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L’offensive diplomatique du Fpi, Miaka et une délégation s’envolent, aujourd’hui pour Paris

miaka

Le président par intérim du Fpi Sylvain Miaka Oureto se rend à Paris, à la tête d’une délégation de son parti.
Sylvain Miaka Oureto s’envole, ce samedi, pour la France. En début d’année, le président par intérim du Front populaire ivoirien, s’était rendu en France puis aux Pays-Bas.

Tout seul. Cette fois-ci, il est en compagnie d’une délégation de son parti. L’équipe passera quelques jours, sur les bords de la Seine. Combien exactement ? « Cela dépendra des contacts sur place, de l’activité qui s’y déroulera », a laissé échapper, au téléphone, un ancien député, membre de la délégation. Ce dernier croit savoir que le « terrain est bon, propice à des échanges fructueux ».

La mission hexagonale se tient dans un contexte extrêmement difficile pour l’ancien parti au pouvoir : l’essentiel de la direction se trouve dans les geôles, celle en place n’étant qu’une direction intérimaire ;  des dizaines de cadres sont en exil et visés par des mandats d’arrêt ; le parti est sans grandes ressources…son leader charismatique se trouve en prison à La Haye. Lors de son séjour à Paris, la délégation du Fpi rencontrera militants et responsables socialistes établis dans la capitale pour des échanges de « nouvelles ».

Apparemment, Miaka Oureto et ses « lieutenants », en fait des membres du secrétariat général, ont un certain nombre d’informations à communiquer. Sur la situation socio-politique du pays et sur le parti lui-même. Entre février où le professeur d’économie avait séjourné, seul, en France et novembre 2012, la situation n’est pas restée statique sur le plan intérieur. Il y eut une vague d’attaques dans le pays et de claires accusations contre le Fpi de la part des autorités ; de nouveaux cadres se sont retrouvés en prison, à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan notamment Alphonse Douati et Laurent Akoun ; le quartier général de campagne de la Riviera a été attaqué ; le dialogue pouvoir-Fpi est demeuré au stade d’un vœu pieu, le parti réclamant des discussions directes avec le régime. Miaka Oureto aura tout le loisir de dire à ses camarades le contexte dans lequel évolue leur maison.

Agiter les réseaux

Début février, alors qu’il était en Europe, Miaka s’était plaint d’un « environnement de plus en plus étouffant parce qu’il y a trop de voix qui s’élèvent de gauche à droite. Et tout ça, pour les coordonner, ça pose problème ». L’environnement est-il aujourd’hui encore étouffant ? Les voix « de gauche à droite » se sont-elles estompées ou ont-elles tempéré ?

Plus qu’un voyage d’agrément, la mission européenne du Fpi sera par dessus-tout un prétexte pour relancer la machine sur le plan international dans un contexte où l’on estime que le « terrain est bon ».  Pas seulement parce que le socialiste François Hollande s’est adjugé l’Elysée au détriment d’un Nicolas Sarkozy réputé hostile. Mais parce que la direction intérimaire du Fpi conçoit intimement que les lignes ont quelque peu bougé et qu’au-delà des amis traditionnels tels Guy Labertit, Albert Bourgi et autres Henri Emmanuelli, il se trouverait, aujourd’hui, en France, des personnalités disposées à entendre un « certain son de cloche ». Miaka Oureto et ses camarades du secrétariat général- sur ce plan- entendent jouer, à fond, la carte de la diplomatie. Autrement formulé : comment faire adhérer le maximum de réseaux aux thèses défendues par le Front populaire ivoirien à savoir amener le régime en place à Abidjan à desserrer davantage l’étau, élargir les prisonniers politiques, faire rentrer les exilés en abandonnant les charges, réorienter la réconciliation… inciter au financement des formations politiques. A Paris, l’ancien parti aux affaires en Côte d’Ivoire ne serait pas fermé à quelque proposition allant dans le sens d’un soutien financier.

Au programme, il est prévu une rencontre avec les avocats de Laurent Gbagbo, Me Emmanuel Altit notamment. A défaut de se déporter à La Haye, les dirigeants socialistes espèrent obtenir des conseils de l’ancien chef d’Etat, des nouvelles fraîches. Ils devraient également se faire (ré) expliquer les nombreuses procédures au niveau de la Cour pénale internationale. Pas toujours simples à comprendre. Les avocats, sans doute, diront à la délégation les chances qui existent pour l’ancien président de bénéficier de la liberté provisoire.

Kisselminan COULIBALY

 

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10 novembre 2012 - Posted by | Politique | ,

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