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Yopougon : Tout sur l’attaque de la gendarmerie

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En s’attaquant à la gendarmerie, les assaillants ont touché à un symbole fort du système de sécurité en Côte d’Ivoire.
Un commando lourdement armé a attaqué, dans la nuit du jeudi 20 au vendredi 21 décembre 2012, l’escadron de gendarmerie de Yopougon Toits-rouges.

Il y avait de l’étincelle et la  poudre dans l’air hier,  dans le carré du théâtre des combats et la  tension était toujours  palpable,  après  le passage de ce « mystique » commando. Il faut dire que la fin du monde a failli, de très peu,  être une réalité, pour les nombreux gendarmes de garde cette nuit-là.  La caserne  a été pilonnée  pendant deux longues heures, de 3 h 30 à  5h 30, selon des sources sur place.

Ces individus non identifiés, qui semblent  bien connaître les lieux et qui seraient, vraisemblablement arrivés à pied,  ont ouvert le feu sur cette caserne, qui se veut, pourtant une « forteresse de défense » à Yopougon. L’attaque, de source militaire, aurait été menée «  par des professionnels des armes », avec des  fusils d’assaut, dont des lance-roquettes, et des Ak 47.

Personne n’a pu  se prononcer, avec exactitude, sur le nombre des membres de ce commando.  C’est la première fois, à Abidjan,  que la gendarmerie, symbole de loyauté  envers les Institutions républicaines, est visée par ces assaillants sans visage. Ce qui soulève plusieurs d’interrogations dans le milieu militaire.

Est-ce un message envoyé au pouvoir, qui détient, dans plusieurs prisons, des gendarmes ou alors s’agit-il d’un coup visant à révolter les gendarmes contre l’Etat ?   Le régime du président Alassane Ouattara est confronté depuis août à une vague d’attaques, souvent meurtrières, contre les forces de sécurité et des sites sensibles. Quoi qu’il en soit,  les gendarmes de Toits-Rouges  auraient été  pris dans le dos, par l’entrée qui donne sur les habitations.  « Les tirs ont été intenses mais (les assaillants) ont été repoussés », a indiqué  une source à l’état-major. Lors de cette attaque, un individu qui était en garde à vue a été tué, la brigade a été saccagée et 11  véhicules ont été incendiés dont deux appartenant à des civils. Un gendarme, dont nous n’avons  pas pu avoir l’identité et le grade, a été grièvement blessé.  Bien que pris à revers, les gendarmes ont opposé, avec bravoure, une résistance aux «  assaillants » qui ont fini par prendre la poudre d’escampette.

Aucun des assaillants n’a été arrêté.  Ils se sont évanouis dans la nature, vers 6 h, à l’arrivée des renforts, venus, notamment, de la base navale de Locodjro et de la caserne de la Brigade anti-émeute ( Bae),  située à un cinquantaine de mètre.  Des dispositions sécuritaires conservatoires ont été prises  autour du périmètre de la base navale de Locodjro et de la caserne de la gendarmerie avec, notamment, des barrages et autres postes de contrôle.  Des recherches actives se poursuivaient  et tous les véhicules étaient passés au peigne fin.

                                         Armand B. DEPEYLA

 

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22 décembre 2012 - Posted by | Insécurité | , ,

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