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Le blog de l'actualité Ivoirienne et internationale

Le 23e sommet de l’UA s’achève par l’adoption des statuts du Fonds monétaire africain


Sommet UA Malabo

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28 juin 2014 Posted by | Actu Monde | , , | Laisser un commentaire

De Mandela à Gbagbo: Quand le monde triche avec lui-même. Par Justin Koné Katinan


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25 décembre 2013 Posted by | Actu Monde, Politique | , , | Laisser un commentaire

Hollande clôt le sommet de l’Élysée et annonce le déploiement de 1 600 hommes en Centrafrique


François Hollande lors de la 2e journée du sommet de l'Élysée, le 7 décembre 2013, à Paris. Lire la suite

8 décembre 2013 Posted by | Actu Monde | , , , | Laisser un commentaire

Calixte Beyala. «5 années de plus de Sarkozy c’est l’Afrique qui va disparaître»


Réaction de Calixte Beyala, présidente du Mouvement des Africains Français (MAF) après la victoire de François Hollande au premier tour des élections présidentielles françaises. Entretien réalisé par Christian Musampa dans le cadre de l’émission  «Sans détour»

Calixte Beyala

Réaction de Calixte Beyala, présidente du Mouvement des Africains Français (MAF) après la victoire de François Hollande au premier tour des élections présidentielles françaises. Entretien réalisé par Christian Musampa dans le cadre de l’émission  «Sans détour»

Christian Musampa: Bonsoir Calixte Beyala merci d’avoir accepté de répondre aux questions de Cameroonvoice depuis Paris

Calixte Beyala: Bonsoir

C. M : Calixte Beyala vous n’êtes plus à présenter vous êtes écrivain et militante, on vous a vu sur les fronts en Côte D’Ivoire en Lybie, mais vous êtes aussi la Présidente du MAF (Mouvement des Africains Français). Une première question : nous avons François Hollande qui est en tête du scrutin avec 28,63% par rapport à Nicolas Sakorzy 27,18%. Est ce que c’est de bonne augure pour vous et pour le MAF ?
 
C .B : Absolument parce que tout le MAF a été appelé massivement et dès le premier tour à voter pour François Hollande. C’est quand même la première fois qu’on voit en France un président sortant arriver en deuxième position face à quelqu’un d’un esprit nouveau comme François Hollande qui se présente pour la première fois à une élection présidentielle.

Donc notre vote a été très décisif et cela a affaiblit d’un côté beaucoup le candidat de l’extrême gauche Jean Luc Melenchon de 4 à 5 points qui sont allés directement au candidat socialiste. Les Noirs ont massivement voté pour Hollande et cela montre la capacité de mobilisation du MAF. Pour la première fois aussi, les résultats en Afrique nous montrent que les Africains Français en Afrique ont voté beaucoup à Gauche. Depuis l’instauration de la Cinquième République, c’est la droite qui gagnait en Afrique, cette fois ci c’est la gauche qui vient en tête. C’est une première et cela est dû à la capacité fédératrice du Mouvement des Africains Français.

C .M : Alors Calixte Beyala êtes-vous vraiment convaincue que c’est la mobilisation des Africains Français qui a aidé à faire  la différence?
 
C .B. : Oui cela a énormément compté. Avant l’appel du MAF Melenchon était à près de 16% des intentions de vote. Dès que nous avons fait l’appel, les sondages qui ont suivi dans les 48 heures lui ont donné  13% et pour finir aujourd’hui à 11%. Nicolas Sarkozy lui aussi a reculé parce que même les Africains français de Droite ont voté Hollande, donc notre appel a énormément joué, et quand vous voyez les gens qui fêtent à la Rue Solferino (siège du Parti Socialiste) pour la première fois,  il y a énormément d’Africains Français, alors que jusqu’ici cela n’avait jamais été le cas, c’est toute la jeunesse Africaine Française qui est à la Rue Solférino, c’est extraordinaire!

C .M. On le sait vous avez demandé de faire barrage à Nicolas Sarkozy est-ce que vous pouvez nous rappeler aujourd’hui  deux ou trois éléments principaux pour lesquelles vous pourriez être satisfaite ?
 
C .B. : Premier élément, il faut que les bombardements en Afrique cesse, car il n’y a pas que la Lybie et la Côte d’Ivoire qui sont visées par Nicolas Sarkozy, les pays du Golfe de Guinée pour leur pétrole sont aussi dans le viseur. La deuxième chose c’est aussi de voir reculer la xénophobie et le racisme en France, car Marine Le Pen à 17%, c’est le fruit du travail de Nicolas Sarkozy qui a exacerbé les haines qui méprisent les Noirs, il a exalté le nationalisme xénophobe français.

La troisième chose est une satisfaction personnelle, car j’ai trouvé que cet homme n’a pas incarné l’esprit de la République française et c’est pour cela que pour la première fois je me suis impliquée dans cette élection, car je n’ai jamais appelé à voter pour quelqu’un à une élection en France, je me suis toujours mise en retrait même si je m’intéresse à la politique.

C.M : Vous savez qu’en France généralement au premier tour c’est souvent un vote sanction. Nous avons Nicolas Sarkozy à 27% et Marine Le Pen à 17%. Quand on sait habituellement que le report des votes des électeurs du Front National va plus à Droite qu’à Gauche, est-ce qu’il n’est pas prématuré de parler d’une défaite de Nicolas Sarkozy au deuxième tour ?
 
Calixte BeyalaC.B. : Non parce qu’il y a énormément des gens de Droite qui ne voteront pas Sarkozy et qui ont fait un vote sanction, mais aussi pour rappeler à Hollande de faire attention à des thématiques précises. Moi je pense que ce vote sera reparti entre Nicolas Sarkozy et François Hollande de l’ordre de 50/50, ou encore 40% pour Sarkozy et 60% pour Hollande. Par contre il y a le vote de l’extrême Gauche environ 11%, celui des Verts et des Écologistes qui vont directement aller à Hollande.

Mais contrairement au sondage je ne dirai pas que Hollande va gagner de 57 ou 58%, car les élections en France se jouent à 2 ou 3 points de différence. Je dirai 53% pour Hollande et 47% pour Sarkozy. N’eut été la mobilisation de la communauté Africaine, l’Extrême Droite aurai été plus forte. Tout le monde est allé voter même les jeunes se sont impliqués, car il faut absolument faire barrage au Front National en se resserrant autour d’un candidat républicain pour ne pas les permettre de passer.

C.M : Comme vous pouvez l’imaginer les élections françaises ont un impact sur le continent Africain. Votre mouvement en appelant à faire barrage à Nicolas Sarkozy avait en tête les événements qui se sont passés en Côte d’Ivoire. La question est de savoir pourquoi avoir choisi Hollande, quand on sait que dans le fond, Hollande ne semble pas vouloir changer les fondamentaux de la politique française en Afrique, est-ce que Hollande-Sarkozy ce n’est pasBlanc-Bonnet ; Bonnet-Blanc ?
 
C.B. : Je ne peux pas le penser car Hollande  n’est pas un homme violent. Je le connais depuis plusieurs années, je lui fais absolument confiance, parce que j’échange beaucoup avec lui au moins depuis 2 ans on s’écrit pour parler des questions diverses. C’est quelqu’un qui écoute beaucoup. Je me rappelle lui avoir parlé de la Côte d’Ivoire et il n’a pas reçu Allasane Ouatarra …

C.M . : Mais on ne l’a pas vu défendre le Président Gbagbo qui est pourtant un ami du Parti Socialiste…

C .B : Défendre la Côte d’Ivoire ne veut pas dire défendre Laurent Gbagbo, moi je peux le défendre c’est un ami personnel. Défendre les principes et non les hommes, moi je défends les principes. Par exemple, Il a condamné le Gabon où les élections ont été truquées et c’est la première fois qu’un futur chef d’État français critique de manière aussi claire les élections en Afrique. Il a conscience qu’il faut mettre fin à cette France -Afrique, mais c’est une grosse machine, il faudrait l’aider dans cette tâche et c’est pour cela que nous avons demandé aux Africains de voter pour lui.

Parce qu’un homme politique ne peut agir à l’aveuglette, il faudrait qu’il ait du soutien, en politique c’est du donnant-donnant, car si une décision est prise il faudrait qu’il y ait un soutien. François Hollande sait aujourd’hui que la communauté Africaine est avec lui et qu’on va le soutenir dans la politique qu’il va mettre en place.

C .M . : Calixte Beyala vous l’avez sans doute remarqué on a très peu parlé de l’Afrique dans cette campagne, on reproche d’ailleurs au PS et à François Hollande sa doctrine très hésitante de la politique en Afrique. François Hollande semble être contre les réseaux comme vous l’avez souligné. Quelles sont les chances réelles qu’il en finisse avec la France-Afrique ?

C .B : Ses chances réelles c’est nous qui devront les lui donner, car il ne faut plus que les Africains se mettent à l’écart. Je vais vous donner un exemple, il est venu nous rendre visite à notre Congrès du MAF le 14 avril dernier. C’était une première qu’un futur chef d’État vienne rendre visite à la communauté Noire toute entière. Cela ne s’est jamais fait, car la communauté Noire a toujours été méprisée. En fait, il le fait contre l’avis du PS. Pour vous dire que c’est un homme qui se fait ses propres réseaux, ses propres opinions, ses propres amis. Il a répondu à ses détracteurs que Calixte Beyala est une amie et elle a fait un mouvement qui fonctionne selon les principes de la République et je vais l’embrasser. Cela démontre déjà que c’est un homme de grande qualité humaine.  Cela prouve la confiance qui peut être placé en lui, et il répond toujours à nos préoccupations.

C’est un homme de très grande qualité et de simplicité et je ne pense pas qu’il va changer. Pour ma part, je continuerai toujours à lui dire ce que je pense sans toutefois avoir la prétention de croire que je serai toujours écouté. Souvent les gens sont hésitants parce qu’ils n’ont pas une connaissance de l’Afrique. Ce qui se passe souvent, ce sont les affairistes qui font un compte rendu de la politique en Afrique et font des comptes-rendus qui ne correspondent pas à la réalité du terrain. C’est pourquoi le MAF doit devenir l’interface entre les pays Africains, la France et l’Europe

C.M. : Quelles sont de manières concrètes le actions que pourraient prendre François Hollande sur la Côte d’Ivoire par exemple?

C.B. : La première chose est de retirer les troupes militaires Françaises de la Côte-d’ivoire. Car nous ne sommes pas en guerre contre la Côte-d’ivoire, je paye mes impôts en France pour une armée de défense et non pour une armée guerrière et d’attaque. Nos militaires sont là pour défendre les frontières et non attaquer les autres. J’aimerai que nos troupes rentrent à la maison, car nous avons eu beaucoup de pertes et on a besoin de nos militaires à l’hexagone. C’est la première chose que je lui demanderai et que je lui ai d’ailleurs déjà demandé.

C.M. : Et par rapport à la Libye?

C.B . : La Lybie c’est l’OTAN qui l’a détruite. Il n’y a pas d’armée française en Libye à ce que je sache. Il fallait juste donner une raclée à Sarkozy pour avoir détruit un si beau pays que la Libye et pour avoir fait assassiner un dirigeant Africain, il ne faudrait pas l’oublier. Il faudrait qu’il s’explique publiquement sur cette affaire, même juridiquement sur ce qui a motivé ce crime car c’est un crime qui a été commis.

C.M. : Un mot pour la fin à deux semaines du deuxième tour, vous allez appeler à une mobilisation générale?

C.B. : Absolument plus que jamais nous allons appeler à la mobilisation. Il faut absolument que Hollande gagne cette élection car 5 années de plus de Sarkozy c’est l’Afrique qui va disparaître, il a le sydrome de Napoléon. Il n’est pas diplomate et n’a pas le sens de la langue et du verbe comme on l’a en France. Il faudrait à tout prix qu’on s’en débarrasse c’est pour cela que je mettrais tous nos Hommes dans la campagne.

C.M . : Merci Calixte Beyala pour ces impressions à chaud.

CAMEROONVOICE

24 avril 2012 Posted by | Actu Monde | , , | Laisser un commentaire

Mugabe dénonce une « justice sélective » de la CPI contre les Africains


Le président zimbabwéen Robert Mugabe s’est dit « préoccupé » jeudi à l’ONU par le fait que les poursuites de la Cour pénale internationale (CPI) semblent dirigées, selon lui, majoritairement contre des Africains, dénonçant une « justice sélective ».

« Nous sommes vraiment préoccupés en Afrique par le fait que la Cour pénale internationale semble exister seulement pour de prétendus coupables du monde en développement, en majorité des Africains », a déclaré M. Mugabe devant l’Assemblée générale de l’ONU.

« On ferme les yeux sur les crimes internationaux commis par les dirigeants des puissances occidentales, comme Bush et Blair », a-t-il ajouté, se référant à l’ancien président américain George W. Bush et à l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Le chef de l’Etat zimbabwéen a dressé un parallèle entre l’intervention américaine en Irak et les opérations de l’Otan en Libye: « Hier, Bush et Blair étaient les agresseurs en Irak en invoquant de fausses allégations sur la présence d’armes de destruction massive, aujourd’hui c’est l’Otan et ses fausses allégations sur des pertes civiles causées par (Mouammar) Kadhafi ».

Robert Mugabe s’est prononcé en faveur de l’admission d’un Etat de Palestine comme Etat membre de l’ONU et a plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU et l’octroi d’« au moins deux sièges »de membres permanents en son sein à l’Afrique.

« L’Afrique ne peut rester le seul continent sans membre permanent au Conseil de sécurité », a-t-il dit. Le Conseil compte cinq membres permanents possédant le droit de veto: Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne et Russie.

24 septembre 2011 Posted by | Actu Monde | , , | Laisser un commentaire

Recolonisation de l’Afrique : Mbeki appelle à des protestations de masse sur tout le continent


Thabo Mbeki, ancien président de l’Afrique du sud, appelle les Africains à une union véritable pour défendre leurs intérêts face à l’Occident. Il est formel : «L’Afrique doit se dresser contre l’Occident».

L’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki au forum mondial de l’économie.
Dans une interview au Sunday Times, Thabo Mbeki s’indigne du comportement des Occidentaux en Libye et en Côte d’Ivoire. Et estime que le centenaire de l’ANC doit être une occasion pour relancer le combat de libération du continent.

Ex-chef de l’Etat et figure centrale de l’ANC, Thabo Mbeki est en colère. Et il est décidé à lancer sa nouvelle croisade : celui du nécessaire combat contre un Occident de plus en plus agressif contre l’Afrique. Alors qu’il était très en retrait de l’activité de son parti politique, il revient au devant de la scène à l’occasion des célébrations du centenaire du parti. «Nous ferons de notre mieux pour que l’anniversaire soit célébré comme il se doit. Un centenaire, ça arrive une seule fois par siècle et je suis sûr que c’est une occasion de réflexion pour le peuple», a-t-il dit lors d’une interview avec le Sunday Time. «Je sais que les camarades de l’ANC préparent activement la célébration du centenaire l’année prochaine. Cela doit être un jour important pour réfléchir sur le passé mais, plus particulièrement, pour regarder le présent et le futur. Où en est le processus qui a abouti sur l’indépendance du continent africain et sur la fin de l’apartheid? Où en sommes-nous aujourd’hui et où en serons-nous demain?»

Evoquant les bombardements aériens de l’OTAN en Libye, mais aussi l’implication française dans le conflit ivoirien, Mbeki a appelé à des protestations de masse sur tout le continent, rapporte le Sunday Times. Il a aussi appelé les gouvernements à condamner ce type d’actes. Choqué, Thabo Mbeki n’a pas manqué de s’indi-gner.
« En tant qu’Africains, nous avons besoin de faire notre introspection et de nous dire ce que nous devons faire pour défendre nos intérêts. La question que nous devons nous poser est : pourquoi sommes-nous si silencieux ? Ce qui est arrivé en Libye peut très bien être un signe précurseur de ce qui peut arriver dans un autre pays. Je pense que nous devons tous examiner ce problème, parce que c’est un grand désastre», a-t-il dénoncé.

«Un grand désastre»

Thabo Mbeki compte donc faire du centenaire de l’ANC un moment-clé pour nos luttes communes. Ses propos interviennent à un moment de violence extrême sur l’Afrique et de prise de conscience de certains milieux, jusque-là plutôt conservateurs et complaisants avec les Occidentaux. Ainsi, l’on a entendu Jean Ping, le secrétaire général de l’Union africaine charger Louis Moreno Ocampo, Procureur près la Cour pénale internationale, le qualifiant de
«plaisantin» après ses manœuvres politico-judiciaires contre Muammar Kadhafi. Il l’a invité à dire le droit au lieu de faire de la politique et s’est demandé pourquoi il n’y avait que des Africains qui étaient poursuivis devant la «Cour pénale internationale».

Source : nerrati-press


22 septembre 2011 Posted by | Politique | , , | 2 commentaires

Invasion des médias occidentaux: L’Afrique peut-t-elle relever le défi ?


Les africains ont trop souvent tendance à pleurnicher sur le silence des média occidentaux. Qu’espèrent-ils en le faisant ? Que ces médias aux ordres de leurs dirigeants occidentaux, changent subitement de ligne de conduite? Et qu’ils dévoilent leurs nébuleuses intentions? Qu’ils se détrompent ! Mais alors très vite. En ce 21ème siècle, où la montée en force des pays émergents confirme un changement des équilibres économiques mondiaux, l’occident est en guerre. Une guerre sans merci pour la reconquête de l’Afrique. Avec pour enjeu, la survie des puissances occidentales. Dans cette guerre où les armes les plus sophistiquées sont mises à rude contribution, les politiques occidentaux allient à merveille puissance militaire et puissance médiatique. Le tout dans une stratégie parfaitement orchestrée. Avec ce schéma, les médias occidentaux occupent une place de choix et jouent un rôle plus que capital. A lumière des récents développements de l’actualité, suivons comment ces médias sont utilisés dans la bataille pour la recolonisation de l’Afrique, mais aussi pourquoi l’Afrique doit nécessairement apporter la riposte dans cette décisive bataille.

Les occidentaux ont vite fait d’occuper le terrain médiatique en Afrique. Pendant que les africains se livraient à des guerres fratricides à n’en point finir, ces prédateurs, quant à eux, inondaient le continent africain de leurs médias. De la télévision, aux NTIC, en passant par la presse écrite, et la radio, ces médias sont de plus en plus suivis en Afrique. La quasi-totalité des foyers africains en sont pourvus. Même dans les contrées les plus reculées. Ils ont déployé leur armada de moyens de diffusion de l’information à travers le monde. Satellites, chaînes de télé câblées, radios FM dans toutes les langues, sans compter des équipes impressionnantes de journalistes-reporters, véritables professionnels sur le terrain, qui se livrent même parfois, quand la cause l’exige, au jeu d’espionnage. Ils sont en effet pratiquement, les premiers sur tous les points chauds du continent. Attisant les rancœurs, amplifiant ou déformant les faits, selon que leurs intérêts se trouvent dans l’un ou l’autre des parties en conflit : En Côte d’Ivoire, on a fait croire que la vérité se trouvait du côte des insurgés sanguinaires, et que ces derniers sont venus à bout d’une armée professionnelle. Que des rebelles criminelles, ignorant le sens même du mot ‘’démocratie’’, ont combattu pour une soi-disant liberté du peuple ivoirien. Que Laurent Gbagbo président élu par les ivoiriens, proclamé comme tel par le Conseil Constitutionnel selon la Constitution de la Côte d’Ivoire, était un dictateur et qu’il refusait de reconnaitre sa défaite, qu’Alassane Ouattara l’économiste aux manières policées devrait être reconnu vainqueur de l’élection présidentielle, car l’Occident, sous la complaisante appellation de ‘’communauté internationale’’, le souhaitait. Comme on peut le constater, l’information est orientée, biaisée, traitée de façon partisane et tendancieuse selon les intérêts en jeu.
Ces médias ne sont donc pas là que pour le business. Leurs objectifs vont bien au-delà de ce qu’ils veulent faire croire. Manipulant l’information à leur guise, tantôt ils décident de la surfaire ou même de l’inventer de toute pièce. Ces médias sont même utilisés à des fins de magie blanche ! : Ils peuvent à souhait, faire mourir et ressusciter un être humain: Blé Goudé Charles, leader des jeunes patriotes en est un exemple émouvant ! Déclaré et certifié mort dès les premières heures de la crise, il réapparait, quelques semaines plus tard au grand étonnement de tous.

Le lynchage médiatique

Ces médias occidentaux entrainent dans leur sillage, d’autres médias satellites à travers les 3 plus grandes agences de presse au monde: l’AFP (l’agence France presse), Reuters (de la Grande Bretagne) et l’AP (associated press des Etats-Unis): les dépêches de ces puissantes agences internationales constituent la ‘’sève nourricière’’ de la quasi-totalité des médias internationaux. Scoop et dépêches se succèdent à un rythme effréné. Les informations sont reprises en boucle, débattues, commentées, ressassées à n’en point finir aux téléspectateurs, auditeurs et aux lecteurs jusqu’à leur abrutissement total. Un matraquage médiatique qui s’apparente à n’en point douter, à un véritable lavage de cerveau. L’information, à force de leur être répétée, fini par devenir à leurs yeux, une vérité divine. Pour la Côte d’Ivoire, ils n’ont cessés de dépeindre Gbagbo le populiste, comme le bourreau de son peuple. Jusqu’à ce que cela soit admis comme vrai, par des spectateurs obnubilés. A ce sujet, David Gakunzi, écrivain, auteur de l’œuvre ‘’Côte d’Ivoire le crime parfait’’, affirme: « « Gbagbo a perdu les élections » : mensonge institutionnel, idée répandue, admise à force d’être martelée. Information reprise en boucle hors de toute vérification de la matérialité des faits. Désinformation. La désinformation est un jeu de massacre contre la vérité ; elle martyrise, elle broie, elle réduit en miettes la vérité ; elle annonce parfois la guerre. Pis : elle l’accompagne et la justifie ; elle couvre la guerre et va jusqu’à en faire l’éloge ». Et la vérité se trouve ailleurs. Ces médias-là le savent pourtant. Ils savent que Ouattara a été imposé aux ivoiriens. Et que son pouvoir ne saurait prospérer tant que les ivoiriens vivront dans cette injustice.

Le silence complice

Et quand l’objectif fixé est atteint, c’est le silence complet. Et comme en Côte d’Ivoire, après la chute de Kadhafi on entendra plus parler de la Libye, du moins avec le même acharnement actuel. Ces médias se tairont, tant que leurs intérêts ne seront pas à nouveau menacés. Ils se tairont comme ils se taisent en Côte d’Ivoire. Malgré la nature et la barbarie du pouvoir installé à Abidjan. Ces médias savent pourtant que les ivoiriens souffrent en Côte d’Ivoire, que la situation devient tout simplement insupportable. Mais pourquoi donc se taisent-ils ? Parce que lever le voile sur les agissements du pouvoir installé en Côte d’Ivoire, serait nommer les responsabilités de la France et révéler, du coup, au monde et au citoyen lambda, ce que Paris, ce que Sarkozy a fait de ce pays africain. Pour mémoire, rappelons que les chiffres officiels, ceux de l’institut national de l’audio visuel (INAV – France), nous rapportent que les médias français ont abondamment couverts la crise postélectorale en Côte d’Ivoire. En 2010, un quart (1/4), des reportages français consacrés à l’Afrique, portaient sur la Côte d’Ivoire.

Faut-il encore le rappeler ? L’occident a amorcé son déclin et s’accroche à l’Afrique, continent de l’avenir, comme à une bouée de sauvetage. La préservation de son hégémonie passe nécessairement par la soumission de l’Afrique. Qui, plus qu’eux-mêmes aura comprit cela ? Ils n’ont donc pas hésité à jeter tout leur dévolu dans cette conquête. Les occidentaux ont mis des moyens colossaux et puissants dans ces médias, pour atteindre leurs objectifs. Les journalistes occidentaux tués ou kidnappés un peu partout et ceux qui risquent encore leur vie dans tous les conflits à travers le monde, illustre cet état d’esprit. Ces médias y participent bien évidemment, à leur façon: convaincre l’opinion publique mondiale, afin de justifier toutes leurs interventions. Ces puissances qui se disent si démocratiques, tiennent par le bout du nez leurs mass-médias. Ces médias, en effet, sont plus ou moins dépendants de leurs gouvernements. Car très souvent, c’est ce dernier qui détient le capital. Certains médias perçoivent aussi des subventions publiques importantes directes ou indirectes de l’État. Cela entraine donc fort logiquement que ces médias soient à leur disposition. Les médias sont une arme de guerre redoutable et qui peut être utilisée insidieusement comme outil de propagande. Ces dirigeants occidentaux n’hésitent donc pas à s’en servir à leur guise. Voilà pourquoi lors des conflits armés, le contrôle de la télévision ou de la radio d’Etat est systématiquement l’un des objectifs des insurgés.
Face à cet impressionnant déploiement de force médiatique, les africains doivent se réveiller de leur torpeur. Il leur faut vaincre leurs complexes et comprendre une fois pour toute que les médias occidentaux à la solde de leurs gouvernants, sont en réalité utilisés comme arme de guerre en vue de l’assujettissement de l’Afrique. Et que l’avenir du continent noir se joue aussi sur ce terrain. Qu’ils abandonnent cette habitude qui consiste à ‘’ingurgiter’’ sans discernement tout ce qui leur parvient comme information à travers ces médias. Mais bien plus encore, ils doivent répondre présent au défi médiatique à eux lancé par les occidentaux et engager la bataille. Cette lutte passe d’abord et surtout par la revendication de la liberté. La liberté de la presse et des médias en général. Obtenir la libéralisation et l’indépendance du secteur des médias en Afrique. C’est aussi en partie pour cette volonté politique affichée par Laurent Gbagbo et plus loin, Mouammar Kadhafi, que ces derniers sont aujourd’hui victimes de ce qui leur arrive. Il faut ensuite oser, aller plus loin. Nos chaines de télévision publiques exagérément ‘’pudiques’’ ont souvent péché par leur manque ‘’ d’agressivité’’, au regard des occidentaux qui n’hésitaient pas à brandir des images dégradantes de l’Afrique et des africains et à véhiculer des informations souvent non-vérifiées et orientées. Le défi leur est lancé. Ils doivent le relever. Leur absence du terrain médiatique a joué et joue encore en leur défaveur, comme c’est le cas en Côte d’Ivoire. Chaque africain, doit être déterminé. Déjà à son humble niveau, il lui faut, à l’image des asiatiques, toujours prêts à faire usage de leurs appareils multimédia, filmer, photographier, enregistrer, écrire, noter avec précision les dates, les lieux, etc. Il faut sortir un temps soi peu de l’oralité. Arrêter de colporter des rumeurs, des ‘’on dit’’ ou des ‘’il parait que’’. Et apporter la contradiction aux médias occidentaux. Mettre à nu leurs mensonges en présentant à l’opinion nationale et internationale, des preuves solides et irréfutables. Ne surtout pas attendre que d’autres personnes viennent le faire à leur place. Mais alors l’Afrique, malgré tous ces dirigeants, tels qu’Alassane Ouattara et consorts, parachutés et parrainés par ces mêmes occidentaux, pourra t- elle tenir réussir ce difficile pari ? Ivoiriens, Africains, la balle est dans votre camp !

source : Marc Micael

26 août 2011 Posted by | Politique | , | Un commentaire