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Morceau choisi de quelques questions posées à Laurent Akoun sg du FPI lors de son procès.

LA JUGE: « Que voulez-vous dire lorsque vous affirmez que Ouattara n’a jamais gagné d’élections ? ».

 Réponse d’Akoun : « avant l’élection présidentielle de 2010, Ouattara n’avait jamais été candidat à une élection en Côte d’Ivoire. Et comme il n’a pas gagné en 2010, vous comprenez qu’il n’a jamais gagné d’élections ».

 LA JUGE: « Que représente Gbagbo pour vous et pour les militants du Fpi ? »

Réponse d’Akoun : « En 1971, Laurent Gbagbo était enseignant au lycée classique d’Abidjan et moi j’y étais comme élève en terminale. Expliquant une leçon d’histoire, Gbagbo a indiqué qu’Israël est un Etat impérialiste. Cela a heurté la fille de l’ambassadeur d’Israël qui était dans la classe. Elle s’est mal comportée et Gbagbo lui demandé de sortir de la classe. A la suite de cette affaire, Gbagbo a été arrêté et avec lui, tous les élèves qui avaient manifesté dont moi même. Et on nous a conduits à Séguéla. C’est de là que remonte notre rencontre de militants pour les libertés et la démocratie. Donc plus qu’un camarade, il est comme un père pour moi. En ce qui concerne les militants du Fpi, je voudrais vous rappeler que le président Gbagbo est le fondateur du Fpi. C’est donc notre leader, notre référence ».

LA JUGE: « Est-ce que chez vous, on peut dire à un chef qu’il ment ? ».

Réponse: « Oui, chez nous quand un chef ment, on lui dit qu’il ment. J’aurais pu dire que Ouattara dit des contrevérités. C’est une question de style. Mais le style est fonction du lieu et de l’auditoire. Je m’adressais aux militants de base de mon parti et dans un lieu clos et non public. Il s’agissait donc d’un public bien partisan, bien ciblé pour lequel il fallait adapter mon langage pour que je sois compris. En d’autres lieux et en d’autres circonstances plus solennelles, je ne dirai pas que Ouattara ment. Je dirais que Ouattara dit des contrevérités ou ce que Ouattara dit ne reflète pas la vérité ».

LA JUGE : « Est ce que les propos que vous tenez, sont de nature à favoriser la réconciliation nationale ? ».

Réponse d’Akoun : « Je ne sais pas de quoi vous parlez quand vous parlez de réconciliation nationale. Parce que pour moi, pour qu’il y ait réconciliation, il faut au moins la présence de ceux qui se sont brouillés. En Côte d’ivoire, ceux qui se sont brouillés, ce sont le président Ouattara et le président Gbagbo. Sinon, moi personnellement, je ne me suis brouillé avec personne. Et donc pour qu’il y ait réconciliation, il faut la présence des deux protagonistes pour que chaque groupe soit derrière son champion. Le nôtre, c’est bien, le président Gbagbo. Et tant qu’il n’est pas présent, on ne sait pas de quoi on parle quand on parle de réconciliation ».

 « Je suis au regret de constater que M. le procureur ne me reconnaisse pas mon statut de citoyen et de responsable politique qui a le droit de dire ce qu’il pense de la gestion des gouvernants et de la vie dans son pays. Et pourtant certains ont le droit de demander d’aseptiser toute une région et d’indiquer que tous ceux qui se dressent contre Ouattara ont leur place au cimetière.»

Thierry Malcon

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4 septembre 2012 - Posted by | Politique | , ,

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