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Les dessous des fusillades à la Maca, 3 morts et 8 blessés

Les dessous des fusillades à la Maca, 3 morts et 8 blessés Depuis 4h30, ce jeudi 6 février 2014, les prisonniers politiques et ceux de droit commun de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca) ont été pris dans l’étau des sifflements assourdissants des balles assassines de la gendarmerie nationale et de la Compagnie

républicaine de sécurité (Crs). Le bilan, selon des sources à l’intérieur de la plus célèbre prison du pays, fait état de 3 morts et de 8 blessés graves.

Les raisons de cet évènement qui survient au moment où 60 détenus politiques, après la sortie de 73 autres la semaine dernière, devraient être libérés, réside dans un mouvement d’humeur des prisonniers de droit commun. Ceux-ci ayant bénéficié – pour la plus part – de grâce présidentielle d’Alassane Ouattara ont vu cette opération suspendue, les pénalisant du coup alors qu’ils avaient été pris en compte. A cette époque, vu que de grands criminels se faufilaient dans les mailles de cette opération avec des complicités au sein de l’administration pénitentiaire, le procureur Adou Richard a dû stopper l’application de la mesure de grâce présidentielle. Depuis cette période jusqu’à une autre décision de libération des prisonniers politiques, les détenus de droits commun n’ont cessé de grogner. Ils voient dans la libération des détenus politiques un oubli, un mépris vis-à-vis de leur cas par les autorités. Il fallait donc, selon un agent de sécurité de la Maca, créer un évènement pour attirer l’attention de l’opinion. Ils ont alors saisi l’occasion de la fouille des cellules des prisons à la recherche d’objets compromettants. C’est ainsi que, comme à l’accoutumée, quand les gardes se sont rendus au Bâtiment C pour procéder aux fouilles à 4h30 du matin, les détenus de droits commun leur ont opposé un refus catégorique dans l’accomplissement de leur mission. Ils font face à une fronde des prisonniers du Bâtiment C – bâtiment des grands criminels où se trouvent arbitrairement les détenus politiques –  qui bénéficieront du renfort de leurs camarades du Bâtiment B. Face à la tension qui était perceptible et à une volonté affichée d’en découdre avec les gardes de la prison, un renfort de la gendarmerie nationale et de la Crs a été automatiquement déployé sur les lieux. Il n’hésitera pas à faire feu, tuant et blessant ainsi des personnes dans les rangs des prisonniers.

Cet évènement a fini par hypothéquer la libération des 60 prisonniers, vu que le procureur de la République Adou Richard, selon une source au sein de l’administration pénitentiaire, a exigé une suspension temporaire.

Tôdégnon ,correspondant ivoirenewsinfo.net

 Source: ivoirenewsinfo.net

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7 février 2014 - Posted by | Société | ,

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