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Le blog de l'actualité Ivoirienne et internationale

Il y a un temps pour se taire

Alassane Ouattara paraphrasait ce week-end le président Houphouet Boigny : « La violence, c’est l’arme des désespérés. » Après avoir cité ce dernier pour qui la violence est l’arme des faibles. La première question qui vient à l’esprit est la suivante : Ouattara Alassane, fils de Dramane Ouattara et de Nabitou Cissé ou Nabitou Ouattara – choisissez un – a-t-il le sens de l’honneur, de la dignité ? La question peut paraitre choquante de prime abord mais elle mérite d’être posée. Wohi ! Ouattara aussi déclare que la violence c’est l’arme des faibles. Mais dans quel pays sommes-t-on ? (ce n’est pas une faute, c’est un Ivoirien dépassé par les évènements qui s’était écrié ainsi). Nous avons essayé pour les besoins de la cause de comprendre le sens du mot ‘‘désespérer’’. Le Larousse que nous avons consulté dit ceci : cesser d’espérer, ne plus rien attendre de… Si nous avons bien compris, un désespéré, c’est un homme qui ne croit plus en demain, quelqu’un qui n’attend rien de demain car les perspectives du lendemain ne sont pas roses. C’est donc un homme acculé, le dos au mur. Il n’a plus de solution à son problème. Ce qui justifierait par exemple qu’il use de violence pour tenter d’enjamber ce qui fait obstacle à son épanouissement. Ce portrait-robot, à qui convient-il le mieux parmi les figures politiques ivoiriennes ? Ouattara aurait dû se taire. M. le chef de l’Etat reconnu par la communauté internationale, vous n’êtes pas obligé de parler. N’est-ce pas vous qui êtes le géniteur de la violence sous toutes ses formes dans ce pays ? Qui a financé une rébellion pour venir défigurer la Côte d’Ivoire là où on lui demandait juste de présenter un certificat de nationalité en bonne et due forme ? Qui est celui qui a ordonné le massacre de la trentaine de danseuses d’adjanou de Sakassou ? Guitrozon, Petit Duekoué, Monoko-Zohi, Bouaké, Yopougon, qui en est l’instigateur ? Qui a sorti d’entre ses trente deux dents la phrase qui suit : « je rendrai ce pays ingouvernable » ? Si la violence est l’arme des faibles, il n’y a que vous et votre armée d’apprentis gbaka, de ferrailleurs, de mécaniciens, de chauffeurs, de cultivateurs et de traitres qui êtes faibles. La violence que vous récoltez aujourd’hui n’est pas une question de faiblesse. La Bible vous donne la réponse : Galates 6 : 7.

Pascal Bellasset

Source :  le journal Aujourd’hui

 

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29 août 2012 - Posted by | Politique | ,

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