son candidat. Ce qu’il n’a pas obtenu de moi. Qu’il ait fait cette boutade, bon c’est un frère. Je peux vous dire par la suite, tout le monde a regretté ce qu’il a fait. Voulait-il faire de la politique ? Qu’est-ce qu’il voulait faire ? Je ne sais pas. Mais, moi, ça ne peut pas m’ébranler. Parce que j’ai mes convictions. Si ma conviction était de ne pas faire campagne pour Alassane Ouattara, rien ne m’empêchait de le dire. Et je l’aurais dis. Et je n’aurais pas fais campagne pour Alassane Ouattara. Oui, à cette époque, je pensais qu’il fallait faire campagne pour Ouattara. Je l’ai fais au grand jour. Aujourd’hui, dans des journaux (…), j’entends beaucoup de choses. Je suis décris comme celui dont la mère est Dida. C’est vrai que mon père est Baoulé et que ma mère est Dida. Mais, je n’ai pas demandé à naître d’une mère et d’un père Baoulé. Et, je dis à tous ceux qui veulent l’entendre que je suis fier d’être le fruit de ce métissage. Je suis très fier de cela. Ma mère a toujours été Dida et j’ai pris position pour Bédié quand il était en exil. Ma mère  était Dida quand je suis allé m’asseoir à la mairie de Treichville avec Blé Guirao à qui je rends hommage, avec Odjé Tiakoré que je salue au passage, pour jeter les bases du Rjdp (Rassemblement des jeunes pour la démocratie et la paix, Ndlr). Au moment où, au sommet des trois partis, personne ne voulait entendre parler de son camarade. Je sais que ça m’a coûté au Pdci-Rda, d’aller m’asseoir à la mairie d’Adjamé avec des jeunes de partis qu’on considérait comme des putschistes, aux mains ensanglantées. Oui, je sais ce qu’on m’a dit, ce qu’on m’a reproché. Je l’ai fait parce que j’y croyais. Et j’ai dit au président Bédié à l’époque, que c’est la voie du salut. J’ai insisté pour rester avec mes amis jusqu’à ce que le Rjdp donne naissance au Rhdp. Aujourd’hui, alors que ça nous a porté au pouvoir, l’on ne veut rien  nous accorder, on ne veut pas nous donner notre part.

 

On ne veut pas vous donner votre part ?

K.K.B : Oui. Mais, on n’est pas obligé de nous tirer dessus. Moi je n’attends rien des individus, mais on n’est pas obligé de me tirer là-dessus, de me faire passer pour celui qui est contre le Rhdp, contre Alassane Ouattara. Je suis désolé ! Et les gens sont là. Zémogo est vivant. Amadou Gon Coulibaly est vivant. Bictogo (Adama) est vivant. Ils savent le combat que nous avons mené quand Ouattara était en exil pour qu’il y ait rapprochement entre Bédié et Ouattara. On ne peut pas aujourd’hui dire que KKB est contre le Rhdp. Je dis que nous avons, au sein du Pdci-Rda, des préoccupations, portant sur l’avenir de notre structure. On en parle sans pour autant qu’on apparaisse comme étant opposés à Alassane Ouattara.

Est-ce qu’il est vrai que le Pdci est à la remorque du Rdr ?

K.K.B : Pour l’heure, je le dis et je l’assume : qu’est ce qui a changé dans la situation du Pdci-Rda ? Sous Gbagbo, nous avions eu un Premier ministre : Charles Konan Banny. Nous avions Laurent Dona Fologo, Président du Conseil économique et social. Nous avions 8 portefeuilles ministériels. Ça n’a pas évolué. Nous avons gardé, même quand on est au pouvoir les mêmes 8 portefeuilles sur la quarantaine de ministres. Sous Gbagbo, nous avions le ministère des infrastructures économiques. Le Pdci n’avait pas accès au port, au temps où Gossio était là. Mais, aujourd’hui, le Pdci n’a pas accès au port, nous n’avons pas accès à l’aéroport. Ce qui a changé, c’est que cette minorité qui est là aujourd’hui, elle est accompagnée par Bédié. Puisque, la première fois, Bédié n’avait pas nommé les Fologo. C’est tout ce qui a changé. Donc, à partir de là, c’est clair. Je ne peux pas penser que nous sommes traités comme il se doit dans une alliance qui nous respecte et qui tient compte de nous. Et ce n’est pas moi quand même qui ai dit au bureau politique que notre histoire s’apparente à celle du cheval et du cavalier.

Vous confirmez que c’est Bédié qui l’a dit ?

K.K.B : C’est bien Bédié qui l’a dit. Mais il l’a dit en connaissance de cause. Il y a un malaise. On a fini le Golf, on est revenus. Jusqu’aujourd’hui, je conduis les jeunes du Pdci-Rda dans cette bataille. J’ai encore mes jeunes sous les bras. Tous sont au chômage. Leur situation n’a pas changé, deux ans après. Comment voulez-vous que je m’imagine un seul instant que ma situation a changé, que les choses vont mieux ? C’est être hypocrite. Ce n’est pas aimer le Pdci-Rda. Et, je pense que ce parti mérite mieux que la situation actuelle dans laquelle il se trouve. Et le dire, ce n’est pas être contre quelqu’un. Le dire ce n’est pas chercher à faire tomber quelqu’un.

A l’Assemblée nationale, vous n’avez que 88 députés. Quel rôle comptez-vous jouer et quel peut être votre influence avec ce nombre de sièges ?  

K.K.B : Ce n’est quand même pas négligeable, les 88 députés !

Oui mais, vous aviez 97 députés en 2000 !

K.K.B : Oui, mais nous avions plus que ça, bien avant. On avait 150 avant.

Mais, ce nombre décroit.

K.K.B : Oui, c’est la preuve que le Pdci va mal. Or, depuis la mort du président Houphouët,  je suis au regret de le dire, sans vouloir choquer personne, nous n’avons pas une tenue de combat.

Avec Bédié ?

K.K.B : Mais, l’histoire retiendra, qu’après Houphouët, le Pdci n’a eu qu’un seul responsable, un seul leader, il s’appelle Bédié. Donc, on ne peut pas nier la responsabilité du président Bédié dans le bilan du Pdci bon ou mauvais. C’est en cela que les Blancs seront toujours ce qu’ils sont et nous seront toujours ce que nous sommes. Quand Nicolas Sarkozy a perdu la présidentielle en France, devant la nation entière, il a assumé la défaite, en tant que premier responsable. Mais chez nous, tout le monde peut être  responsable de la défaite, sauf le chef. Mais enfin, c’est quoi cette histoire ? Oui, l’histoire retiendra qu’après Houphouët, on a eu un seul leader, Bédié. Donc, inévitablement, le bilan du Pdci après Houphouët, est celui de Bédié. S’il est bon alors, Bédié a bien travaillé. De 180, de 150 députés, nous sommes passés à 77, aujourd’hui à 50 et demain à combien ? Je ne sais pas.

Pour vous, le bilan est négatif ?

K.K.B : Le bilan du Pdci est négatif. Le Pdci se meurt. Et ce n’est pas moi qui ai dit qu’il est rabougri. C’est Jeannot Ahoussou-Kouadio, le Premier ministre du Pdci-Rda, qui a dit que le Pdci est rabougri. Est-ce qu’on peut en être fier ? Mais moi je dis non ! Le Pdci n’est pas rabougri.

Que répondez-vous alors à ceux qui disent qu’il faut fusionner avec le Rdr étant donné que le Pdci est rabougri ?

K.K.B : Alors, dans ce cas, je vous renvoie à une formule, à une pensée de Djéni Kobenan. Djéni Kobenan, à la naissance du Rdr, a dit ceci : « Nous allons transformer le Pdci-Rda en l’état de relique au nord et de vestige au sud ». Est-ce que 15 ou 17 ans après, le but n’est pas atteint ? Oui, je suis au regret de reconnaître la réalité. Si c’était ça le programme du Rdr, il a été atteint, parce que le Pdci-Rda est aujourd’hui à l’état de relique au nord et de vestige au sud. Quand on regarde ça, alors on nous dit que le Pdci n’a pas d’autre choix que de s’aliéner s’il veut avoir quelques chances de survie. Mais non, je dis que le Pdci-Rda n’est ni rabougri ni mort. Sauf qu’il ressemble à un troupeau de bœufs qui n’a pas de berger. Alors les animaux vont dans tous les sens, donnant l’impression qu’il est rabougri. Mais, le jour où le Pdci aura un berger, qui va rassembler tous ses animaux, tous ses fils, toutes ses filles sur les valeurs initiales qu’Houphouët nous a données, vous verrez bien que c’est un groupe compact, qui n’est pas rabougri, qui peut reprendre le pouvoir et qui peut gouverner. Parce que sa mission, je l’ai dit, la vocation du Pdci, c’est de bâtir la Côte d’Ivoire. Et vous vous rendez bien compte que tant que le Pdci se porte bien, la Côte d’Ivoire se porte bien. Aussi longtemps que le Pdci se portera mal, la Côte d’Ivoire sera ce qu’elle sera. C’est pourquoi, j’appelle les jeunes de Côte d’Ivoire, qui doivent faire confiance à leurs sens, rien qu’à regarder la Côte d’Ivoire, rien qu’à voir autour d’eux, à écouter, pour leur dire que le Pdci-Rda peut encore faire rêver la Côte d’ Ivoire. Et peut bâtir la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, je vous dis, le Pdci, Houphouët nous l’a donné en héritage, un héritage, il s’assume, il se fructifie, il ne s’aliène pas. Et, nous avons la responsabilité, le devoir de faire en sorte que le Pdci vive, et il vivra.

Quelle lecture faites-vous de la position du Fpi qui veut un dialogue direct avec le pouvoir?

K.K.B : Là encore, je vais décevoir des gens. Je sais qu’on va me tirer dessus, mais je préfère dire ce que je pense dans l’intérêt unique de la Côte d’Ivoire. Voyez-vous, le Fpi est pris lui-même à son propre piège.

Comment ?

K.K.B : Je vous explique. Parvenus au pouvoir, Gbagbo et le Fpi ont pensé affaiblir le Pdci-Rda en débauchant ses cadres. Ils en ont fait leurs alliés. Il y en a qui ont créé des partis qui, en réalité, n’ont pas de contenu. Vous le savez bien. Et quand il était au pouvoir, Gbagbo se servait d’eux pour narguer le Pdci-Rda. Aujourd’hui eux-aussi se considèrent comme des partis politiques à part entière et qui doivent siéger avec le Fpi. Si on a gouverné ensemble, c’est ensemble qu’on doit régler les problèmes. Donc le Fpi se retrouve pris à son propre piège. Mais, nous qui sommes au pouvoir, est-ce que nous devons reprendre les mêmes erreurs du Fpi ? Non, c’est pourquoi moi, je suis en train d’envisager de proposer une loi pour mettre fin au nomadisme politique en Côte d’Ivoire. Parce qu’il y a ces gens qui sont dangereux pour la République, pour la nation.

Vous voulez empêchera des gens de jouir de leur liberté de choix, de leur liberté de choix, de leur liberté d’opinion ? 

K.K.B : Dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire, ça sera peut être possible. Alors les mêmes qui, hier, ont prospéré sous Gbagbo, c’est aujourd’hui les mêmes qui, en l’espace d’un an et demi, deviennent des pro-Ouattara. Qui aiment Alassane Ouattara. Moi je pense que, si on veut vraiment aller à la réconciliation, on connaît la situation de leur groupe. Il y a le Fpi et les autres. Si le Fpi estime qu’il faut qu’on le prenne en tant que Fpi, quel mal y a-t-il ? Est-ce que ce que les autres veulent dire au pouvoir, ils ne peuvent pas le dire séparément de ceux du Fpi ? Moi, je pense que c’est possible. Dans ce cas-là, on reçoit les autres. Qui, apparemment, sont déjà acquis. Et puis, le noyau qui pose problème, on traite directement avec ce noyau-là. Moi je dis, on ne peut pas biaiser avec la réconciliation. On ne doit pas biaiser avec la réconciliation. On ne discute qu’avec l’adversaire. L’adversaire s’appelle le Fpi. Débarrasser le Fpi des oripeaux, regardons-les en face et parlons avec eux. Ça pose un problème à quelqu’un qu’il en soit ainsi ?

Est-ce qu’une réconciliation est possible en Côte d’Ivoire sans la libération de Laurent Gbagbo, comme le disent ses partisans?   

K.K.B : On ne peut pas faire de la libération de Gbagbo, une condition pour aller à la réconciliation.  Ce n’est pas nous qui l’avons mis en prison. C’est la Cpi qui l’a mis là où il est.

Cela s’est fait avec la coopération de l’Etat ivoirien !

K.K.B : Oui, mais si on fait confiance à la Cpi, laissons l’aspect droit suivre son cours. Finissons-en avec les jugements. Finissons-en avec tout ce qu’il y a autour et que les verdicts soient connus. A partir de là, je vous ai dit que nous sommes en Côte d’Ivoire. C’est un pays qui a une culture, une tradition…

Le constat est que la balance de la justice pèse trop sur le Fpi. Il n’y a pas d’arrestations dans l’autre camp, alors quelle analyse faites-vous de cette situation ?

K.K.B : Moi je m’en tiens au discours officiel. Je reconnais qu’une fois, le président Ouattara nous a demandé de ne pas faire de distinctions entre les morts qu’il y a eu pendant la guerre. Il y a eu des morts dans tous les camps. Et ce sont des Ivoiriens qui sont morts. Toutes ces vérités doivent être sues de tout le monde. Donc, je pense qu’a priori, on ne peut pas douter des uns et des autres. On dit que la justice doit être juste pour la Côte d’Ivoire, pour  l’ensemble des Ivoiriens pour que les décisions qui vont en découler soient crédibles et soutenues. Donc, je fais confiance. On a engagé un processus. Attendons à la fin pour voir si c’est seulement d’un côté que la balance va peser.

Quel est votre avis sur la question du couplage des municipales et des régionales ?

K.K.B : Pour l’instant, sur les questions du couplage, il n’y a pas de précisions. Le principe est acquis, mais en termes concrets, comment ça va se dérouler. On n’a pas encore ça. Je ne sais pas pour l’instant. Nous ne savons pas ce que ça veut dire que coupler des élections.

Donc, vous émettez des réserves ?

K.K.B : On attend qu’on nous explique, si c’est faisable, on le fait. C’est à partir des explications qu’on aura que nous ferons des jugements parce qu’on n’est pas habitués à ça. Donc, je ne peux pas juger a priori quelque chose que je ne connais pas.

Quels commentaires faites-vous de la situation sécuritaire en Côte d’Ivoire?

K.K.B : La sécurité en Côte d’Ivoire demeure toujours préoccupante. Et ce n’est pas les évènements qu’on vit là qui vont nous dire le contraire. C’est une situation préoccupante et il faut qu’on s’y penche de façon toute particulière.

Comment appréciez-vous le refus de la Cpi d’accorder la liberté provisoire à Laurent Gbagbo et que répondez-vous quand l’une des raisons qu’elle avance est que l’ex-président ivoirien va fuir ?

K.K.B : Moi, tout ce qui touche au droit -parce que ce n’est pas mon domaine- j’y fait confiance. Et puis, j’estime quand même qu’une justice comme la Cpi mérite qu’on lui fasse confiance. Depuis le premier jour, je me suis inscrit dans cette logique de lui faire confiance. Elle a eu quelques éléments d’appréciation pour le dire. Mais je ne pense pas que ce soit parce que Gbagbo va fuir (éclats de rire, Ndlr). Gbagbo va fuir pour aller où ? Gbagbo va fuir pour aller où sur cette terre des hommes et la Cpi ne pourra pas aller le chercher ?

Donc, c’est un argument fallacieux ?

K.K.B : Je n’ai pas dit qu’il est fallacieux. C’est aux avocats de Gbagbo de faire la défense. S’ils se sont pliés, c’est que l’autre camp a envoyé plus d’éléments pour qu’il en soit ainsi. Allons-y jusqu’au bout. Le plus important, ce n’est pas la liberté provisoire. Le plus important, c’est le verdict final. Et pour Gbagbo lui-même et pour la Côte d’Ivoire, ce qui compte, c’est le verdict final et non les quelques situations qu’on peut trouver en route. Liberté ou pas liberté ? La Côte d’Ivoire attend surtout le verdict de ce jugement.

Etes-vous d’accord que les frais d’inscription dans les Universités publiques passent de 6000 F cfa à 100 000 F cfa, 200 000 F cfa voire 300 000 F cfa, 400 000 F cfa, selon les cycles ?

K.K.B : Le vrai bonheur, on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu.

En d’autres termes ?

K.K.B : Les Ivoiriens comprendront qu’il faut que le Pdci revienne un jour au pouvoir.

Donc Ouattara n’est pas la solution, n’a pas la solution ?

K.K.B : Je n’ai pas dit qu’il n’a pas la solution, c’est une solution qu’il propose aux Ivoiriens.

C’est un problème ou une solution ?

K.K.B : C’est une solution qu’il propose aux Ivoiriens.

Expliquez-nous ce que vous voulez dire ?

K.K.B : Je crois que les montants qui ont été fixés tiennent compte des réalités du terrain. Il me semble quand même qu’il y avait eu une levée de boucliers quand Gbagbo a voulu essayer à 50 000. 100 000, 200 000, 300 000…bon, c’est un dossier à suivre. Autant dire que notre Université est privatisée.

L’histoire retiendra que cela a été fait sous la primature du Pdci !

K.K.B : Ah oui, Ahoussou Jeannot. Vous savez, la difficulté dans notre affaire, c’est qu’Alassane (Ouattara) est convaincu que le Pdci est Bédié. Donc tant que lui et Bédié s’entendent, de facto, il s’entend avec le Pdci-Rda. Or, vous savez très bien, je vous ai dit une chose tout à l’heure : la question du parti unifié, peut-être en ont-ils parlé à deux, mais ça n’a jamais fait l’objet de débats chez nous. Donc toutes ces choses ne nous engagent pas forcément. Alors, là où Alassane risque de se tromper, c’est qu’en croyant que le Pdci c’est Bédié, pour ne pas avoir à discuter ou à écouter avec le Pdci-Rda, je crains fort qu’avec le temps, le Pdci ne se désolidarise des décisions que lui et Bédié prennent. Parce que le Pdci ne se sentira sans doute pas concerné par ce qui se passe. Parce que personne, en tout cas en ce qui nous concerne au Pdci-Rda, n’est associé à rien dans tout ce qui se passe. Je peux le dire : aucun vice-président n’est associé ni consulté. Le Conseil politique n’est associé à rien. Le Secrétariat (général), non plus. Les jeunes, quand ils ouvrent la bouche, vous savez le sort qui leur est réservé. Dans ces conditions, écoutez l’esclave appartient au maître, mais c’est le maître qui rêve de l’esclave. Et au moment venu, nous ne sommes pas obligés de nous reconnaître dans des décisions qui se prennent sans nous. C’est le risque que nous courons à court terme, à moyen terme. Et puis entre nous, je vous ai dépeint la situation. Alassane Ouattara a été Premier ministre dans ce pays. Avez-vous le sentiment qu’Alassane Ouattara a donné le poste de Primature au Pdci ? Le Pdci n’a que le Premier des ministres. Premier ministre et Premier des ministres, il y a nuance !

C’est qui alors le vrai Premier ministre ?

K.K.B : Je n’en sais rien, mais en tout cas, nous avons au Pdci le Premier des ministres, nous n’avons pas la primature. Ça, je le dis avec force !

Vous voulez dire que Jeannot Ahoussou-Kouadio n’a pas de pouvoir ?

K.K.B : C’est à lui-même de le dire et non pas à moi de le dire.

Voulez-dire que Jeannot Ahoussou-Kouadio n’assume pas les réalités du pouvoir ?

K.K.B : Mais, ce n’est pas à moi de le dire. Approchez-le ! Demandez aux uns et aux très, mais pourquoi les gens veulent transformer la politique en une scène d’hypocrisie et de cinéma ? L’art de dire et de faire exactement le contraire de ce qu’on pense, de ce qu’on vit? Pourquoi ? Non !!!!!!!!(Il s’emporte, Ndlr). La politique, c’est plus noble et sérieux que ça. Je vous dis et je l’assume : le Pdci n’a pas la Primature. Nous avons le Premier des ministres, mais nous n’avons pas le Premier ministre. Et ce n’est pas à Ouattara que j’apprendrais ça. Il a été Premier ministre sous Houphouët dans ce même régime présidentiel fort.

Expliquez-nous de façon assez profonde le constat que vous faites ? Sur la base de quoi vous faites une telle affirmation?

K.K.B : Regardez d’abord la composition du gouvernement ! Donnez-moi le nom d’un seul des ministres qu’Ahoussou a proposé dans ce gouvernement en tant que Premier ministre, qui forme le gouvernement ?

Mais, tout cela s’est fait avec Bédié non ?

K.K.B : Je vous dis donnez-moi le nom d’un seul ministre qu’Ahoussou a proposé dans ce gouvernement en dehors des 8 que nous connaissons et qui étaient déjà là sous Gbagbo et qui sont rentrés ? Aucun ! Et puis la suite,  Ahoussou est arrivé quand tous les Dg avaient été déjà nommés.

Pour finir, il est important que je dise que quand j’ai engagé ce combat, j’ai essuyé beaucoup de méchancetés. Je suis resté serein. A une personne qui me demandait si je pense que j’aurais raison dans mon nouveau combat, je lui ai répondu que je le renvoyais à Anatole France. Qui dit que « nous avons raison parce que nous aurons raison ». Au regard des événements actuels, je peux dire que nous avons raison maintenant. Et, nous avons raison de commencer. Pour revenir à Chirac, il a dit que quoiqu’on fasse, il y aura toujours des mécontents. Evidemment, il y aura des gens pour me traiter de tous les noms. Mais à ceux-là, je dis que ma conscience me commande de voir toujours plus loin et de ne faire mes choix qu’en fonction de l’intérêt de la collectivité. Je ne cherche pas forcement à recueillir des dividendes personnelles. Même si le comité actuel que Bédié a publié doit rester en l’état et que le congrès doit s’organiser sans que je ne sois dans une commission, il n’y a pas de problème. Pourvu que le congrès s’organise. Je ne prêche pas pour ma propre chapelle. Et, je suis constant !

En parlant du congrès, personne n’est contre Bédié. Bien au contraire ! Mais, à côté de nous, le monde évolue. Donc, le Pdci doit faire sa mue (…). Ceux qui aspirent à diriger le Pdci doivent, préalablement, répondre à une question : Que voulez-vous en faire ? C’est la réponse à cette question qui va déterminer la suite. Ceux qui sont convaincus d’avance que le Pdci n’a pas d’autre avenir que de s’aliéner n’ont aucune chance !

Par
SYLLA A.

31 juillet 2012 Posted by | Politique | , | Laisser un commentaire

Jpdci / Après la bastonnade de KKB La jeunesse du Pdci met le Rdr en garde


Source : Aujourd’hui

Après la bastonnade de KKB, en fin de  semaine écoulée, à Bonon, la jeunesse du Pdci s’est sentie blessée dans sa chaire. Hier, cette jeunesse s’est réunie à la maison du parti à Cocody pour réfléchir sur la conduite à tenir face à l’attitude barbare de son allié du Rdr. Eu égard à la gravité de l’acte posé par le parti au pouvoir,  toutes les structures spécialisées de la jeunesse ont répondu présentes à l’appel de Kamagaté Brahima, secrétaire général de la Jpdci, initiateur de la rencontre. Les intervenants qui en avaient gros sur les cœurs n’y sont pas allés du dos de la cuillère pour assener leur part de vérité à Alassane Ouattara. Selon Dosso Aboubacar, vice-président de la Jpdci chargé de la jeunesse estudiantine, l’humiliation infligée à KKB par les militants du Rdr à Bonon est inacceptable. D’où sa grande colère. « Le fait d’être  ensemble au Rhdp ne nous fait pas obligation à renoncer à nos droits, ceux notamment de choisir librement nos responsables. Nous sommes choqués par l’attitude de nos alliés. Qu’ils comprennent que nous ne leur donnerons plus jamais l’occasion d’humilier nos responsables ».Après avoir interpellé le président Henri Konan Bédié qui s’est muré dans un mutisme total, le responsable de la jeunesse estudiantine du Pdci s’est voulu assez menaçant. « Si nous nous sommes battus pour mettre Ouattara au pouvoir, ce n’est pas pour nous brimer en retour. La bataille que nous allons mener  pour le faire partir sera à la dimension de celle que nous avons menée pour le  placer là où il est. Si ces humiliations continuent, nous nous réservons le droit de suspendre notre participation aux activités du Rhdp».Une autre intervention qui a retenu l’attention de l’assistance est celle de mademoiselle Ahou Monique, secrétaire générale de la jeunesse féminine du Pdci. Pour elle, le temps est arrivé pour que la direction du plus vieux parti prenne ses responsabilités vis-à-vis du Rdr dont les responsables considèrent le Pdci comme une formation politique de seconde zone. Toute chose qui lui a fait dire que  son parti dispose de moyens assez efficaces pour faire partir Ouattara du pouvoir. « Autant nous avons fait partir Gbagbo, autant nous pouvons faire partir Alassane Ouattara.  Et s’il ne fait pas attention, nous allons  nous retirer du Rhdp. Ce qui va leur permettre de gouverner seul comme ils le souhaitent », a-t-elle martelé en substance. Prenant en dernier ressort la parole, Kamagaté Brahima a d’abord condamné l’acte de barbarie perpétré sur Konan Kouadio Bertin,  avant d’interpeller la direction du Rdr dont il dit toutefois attendre un mot de compassion.  Parce que pour lui, seul un tel geste, accompagné d’un mea culpa, pourrait désamorcer la bombe. Mais avant toute chose, a-t-il précisé, il faut qu’Alassane Ouattara diligente une enquête dans les plus brefs délais aux fins d’identifier les auteurs et  les commanditaires de l’agression perpétrée sur la personne de KKB en vue de les traduire devant la justice. Signalons qu’avant la rencontre, les jeunes du Pdci ont voulu organiser un sit-in devant le ministère de l’intérieur pour interpeller Ahmed Bakayoko sur les agissements des militants du Rdr. Mais ils en ont été dissuadés par leur président.

Nicole Bantchi

1 mars 2012 Posted by | Politique | , , | Un commentaire

Tirs nourris sur le QG du candidat RDR à Bonon: 4 morts et des blessés. Le PDCI se serait-il vengé de la bastonnade infligée à KKB ?


par IVOIREBUSINESS

Les partisans de KKB, président de la Jpdci, bastonné il y a quelques jours à Bonon alors qu’il était allé soutenir le candidat de son parti aux législatives partielles, l’ont –ils vengé ?

Selon KKB (Soir Info 27/02), qui ne mâche pas ses mots, sa bastonnade a eu lieu en présence de Koné Yacouba, le candidat du RDR à Bonon. Il dira à ce effet : « Je l’ai reconnu. Je lui ai même dit : Mais qu’est-ce qui se passe ? Je tombe des nues. Je ne comprends pas cette animosité. En plus, j’ai entendu des propos du genre: Nous, on a fini avec Gbagbo, ce n’est pas vous-là. On va finir avec vous. Tuez-le ! Tuez-le ! Tuez-le ! ».
Comme on le voit, ces propos de KKB sont d’une extrême gravité.

Mais il est encore trop tôt pour accuser le Pdci de vengeance car les enquêtes doivent encore situer les responsabilités. Toujours est-il que des tirs nourris d’armes automatiques ont été tirés sur le QG du candidat du RDR à Bonon, localité située entre Sinfra et Daloa.
On dénombre 4 morts et plusieurs blessés.
Chez les républicains, l’émoi se le dispute à la consternation. Au QG du candidat du RDR Koné Yacouba, c’est l’incompréhension.
Que s’est-il passé ? Selon le candidat lui-même, c’est aux environs de 21H hier nuit que des individus armés non identifiés à bord d’un car de type Kia Benne, ont ouvert le feu sur les militants du RDR qui étaient attroupés dans l’attente des résultats.
Une source jointe sur place au moment des faits affirme que les accusations pointent en direction du Pdci-Rda, qui aurait voulu laver l’affront de la bastonnade subie par KKB, le président de la Jpdci, venu soutenir Kouadio Kouassi Denis, le candidat du Pdci-Rda face à Koné Yacouba du Rdr.
Nous y reviendrons.
Serge Touré

27 février 2012 Posted by | Politique | , , , , | 2 commentaires

Interview KKB/ Débat au PDCI, Primature, le RHDP …


Elections

KKB, président de la JPDCI: «Personne ne me fermera la bouche»

« Comment faire pour que le PDCI redevienne un parti des jeunes’’

« On va sauter le verrou pour que le parti respire mieux’’

Au cœur d`une polémique depuis quelques semaines, au sujet de ses sorties sur le devenir et l`avenir de son parti, le PDCI- RDA, le président de la jeunesse du parti soixantenaire, Kouadio Konan Bertin dit « KKB », était le mardi dernier à notre rédaction pour une visite de courtoisie. Il en a profité pour se prononcer sur la situation le concernant.

Propos liminaires

Je voudrais vous remercier pour l`accueil que vous m’avez réservé ce matin.
C`est une action de frère, au-delà de ce que nous avons en commun : la
1. génération. C`est pourquoi je me réjouis d`être ici avec vous. Je sais que vous avez été frappés par un deuil, ces derniers temps. Je réitère encore mes condoléances au Groupe Olympe. C`est une grande perte que nous avons tous enregistrée. Je suis là, ce matin, pour vous traduire ma gratitude et ma reconnaissance parce que depuis le 28 janvier dernier, il y a eu une sorte de cabale montée contre ma personne au sein de mon parti, le PDCI-RDA. Je dois avouer que n`eut été le prompt soutien que vous m`avez apporté, peut-être que, comme bien d`autres qui m`ont précédé, je ne serais pas là à vous parler encore du PDCI-RDA. Parce qu`il y a comme une tradition qu`on veut installer dans ce parti, c`est-à-dire la pensée unique. Celui qui ne pense pas comme certains le souhaitent, il faut immédiatement le guillotiner. Sinon, qu`ai-je commis comme crime? Je ne fais qu`émettre des constats. Notre slogan est clair, et quand nous chantons l`hymne du PDCI, on le termine par « PDCI toujours … « , et les militants répondent en chœur « Toujours premier ». « Premier », parce que depuis 1946, date de sa création, le PDCI n`a jamais enregistré de défaite jusqu`en 2010. Désormais, nous ne sommes plus premier, nous ne sommes même pas deuxième nous sommes troisième. Nous avons perdu le pouvoir d`Etat par les armes. Je l`ai dit, il n’y a eu aucune leçon. On a repris et on est reparti. On a perdu maintenant dans les urnes, et encore aucune leçon. On est d`accord pour reconnaître que nous ne sommes pas un parti rabougri. Aucune leçon. On nous propose de partir mais pour obtenir quoi? C`est ce que j`ai dit. Est-ce que cela s`appelle défier, insulter ou attaquer? Je suis désolé, c`est une cabale. Des gens pensaient que mon tour était arrivé et qu`il fallait me tuer, et la meilleure façon de réussir cela, c`est de tenter de m`opposer à Bédié, que j`ai défendu au vu et au su de tous les Ivoiriens. Les photos qu`on a présentées de moi à la manchette d`un journal, ce n`est pas dans le champ de mon père que j`ai été chicoté. J`ai été chicoté sur le champ de bataille. J`ai organisé une marche sur la RTI, tout le monde le sait. Et c`est parce qu`on a fait tous ces combats qu`aujourd`hui, certains sont là où ils sont. Nous n`en sommes pas jaloux. Mais de grâce, je leur dit une seule chose. Mon souhait, c`est que le PDCI se porte mieux, qu`il produise beaucoup de fruits pour ne pas qu`il soit le seul à les récolter. Voilà le combat que nous menons. Et je pense que ce parti peut encore renaître, resurgir et reconquérir le pouvoir d`Etat si ses militants en prennent la décision ; s`ils en ont conscience et s`organisent pour revenir aux valeurs initiales du PDCI. Quelles sont nos valeurs initiales? Les valeurs du PDCI, c`est le Rassemblement, c`est l`Amour du prochain, c`est le dialogue, notre seule arme de combat. Pourquoi tente-t-on de tuer tous ceux qui engagent un débat au sein du parti démocratique de Côte d`Ivoire comme l`indique son nom? Moi Bertin, personne ne réussira à me fermer la bouche. Personne ne réussira à me faire taire. Je suis au PDCI par conviction, je l`ai démontré. Et je crois qu`en tant que membre du bureau politique, j`ai au moins ce droit d`aborder n`importe quel sujet au PDCI-RDA. Ce que l`on doit retenir, c`est qu`il ne peut plus y avoir de sujet tabou au PDCI-RDA. Dans une société comme la Côte d`Ivoire, où le corps électoral est majoritairement jeune (à 75%), comment faire – si l`avenir de ce parti nous préoccupe – pour que le PDCI redevienne le parti des jeunes de Côte d`Ivoire ? Nous savons que les anciens sont majoritaires au PDCI-RDA. Comment faire pour que ce parti soit un creuset où la chaîne des générations est agissante parce que respectée ? N`oublions pas que le PDCI est un parti de masses, il doit le demeurer. Alors le mépris n`a pas sa place au PDCI-RDA. L`injustice ne peut pas avoir sa place au PDCI-RDA. PDCI, entendons-nous, regardons-nous en face, parlons. Il faut exorciser le mal. Et le président BEDIE, en homme éclairé, nous a donné raison sur toute la ligne. Ce n`est quand même pas moi qui ai demandé à Bédié d`instruire le Secrétaire Général de faire le bilan de toutes les actions. A l`heure où je vous parle, le PDCI est au travail. Le SG est au travail. Des commissions ont été créées, justement pour prendre point par point les thèmes que j`ai développés dans mon intervention. Oui, quand on se sera mis d`accord pour aller donc à ce bureau politique, le PDCI-RDA, dans la concorde retrouvée, dans l`union, peut envisager l`avenir avec un peu plus de sérénité. Alors, qu`on nous comprenne très bien. C`est parce qu`on est jeune et que nous avons le temps devant nous, que nous sommes préoccupés, peut-être un peu plus que les autres, de l`état de santé du PDCI-RDA. Qu`on ne nous empêche pas de nous préoccuper de l`état de santé du PDCI-RDA. Oui, beaucoup de militants s`interrogent. L`angoisse s`empare de tout le monde. C`est connu de tous. C`est pourquoi je dis aux uns et aux autres de ne pas se tromper sur l`appréciation qu`ils font. KKB ne mène pas un combat dans le vide. Ah oui, je suis convaincu que la quasi-totalité des militants du PDCI-RDA, y compris ceux qui de façon hypocrite luttent aujourd`hui, soutiennent cette thèse et partagent notre avis. C`est ce qui fait que je dois continuer. Nous continuerons jusqu`à ce que le PDCI se retrouve et retrouve sa santé. C`est ce que je suis venu vous dire. Vous m`avez permis de tenir bon, je ne suis pas la dernière victime. Vous êtes entre vous journalistes, mais je le dis, si Kah Zion (ndlr, le patron du Nouveau Réveil ») réussit par extraordinaire à me décapiter, je serai sa dernière victime. Ma chair est amère, et je ne peux plus tolérer ça. Ils sont des milliers au PDCI-RDA qui sont victimes de cette vague qui se dit proche de nous. On ne peut pas ouvrir la bouche. Qu`est-ce que ça veut dire ça? En un mot, mon combat, c`est que le débat s`instaure au PDCI-RDA. C`est un parti démocratique, il doit rester fidèle à son identité. Son identité de parti démocratique, un parti de débat où on émet son avis sans crainte de quoi que ce soit. De cette façon-là, vous verrez bien que les jeunes vont refaire le chemin du PDCI-RDA. Et ce sera bien pour la Côte d`Ivoire tout entière. Vous m`aviez aidé, à cette période, à faire connaître mon point de vue quand on a voulu m`attribuer un faux débat. Je suis venu par devoir, vous traduire ma reconnaissance et ma gratitude. Voilà ce qui justifie ma présence ici ce matin.

Il n`y a jamais de fumée sans feu. Qui est-ce qui monte la cabale dont vous parliez tantôt?
Ceux qui ont peur du débat au PDCI-RDA, ceux qui croient avoir quelque privilège à protéger. C`est ceux-là qui veulent former autour du président Bédié un certain verrou pour lui faire croire qu`ils l`aime plus que quiconque. Que c’est dans son intérêt qu`ils agissent et donc ils n`ont pas intérêt à voir le débat s`instaurer. Heureusement que je les connais. Le verrou, on va le faire sauter le plus tôt possible pour que le PDCI respire mieux.

Il se murmure que KKB est manipulé par des barons. Qu`en dites-vous?

C`est une insulte à notre intelligence. Parce qu`aujourd`hui, c`est mon nom qu`on évoque. Mais c`est à croire que dans notre génération, nous ne sommes pas capables de réfléchir par nous-mêmes et même d`agir par nous-mêmes. Pourtant, quand les autres avaient notre âge, ils étaient des responsables pleins dans ce pays. Ils agissaient par eux-mêmes et étaient des responsables dont leurs familles étaient fières. Nous, à notre âge, si nous avons un avis à donner, on estime que c`est parce qu`il y a une main derrière. C`est une insulte que je ne peux accepter. Voyez-vous, quand j`étais plus jeune, dix ans en arrière , en 1999, quand je me suis opposé à la décision des anciens de mettre le président Bédié en congé – il y a quelques témoins majeurs dans cette salle -, à cette époque-là, j`étais manipulé par qui? Toutes les décisions que j`ai adoptées à l`intérieur du parti, on veut faire croire que jusque-là, j’étais manipulé? Et comme j`étais manipulé hier, je ne peux qu`être manipulé aujourd`hui. Non! Soyons sérieux. Il ne faut pas rabaisser les autres. Et c`est pour cela que je dis que tout ça relève du mépris que les gens ont des autres.

Vous vous en prenez à M. Kah Zion, qui lui dit avoir tourné la page de vos diatribes …

Vous trouvez normal que quelqu`un, parce qu`il dispose d`un organe de presse, se lève un matin, vous colle tous les péchés du monde, et puis un autre matin quand il est content, il mette fin au débat comme il veut, parce que vous n`avez pas de journal? Est-ce qu`il n`y a pas un sentiment d`injustice quelque part?
Parce que vous avez un journal, vous ouvrez un débat quand vous voulez, vous le fermez quand vous voulez. On m`a accusé d`avoir insulté M. Bédié. Que Kah Zion fasse la lumière mais qu`on ne me dise pas que c`est terminé. De toutes les façons, il ne pouvait pas continuer. Il n`a pas arrêté parce qu`il le voulait. Il ne pouvait pas continuer. J`attendais qu`il fasse la conférence qui avait été annoncée. Mais, il ne le pouvait, j`en étais persuadé. Ce n`est pas dans l`intérêt de ceux qui le manipulent qu`il tienne cette conférence.

Quelles sont vos relations avec le président Bédié aujourd`hui?

Bédié demeure un père. Tout le monde le sait. Il n y a pas quatre (4) jours, j’étais avec lui. Moi je me contente de ses déclarations qu`il a faites. Ça me suffit. Le président Bédié a fait le même constat que moi. Et il a mis le Secrétariat au travail pour faire le bilan. On ne devrait même plus parler. A partir du moment où le président Bédié a donné l`orientation, chacun n`a pas à chercher à savoir qu`est-ce que Bédié pense à telle ou telle période. Ce que Bédié pense, c`est ce qu`il nous dit publiquement. Bédié nous a parlé et ça nous suffit. Ça nous a blanchi. C`est après cela que j`ai été l`objet des attaques. Avez-vous vu les journaux? Pourquoi ne se sont-ils pas contentés de ce que Bédié a indiqué comme chemin à suivre, et l`on s`est cru obliger d`aller me vilipender, de me traîner, comme ils l`ont fait avec les images que vous avez vues ? Quelqu`un ouvre un débat parce qu`il a un journal et moi je n`en ai pas, puis le ferme quand il veut. Voilà ma préoccupation. Sinon, mes relations en ce qui me concerne, entre Bédié et moi n`ont jamais été nuageuses. Bédié et moi, nous filons le parfait amour. Je l`ai dit à qui veut l`entendre, que tout le temps, j`ai fait un seul choix d`avoir un leader, un seul qui s`appelle Henri Konan Bédié. Je n’ai pas encore dit aux Ivoiriens que j`ai fait un second choix. Et quand on me demande qui est derrière moi, jusqu`à preuve du contraire, mon seul choix, mon seul leader s`appelle Bédié. C`est lui qui est derrière moi. Le jour où je ferai un autre choix, je vous le dirai courageusement. Moi je ne suis pas homme à cacher ce que je pense. Pour l`heure, celui pour qui je me suis battu depuis dix (10) ans et je continue de me battre, s`appelle Henri Konan Bédié.

Après avoir été élu député sous la bannière du RHDP, on vous reproche aujourd’hui de vilipender cette coalition ?

Quelqu`un peut-il me donner la preuve qu`un seul instant j`ai vilipendé le RHDP? A moins que les gens ne soient incultes, sinon à aucun moment je n`ai vilipendé le RHDP. Et puis, au fond, les gens ne connaissent pas l`histoire des choses. C`est moi qui ai créé le RJDP. Jean Blé Guirao et moi, avec Odjé Tiacoré, sommes les pionniers, à la Mairie d`Adjamé, du RJDP. Je me souviens très bien, quand M. Affi N`guessan (président du FPI, ndlr) s`est rendu à Daloa où il a traité M. Bédié de « pneu échappé », Alassane Ouattara de « putschiste » et le Gal Guéï de tous les noms. J`avais compris à cette époque déjà que si nous restions dans nos petites guéguerres, Gbagbo aurait eu raison de nous tous, chacun à tour de rôle. C`est comme ça qu`envers et contre tous, je le dis, envers et contre tous, je me suis permis pour la première fois d`aller m`asseoir en tant que jeune du PDCI-RDA, avec des jeunesses des partis, qui à l’époque on considérait comme des gens aux mains ensanglantées et des putschistes. Je sais ce que ça m`a valu au PDCI-RDA. Je me réjouis aujourd`hui si le RHDP est né et qu`il profite à des gens. Mais le minimum au moins, c`est de savoir être reconnaissant. Quand on a labouré et semé, eh ! bien, il faut récolter. Pourquoi on se plaint que je sois élu sous la bannière du RHDP, alors que j`ai été le premier à
indiquer le chemin du RHDP? Je devrais en être heureux et même fier. Sauf qu`au RHDP, il y a des principes à l`intérieur qu`il faut qu`on observe. Bédié lui-même a parlé de réglages dans nos relations avec les autres. Est-ce que c`est moi qui lui ai imposé le mot « réglages »? Si on parle de réglage, c`est qu`il y a quelque chose qui ne va pas. Vrai ou faux? Alors pourquoi on me colle ce que je n`ai pas dit, ou ce que je ne suis pas?

Qu`est-ce qui fait courir KKB?

Ce qui me fait courir, c`est la santé de l`œuvre, de l`héritage d`Houphouët-Boigny. L`héritage politique d` Houphouët-Boigny, c`est le PDCI-RDA. C`est ça qui me fait courir.

Avez-vous des ambitions pour le PDCI?

Pour l`instant, moi, j`ai exprimé deux ambitions. Dieu m`a permis de les
réaliser. La JPDCI-RDA, j`ai été élu. Je voulais être député, je l`ai exprimé, dans vos colonnes d`ailleurs, avant les échéances. Dieu m`a accordé de le réaliser également et j`ai été élu. Donc, c`est pour l`instant les deux ambitions que j`ai exprimées. Qu`on ne me prête pas une autre ambition.

L`appétit vient en mangeant et l`adage dit « jamais deux sans trois ». Quelle sera la troisième ?
Vous savez, pour partager l`éléphant et le manger, il faut d`abord le tuer. Ce qui me préoccupe, c`est que le PDCI se porte bien. Mais qui va occuper tel poste? Qui va faire ceci? Ce n`est pas ça la priorité pour nous. C`est ça qui fait notre différence avec les autres. Vous voyez bien que ça fait dix (10) ans que nous nous battons. Nous n`avons pas forcément les retombées. Nous n`avons pas forcément la part du gâteau. Mais notre foi au PDCI-RDA reste inébranlable. Notre conviction demeure. Et nous continuons avec la même fougue, c`est-à-dire qu`il faut qu`on apprenne à être des militants qui se battent de façon désintéressée, sans calculatrice en main. Mais, malheureusement, beaucoup aujourd`hui militent avec calculatrice en main, en tout cas au PDCI-RDA.

Ne craignez-vous pas par votre franc-parler, de vous faire broyer par l`appareil?

Si me broyer peut apporter le bonheur à des milliers de militants du PDCI-RDA, croyez-moi, je n`ai pas peur de me faire broyer. Je me répète, si me broyer peut apporter du bonheur pour libérer les militants du PDCI-RDA, je n`ai pas peur de me faire broyer. Mais, je suis du PDCI-RDA, je ne connaîtrai aucun destin en
dehors du PDCI. Ça, c`est clair. Personne ne m`y a amené, personne ne m`y chassera. Je serai dans ce PDCI-RDA, peut-être jusqu`à ma mort.

A quand le congrès à la JPDCI-RDA?

C`est pour tout cela que nous nous battons. Ecoutez, jetez un coup d`œil sur nos âges à nous tous. Dans un paysage où la liste électorale a à peu près 75% de jeunes, le président des jeunes ne peut pas continuer à avoir 43 ans et être fier d`être là où il est. Moi dans ma tête, j`ai fini avec la JPDCI. Et je ne mène aucun combat pour me maintenir là. Ça ne m`honore pas. Je veux que le parti avance et que l`horizon se dégage de sorte qu`on laisse la place aux jeunes pour qu`ils viennent animer leur temps. On ne peut pas faire son temps et faire le temps des jeunes à leur place. Moi, j`ai fait mon temps. Je ne ferai pas le temps des jeunes de 25 ans à leur place.

Un autre débat a lieu sur la Primature promise par le président Ouattara avant son élection, au PD CI-RDA. Qu`en savez-vous et qu`en dites-vous?

Mon problème, ce n`est pas sur le fond, le principe de donner la Primature au PDCI, est un acquis puisque Alassane Ouattara a fait cette promesse au PDCI-RDA. Mon problème, c`est tout le débat malsain autour. On n`attribuera pas de poste dans ce pays, en tout cas au PDCI-RDA, sur la base ethnique. Houphouët ne nous a pas appris ça. Je suis Baoulé et le peuple Baoulé n`aspire pas à ce genre de débat. Oui, Alassane a fait la promesse au PDCI-RDA. C`est un cadre du PDCI-RDA qui prendra la Primature si Ouattara le veut. Mais pas par rapport à ses origines. Mais tous ces débats tendent à affaiblir le PDCI-RDA, à le tuer davantage, à le rabougrir. Voilà le fond des choses. Et les gens ont peur qu`on évoque ce débat-là. Oui un débat bien mené, sain, propre, qui profite à l`ensemble de la Côte d`Ivoire parce que le PDCI, c`est un creuset. Houphouët a fait de ce PDCI une géopolitique, dans la vision de créer une Nation. Qu`on ne nous fasse pas revenir en arrière. Alors, le président de la République a promis le poste de la Primature au PDCI, je ne pense pas qu`on ait fait la promesse à une ethnie. C`est un débat malsain.

Vos perspectives, maintenant que vos préoccupations semblent avoir été prises en compte par la haute direction de votre parti?

Je suis venu essentiellement vous dire merci et je voudrais m`en tenir à cela. Cependant, je voudrais saisir cette opportunité pour dire que le samedi 17 mars 2012, au Palais de la Culture de Treichville, nous organisons la rentrée politique
de la JPDCI-RDA. Ce sera un grand rendez-vous. Je voudrais que vous m`aidiez à porter cela à la connaissance des Ivoiriens. Qu`ils sachent que c`est une date à retenir. Et que les jeunes du PDCI-RDA d`abord, et les Ivoiriens qui aiment leur pays ensuite, viennent au Palais de la Culture ce samedi-là à 10 h pour écouter le message de la JPDCI.

Pourquoi à Treichville et non au siège du PDCI à Cocody?

Non, je voulais un espace plus grand parce qu`après la guerre post-électorale, c`est la première grande manifestation de mobilisation. Nous voulons réveiller nos militants. Je sais que beaucoup ont perdu leurs parents, beaucoup s`interrogent également du fait du chômage. La politique n`attire plus beaucoup d`Ivoiriens, la déception est au rendez-vous. On l`a vu à la dernière mobilisation pour les Législatives. La politique elle-même fait peur puisqu`on y va désormais pour trouver la mort. Or les Ivoiriens ne veulent plus aller à la politique pour mourir. Tout cela fait que les militants s`éloignent de nous. Il faut qu`on aille vers eux, il faut qu`on les approche et les rassure. Qu`on leur tienne un discours qui les remobilise. Ça va même profiter à tous ceux qui sont candidats pour les prochaines échéances municipales en vue.

Un échange avec la Rédaction.
Retranscription : Jean-Hervé GUICAHUE (Stg)

24 février 2012 Posted by | Politique | , | Laisser un commentaire

Parti démocratique de Côte d’Ivoire : KKB va frapper fort


Source :  Soir Info :

Pendant plus de deux semaines, il a observé la loi de l’omerta. En tout cas, on n’avait plus entendu Kouadio Konan Bertin dit KKB, depuis le samedi 28 janvier 2012, où il avait, à la maison du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) à Cocody, relancé, publiquement, le débat sur l’organisation d’un congrès de son parti. Cette sortie, on s’en souvient, avait fait couler beaucoup d’encre et de salive. Maintenant que les clameurs ont commencé à se taire, le leader de la jeunesse du « Vieux parti » a décidé de sortir de sa réserve. KKB sera face à la presse, à la maison du Pdci à Cocody, demain jeudi 16 février 2012 en milieu de matinée. Ça sera l’occasion, comme il nous l’a lui-même annoncé, hier mardi, au téléphone, de « mettre les pendules à l’heure » après le « matraquage médiatique » dont il dit avoir été l’objet. Le président de la Jpdci veut saisir ce cadre d’échanges avec les journalistes pour faire « des clarifications » et annoncer des « perspectives ». « Nous sommes dans une dynamique. On ne va pas s’arrêter…Ce qui nous préoccupe, c’est l’avenir du parti », a martelé KKB, l’un des nouveaux députés de Port-Bouët.
C’est devant des barons de son parti comme Lambert Amon Tanoh, Alphonse Djédjé Mady que Kouadio Konan Bertin avait secoué le cocotier Pdci, déclarant qu’ « on ne peut pas dire qu’un congrès est inopportun ». « Un jeune doit aimer les débats d’idées. On ne peut pas dire qu’un congrès est inopportun. Le Pdci est le seul parti au monde qui ne tire pas les conséquences de ce qui lui arrive. On a perdu le pouvoir par les armes. Aucune leçon. On a perdu les présidentielles. Aucune leçon. On est encore minoritaire à l’Assemblée nationale. Aucune leçon », avait souligné le jeune leader. Et d’interroger : « Et on va aller aux municipales pour obtenir quoi ? ». Cette sortie a suscité beaucoup de réactions au sein du Pdci. Certains militants ont apporté leur soutien à KKB. D’autres ont adopté une position médiane quand d’autres encore tiraient à boulets rouges sur lui. Face à tout ce méli-mélo, la position du président du Pdci était attendue. Lors des échanges de vœux, mercredi 8 février 2012, au siège du Pdci à Cocody, entre lui et ses militants, Henri Konan Bédié a effectivement parlé. Il a annoncé l’organisation d’un Bureau politique pour débattre de toutes les questions qui divisent. « Afin d’examiner avec la lucidité nécessaire l’ensemble de ces problèmes, je convoquerai sous peu, une réunion du Bureau politique qui devra se pencher d’une part, sur le bilan de la participation de notre parti aux élections présidentielle et législatives et d’autre part, sur les problèmes de notre vivre en commun, les problèmes d’identité, sur la base des enseignements du père fondateur. D’ores et déjà, j’instruis le Secrétaire général et son équipe à préparer cette rencontre dont les travaux seront consacrés au bilan de ces deux consultations. Cela permettra de dégager les grandes lignes de la conduite à tenir en vue des consultations locales, les municipales et les régionales », a fait savoir M. Bédié, invitant ses militants à garder vive la flamme militante et à jouer chacun, à son niveau, « sa partition ». « Unis, nous deviendrons une force de frappe redoutable, une machine qui fait peur, une machine qui gagne. Soyons donc conscients de cette réalité, de cette force latente dont nous disposons et regardons dans la même direction quels que soient les problèmes du moment. C’est de cette manière que nous viendrons à bout de toutes nos difficultés et que nous pourrons, dans une symbiose parfaite, obtenir ce qui nous est le plus cher, l’union et la cohésion de notre parti, le Pdci-Rda », a-t-il exhorté. Cette déclaration a été diversement interprétée. Pour certains, l’ex-chef de l’Etat ivoirien a suivi KKB dans sa requête. Pour d’autres, il l’a ignoré ou l’a simplement désavoué. Pendant la conférence de presse qu’il va animer, KKB fera, c’est fort possible, des commentaires sur toutes les sorties qui ont suivi sa déclaration. Rendez-vous donc demain jeudi à la maison !

SYLLA A.

15 février 2012 Posted by | Politique | , | Laisser un commentaire