angeeverse

Le blog de l'actualité Ivoirienne et internationale

Dabou/Suite à l’attaque du 16 août: Descentes musclées des Frci dans des villages

Attaque-Dabou
Le lendemain de l’attaque sanglante de la ville de Dabou par des assaillants armés prend une saveur très amère pour les populations des villages du Léboutou.

Les éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) dans le cadre des ratissages, effectuent des descentes musclées dans certains villages ciblés. A Orbaff et à Yassap B, les soldats Frci n’ont pas fait dans la dentelle avec les populations dont certaines  ont été bastonnées et grièvement blessées. Selon des victimes que nous avons rencontrées à Yassap et à l’hôpital, il était 13h ce vendredi 17 août 2012, quand les éléments Frci en provenance de Orbaff, encerclent le village avant de se signaler par des tirs de sommation.

Sans aucune forme de procès, ils pénètrent dans certaines habitations ciblées pour y extraire une vingtaine de jeunes pour la plupart, qu’ils conduisent ensuite sur la place publique. Toujours selon les victimes, elles seront soumises à un véritable traitement de choc faisant au moins 15 blessés.

 A l’hôpital protestant de Dabou où nous nous sommes rendu, nous avons constaté que les victimes en question, Akmel Jordan, Mel Essoh Alain, Agnimel Huberson, Sadia Déleste, Yédo Rufin et Bahikoro Abou, avaient la tête bandée après avoir bénéficié de  pansements. Quant à Bahikoro Moumouni, Akpro Philippe et Gnagne Moïse, ils ont été victimes de fractures et de plaies traumatiques, et étaient toujours en examen. C’est aussi le cas de Mme Akpess Eméline, enceinte de 4 mois, admise aux urgences, pour dit-elle, avoir reçu un violent coup de cross au ventre. Pendant la présence des Frci, faut-il le souligner, des villageois plus rapides, se sont engoufrés dans la forêt environnante.

Le lendemain samedi 18 août, le chef du village Adou Sess Albert et son adjoint Lohouess Likpi Antoine sont interpellés à la base des Frci où ils sont soumis à un interrogatoire serré avant d’être relaxés à 10h. «  C’est à 6h que les soldats Frci accompagnés d’un gendarme viennent me demander de les suivre. Je n’ai pas opposé de résistance. Tout s’est passé ensuite. Seulement, je demande aux Frci de nous aider car nous ne pouvons pas cautionner le drame qui endeuille la cité du Léboutou», a confié le chef de Yassap B, encore sous le choc. Ce même samedi 18 août, toujours selon des sources, les villages de Layo,  Pass et Toupah ainsi que leurs environs ont été passés au peigne fin par les éléments des Frci. Dans ces localités, au moins six suspects ont été interpellés puis conduits  au camp des Frci.

Le député de Dabou, Soukou Mohamed dit Ben Souk a condamné fermement cette agression  du 16 août. « C’est déplorable ce qui arrive à  Dabou. Certains de mes parents n’ont pas encore compris la philosophie du vivre ensemble prônée par le président Alassane Ouattara. A Dabou, il existe malheureusement des gens très actifs derrière l’ex-président Gbagbo. Ils encouragent cette barbarie au lieu de coopérer. Je suis heureux que les Frci fassent ce genre de ratissage afin de débusquer ces suspects que des populations abritent dans certains villages», a dit Ben Souk que nous avons interrogé le dimanche 19 août dernier.

Norbert Nkaka (A DABOU)

Source: Soir info

Publicités

21 août 2012 - Posted by | Politique | ,

Aucun commentaire pour l’instant.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :