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Commémoration du 11 avril 2011, Daniel Kablan Duncan (PM) : « Gbagbo peut revenir au pays si… »

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Selon M. Duncan, « Abidjan va devenir une sorte de  »petit Dubaï » pour l’Afrique de l’Ouest ».
Le Premier ministre, Daniel Kablan Duncan a été interrogé, jeudi 11 avril 2013 sur Radio France internationale (Rfi). Le chef du gouvernement, par ailleurs ministre de l’Economie et des finances, a parlé de la situation économique et politique de la Côte d’Ivoire.

Deux après la fin de la guerre, est-ce que l’activité économique ne reprend pas un peu lentement ?

Daniel Kablan Duncan : Au contraire, l’activité reprend très vite et cela surprend certains de nos partenaires au développement. Vous savez, pour l’année 2012, nous avons eu une croissance positive de 9,8% alors que les projections initiales du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale donnaient une croissance de 8%. Et pour 2013, c’est 9%.

Est-ce que le chômage des jeunes ne reste pas le gros problème ?

D.K.D : C’est un problème important et cela fait partie des défis. Sur la période de 2000 à 2010, il y a eu une croissance de seulement 0,6%. Donc,  c’est un rattrapage qu’il faut faire. Nous avons plusieurs actions. D’abord ce qu’on appelle le Thimo, ce sont les Travaux à haute intensité de main d’œuvre comme les grandes infrastructures, que ce soient les routes, les autoroutes… Ensuite, vous avez le secteur agricole. Dans ce programme, les possibilités d’emplois sont estimées entre 1,5 et 2,5 millions de personnes. Notre objectif, c’est d’atteindre une croissance à deux chiffres. Nous avons, de plus en plus d’entreprises, qui avaient quitté la Côte d’Ivoire pendant la période de crise, qui reviennent. Un autre indicateur important, tous les vols sur Abidjan sont maintenant pleins. Donc,  Abidjan va devenir une sorte de « petit Dubaï » pour l’Afrique de l’ouest.

Parmi les grands travaux dont vous avez parlés, il y a la construction d’un deuxième terminal au port d’Abidjan. L’appel d’offres a été gagné par le groupe Maersk, Bolloré, Bouygues. Martin Bouygues est l’un de vos vieux amis, est-ce que cela a facilité les choses ?

D.K.D : C’était un appel d’offres ouvert, transparent. Ils étaient moins bien classés au point de vue technique mais, ils ont fait une offre financière qui leur a permis de l’emporter.

Pour qu’il y ait croissance, il faut la sécurité. L’an dernier, l’agglomération d’Abidjan a été secouée par plusieurs attentats. Est-ce que vous ne craignez pas que cela se reproduise ?

D.K.D : Des dispositions sont prises dans ce domaine. D’abord, il y a la mise en place du Cns( Conseil national de sécurité) qui est présidé par le président de la République et qui se réunit tous les jeudis. Le deuxième point, ce sont les discussions qu’on a avec les pays voisins, notamment le Liberia et le Ghana d’où partent un certain nombre des gens qui font les attaques. Parce que, ce sont des combattants de l’ex-régime qui sont installés là-bas qui font ces attaques. Il y a un travail de collaboration de très haut niveau, de bonne qualité que nous avons avec ces pays. Donc, il y a beaucoup d’actions et le retour de la Bad ici est un signal important parce que, selon leurs indices de sécurité, on est passé de 4 à 1.

Les attaques à la frontière du Libéria ont repris. Pourquoi l’Etat ne peut-il pas garantir l’ordre et la sécurité dans cette région ?

D.K.D : Nous avons déployé maintenant une force combattante le long de la frontière. Il y a un nettoyage qui est fait. Nous avons installé non seulement les forces armées, mais aussi des commissariats dans les grandes villes de cette frontière. Par la suite, nous allons dans les prochains jours,  rencontrer les chefs coutumiers des deux côtés pour  faire de cette zone, une zone de développement stratégique  plutôt qu’une zone de combat.

Des exactions ont eu lieu dans cette zone par des milices appuyées par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) et des dozos. Qu’en est-il de la justice sur ces crimes commis à Duékoué dans un camp de réfugiés ?

D.K.D : Récemment à Abidjan, l’exhumation des corps a débuté. Cela fera objet d’une enquête  sur les circonstances de leur mort. Cette opération s’effectuera sur toute l’étendue du territoire ivoirien. Il faut, par ailleurs, que la justice ne condamne pas les innocents, mais plutôt les coupables. Nous ne voulons pas de justice de vainqueur.

Beaucoup d’Ong  parlent notamment de justice de vainqueurs en Côte d’Ivoire parce que 150 pro-Gbagbo sont emprisonnés et 0 pro-Ouattara. Comment expliquez-vous cela ?

D.K.D : Après la crise postélectorale, il y a eu une commission d’enquête. Et cette commission a, à la fois,  indexé des personnes des deux côtés. Aujourd’hui, il y a eu 17 fosses communes à Abidjan. Et donc, la place est laissée à la justice de faire son travail.

Vous avez ouvert un dialogue avec le Front populaire ivoirien de Laurent Gbagbo. Ces négociations ont échoué puisque ce parti ne participera pas aux prochaines élections locales du 21 avril 2013. Est-ce que vous êtes déçu ?

D.K.D : Je ne crois pas que les négociations ont échoué. Et, je ne suis pas déçu quand on pense que les discussions ont eu lieu et se poursuivent bien entendu.  Que le Fpi demande l’amnistie  générale pour tous les pro-Gbagbo et le dialogue au sommet, je crois bien que c’est sur ces deux questions qu’on ne s’est pas entendu. Et ensemble, on a fixé qu’après les élections, nous reviendrons aux négociations.

Pour vous M. Premier ministre, l’amnistie générale pour les  personnes poursuivies depuis deux ans, n’est pas possible ?

D.K.D : L’amnistie générale non ! Le président de la République, de par la loi, a des pouvoirs en matière de grâce et d’amnistie. Il faut d’abord que la justice passe avant de parler d’amnistie générale.

Les pro-Gbagbo également rêvent d’une rencontre entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Pensez-vous que cela sera possible ?

D.K.D : Il s’agit d’une justice internationale. Et vous ne pourriez pas me dire qu’il y a une interférence en cette justice. Par ailleurs, au cours d’une rencontre avec la délégation du Fpi, ils me l’ont proposé.

Voulez-vous dire que le Fpi doit se défaire du mythe du retour de l’ancien président en Côte d’Ivoire et sur la scène politique ?

D.K.D : C’est à la justicede le dire. Si la Cour pénale internationale (Cpi)  estime que M. Laurent Gbagbo est innocent, c’est son pays, il peut y revenir. Par contre, s’il est reconnu coupable, cela est le dossier de la justice internationale.

Propos retranscrits par SYLLA A.

Source: Soir info

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12 avril 2013 - Posted by | Politique | , ,

Un commentaire »

  1. Transitaire Ivoirien, achemine et dédouane vos Véhicules, Colis et Conteneurs depuis l’Europe, l’Amérique, l’Asie vers l’Afrique.
    A Abidjan: contacter l’Agent commercial Cyprien DIEHI +225-45048431 . Vous pouvez déposer votre demande(poids, volume, valeur et nature du bien si possible la photo) de dévis sur kdiehi@yahoo.fr NB:Nous ne voulons pas gens hésitants et indécis pas la peine de nous fait faire des cotations et ne plus faire signe de vie merci

    Commentaire par nadege | 13 avril 2013 | Réponse


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