Scandale/Paris: L’Ambassade de Côte d’Ivoire refuse de verser les cotisations salariales à l’Etat français
Le 31 juillet 2012 par Correspondance particulière – L’ambassade de Côte d’Ivoire en France sous l’ère Ally Coulibaly, nommé récemment ministre de l’Intégration africaine, refuse catégoriquement de verser les cotisations salariales des employés locaux ou contractuels
français aux Assedic, pour ne pas dire à l’Etat français.
Selon une source bien introduite, l’ambassadeur Ally Coulibaly, non encore remplacé au poste d’ambassadeur de Côte d’Ivoire en France depuis son entrée au gouvernement, impute abusivement son refus de verser les cotisations sociales des employés de l’ambassade au pouvoir Gbagbo.
Ally Coulibaly se vante même de ne pas être responsable, ni comptable des manquements qu’il met sur le compte de la mauvaise gouvernance du régime Gbagbo.
Si pour le profane, une telle démarche est logique et découle de la norme, il n’en demeure pas moins qu’au plan diplomatique et politique, adopter une telle posture en se cachant derrière son immunité diplomatique, relèverait plus de la mauvaise foi que de la simple méconnaissance des règles diplomatiques et du fonctionnement d’un Etat. De quoi s’agit-il?
Lorsque Ali Coulibaly, ambassadeur fraîchement nommé par Alassane Ouattara, président reconnu et adoubé alors par la communauté internationale lors de la récente crise post-électorale en Côte d’Ivoire, débarquait en France le mardi 26 Janvier 2011 à 12h15 sous forte escorte policière, vandalisant les locaux fermés de l’ambassade ivoirienne en terre française, l’on était loin de s’imaginer ce qui allait arriver.
Qu’au-delà des belles paroles et des promesses visant à rassurer tout le monde, et faites au personnel de l’Ambassade par le nouvel occupant de la rue Raymond Poincaré, qu’ une fois bien installé par le pouvoir Sarkozy, il procèderait à des licenciements massifs d’employés jugés à tort ou à raison de partisans de l’ancien régime.
Ally Coulibaly s’est adonné à ce jour à une chasse aux sorcières impitoyable. Le pire, c’est que cette traque, pour ne pas parler de purge, a une base et un fondement tribalo-ethniques. Selon des sources proches du régime, l’idée de punir ces employés en les radiant des effectifs de l’ambassade de Côte d’Ivoire, ne se serait pas faite sans l’approbation d’Alassane Ouattara lui-même.
Ce dernier avait juré depuis le Golf hôtel en mars 2011, de punir les fonctionnaires ivoiriens réfractaires à ses appels répétés et incessants à la grève et au boycott du pouvoir Gbagbo.
En effet, 3mois après l’arrivée de Ouattara au pouvoir, à Paris comme à Abidjan, on a assisté à des vagues de licenciements très souvent à caractère tribal ou politique, au mépris des normes juridiques et légales en vigueur dans le pays. En clair, on vire sans autre forme de procès, à savoir sans préavis ni droits. C’est une application effective de la justice des vainqueurs dirait-on.
Des employés de l’ambassade de Côte d’Ivoire en France l’apprendront à leurs dépens.
En effet, à partir du mois Août 2011, 06 employés sont convoqués les uns après les autres dans le bureau de Mme Beugré (chef du personnel) dans le cadre d’une procédure de licenciement "voulue" par l’ambassadeur selon elle.
L’ironie du sort voudrait bien que nous rappelions à tous que le choix naturel de Mme Beugré pour annoncer la mauvaise nouvelle au personnel remercié, n’est pas un heureux hasard. Très active sous l’Ambassadeur Pierre Kipré, à qui elle doit en partie sa promotion, elle conduisit de nuit sous l’ère de celui-ci, une équipe de" loubards" lors de l’expédition du boulevard Souchet pour y déloger des partisans de Ouattara, occupant sans titre ni droit les locaux de l’ambassade dont elle détenait les clés des cadenas.
Ces derniers avaient posés des chaînes un peu plutôt sur les grilles d’accès dans la matinée, après avoir vandalisé les portes en guise de loyauté et de gratitude à Ouattara.
Et tour à tour, messieurs Gnohou Jean-Baptiste, Groguhet Franck, Lialy Achille, Yoro Tapé et Charlotte Kipré, sœur de l’ambassadeur Pierre Kipré, sont virés.
Rappelons que tous les radiés sont de la même région que Gbagbo (Ouest de Côte d’Ivoire) tous sauf le défunt N’da Tanoh, licencié puis repris quelque mois plus tard après intervention de Cissé Bacongo auprès de l’ambassadeur Ally Coulibaly, selon nos sources.
Si les arguments d’une réduction programmée de la masse salariale et celui des contraintes budgétaires peuvent être avancés pour justifier cet état de fait, il y’ a que ces employés ivoiriens ou contractuels de nationalité française, ne peuvent faire valoir leurs droits auprès des Assedic ou des caisses d’assurance chômage comme stipulé à l’annexe IX de la Convention d’assurance chômage arrêté le 30 Août 2002 et publié au journal officiel de l’Etat français le 30 Septembre 2002.
Selon cette Convention, les cotisations et autres contributions sont calculées sur l’ensemble des rémunérations brutes plafonnées, converties en euros et payables au trimestre à Pôle emploi services dès le 1er jour de l’activité du salarié. Quant à l’indemnisation du salarié et sa durée (hors démission), il est fonction de la durée d’affiliation et de l’âge. En l’espèce, ces employés pour avoir bien cotisé en tant que salariés de l’ambassade, répondent bien aux critères d’indemnisation au vu de la loi.
Mais, au mépris des lois françaises, l’Ambassade de Côte d’Ivoire refuse de verser les cotisations salariales de ces employés au titre des années 2009-2010 et 2011-2012 en dépit des courriers de relance des Assedic et des caisses d’assurance chômage, à l’endroit des autorités consulaires ivoiriennes.
Et pourtant, sur les fiches de paie portées à notre connaissance, des prélèvements ont été effectués en bonne et due forme pour le compte des caisses de l’assurance chômage et de l’ex-Unédic. Où est donc passé tout l’argent des cotisations salariales ponctionné sur ces fiches de paie? Il semble tout simplement volatilisé.
Sous la pression des autorités françaises, et agacé sans doute par les tracasseries au quotidien des employés licenciés, Ally Coulibaly a fini par donner l’ordre de verser à l’Etat français, seulement et uniquement les cotisations de ces employés au titre de l’année 2011-2012, selon nos sources.
Quand au paiement des cotisations salariales relevant de l’année 2009-2010, elles doivent être rangées aux oubliettes selon les services de l’ambassade et son premier responsable, Monsieur Ally Coulibaly pour qui, les employés devraient se tourner essentiellement vers le pouvoir de Laurent Gbagbo et son ambassadeur Pierre Kipré, qui à l’époque administraient l’ambassade avant son arrivée en Janvier 2011. Mais, est-ce aux employés français licenciés de payer pour les fautes des autorités consulaires ivoiriennes, alors qu’ils ont cotisé de plein droit?
Rappelons simplement à Monsieur Ally Coulibaly que des cas similaires ont été traités par ses prédécesseurs. Monsieur Ohoua (à la retraite) par exemple, pour qui le pouvoir Gbagbo et son ambassadeur ont dû effacer des ardoises impayées au titre des cotisations pour sa retraite sous le régime PDCI de Bédié Konan, illustre bien cet état de fait.
Sachez par ailleurs M. Coulibaly qu’en tant qu’ actuel locataire du 102, rue Raymond Poincaré, l’administration est une continuité et qu’à ce titre, et vous prévalant de la qualité de "représentant légal de la Côte d’Ivoire en France et donc, garant des intérêts du pays", vous devez jouer pleinement votre rôle d’ambassadeur en assumant totalement l’actif et le passif de votre prédécesseur, l’ambassadeur Pierre Kipré, actuellement en exil, et dont la responsabilité dans cette affaire n’est clairement pas à écarter?
Reste donc à vous tourner en dernier recours, vers les autorités judiciaires compétentes, afin de sanctionner ou punir tous les manquements ou actes illégaux constatés.
Aussi, conformément aux dispositions légales et à l’esprit de la Convention de Vienne de 1969, qui régit les rapports internationaux ou les droits des traités entre Etats et organisations internationales, au nom de la continuité de l’Etat de Côte d’Ivoire et de l’intérêt supérieur de la Nation, pour l’image et l’honneur de notre fière patrie et du peuple ivoirien, obligation est-elle faite à Monsieur Alassane Ouattara et à son ambassadeur, de verser à l’Etat français ou aux caisses d’assurance chômage en France, les cotisations des salariés qu’ils ont pris plaisir à licencier et à sacrifier.
Cela sur l’autel de leurs calculs politiques. Les licenciés pourront alors jouir très rapidement de leurs droits à part entière. C’est le bon sens et c’est la logique des rapports entre Etats!
En attendant, à Paris, la galère des employés français ou fonctionnaires ivoiriens de l’ambassade se poursuit.
Leurs différents courriers en direction du Quai d’Orsay, de Matignon et de l’Elysée pour faire valoir leurs droits sont restés lettres mortes. Et face au silence et au mutisme des autorités françaises, il ne reste plus qu’à se tourner dans les prochains jours, vers la justice française, ultime recours pour espérer obtenir réparations!
Une contribution de FRANCK KOUAME
source: ivoirebusiness
Primes, reclassements et indemnités, Les agents et personnels de santé au gouvernement : « Nous ne pouvons plus attendre »
En attendant des « actions concrètes sur le terrain », les agents et personnels de santé ont tenu une réunion de crise, dans la soirée du lundi 30 juillet au Plateau. « Nous nous sommes réunis pour donner un sursis au gouvernement de Côte d’Ivoire qui a promis de discuter avec nous dans le mois de juillet. Mais qu’il sache que nous ne pouvons plus attendre longtemps de voir aboutir nos revendications qui sont sur la table du Premier ministre » a expliqué Dr Atté Boka Ernest, porte-parole de ladite coordination lorsque nous l’avons interrogé le mardi 31 juillet 2012.
Par ailleurs, parlant du forum social qui s’ouvrira bientôt, il a posé des conditions à la participation des syndicats des agents et personnels de santé « Nous sommes prêts à aller au forum social souhaité par les autorités ivoiriennes. Mais aux conditions suivantes. Que la coordination soit considérée comme une entité, que le Premier ministre nous reçoive d’abord. On ne doit pas attendre trois mois pour commencer le forum après son ouverture car les problèmes sont connus et identifiés et les solutions sont proposées. Nous faisons confiance au Premier ministre qui a établi un cadre de discussion avec nous. Nous l’encourageons à continuer afin que nous soyons en conformité avec nos bases qui attendent, dans un délai raisonnable, beaucoup des discussions avec le Premier ministre », a précisé Dr Boka qui a lancé un appel à la mobilisation et la sérénité.
Rappelons que la coordination des syndicats des personnels soignants de la santé revendiquent le paiement de l’entièreté des indemnités de fonction accordées en 2007, des arriérés des indemnités de fonction dont 50% sont payés depuis janvier 2009, de l’intégralité des émoluments hospitaliers des bi-appartenants et celui de la revalorisation des salaires à hauteur de 400 et 150 points d’indice accordés depuis 2007.
M’BRA Konan
Après l’obtention du PPTE:Les balayeuses exigent 9 mois de salaire
Source : Notre voie
Le carrefour qui jouxte le supermarché cash center (ex-Score), au Plateau, a été hier matin aux environs de 9h , le théâtre d’une bruyante manifestation de protestation des balayeuses. Bloquant la circulation pendant près de 30 min, les manifestantes ont exigé le paiement de leurs rémunérations après 9 mois de boulot impayés. « Le gouvernement nous avait dit d’arrêter nos manifestations qui risquent de gêner l’obtention du PPTE. On vient d’avoir ça mais curieusement on n’entend rien sur le paiement de notre argent. Nous avons trop attendu dans la souffrance et la misère. Nous voulons notre argent pour manger et nous occuper de nos familles» a indiqué Mme Salimata Souaré, une manifestante. Munies de leurs balais et en blouses, les balayeuses criaient à tue- tête qu’elles ont été exploitées par le pouvoir Ouattara. «Au plus fort de la crise, nous sommes sorties pour nettoyer les rues des communes d’Abidjan et les rendre propres. Après avoir vanté notre travail, le pouvoir nous tourne en bourrique maintenant. Que c’est méchant de leur part ! » s’est indignée une autre manifestante. A la vue de la tension qui montait, les éléments du groupe de sécurité de la Présidence de la république(Gspr), se sont déployés, armes aux poings, aux alentours du parking qui jouxte le Palais de la présidence. Alertés, les agents de police de la compagnie républicaine de sécurité(Crs 1) se sont rendus sur le lieu de la manifestation et ont réussi à dégager les balayeuses à coup de persuasion. Promesse leur a été faite que les autorités compétentes feront droit à leur requête dans les tout prochains jours. Incriminé par un groupe de balayeuses, M.Diabaté Mamadou, directeur général adjoint de l’entreprise de nettoyage Si2e a soutenu que sa société doit plutôt 4 et non 9 mois salaire à ses balayeuses. Et que le jeudi 5 juillet prochain, l’entreprise versera un mois de salaire aux balayeuses . « Je ne comprends pas pourquoi elles manifestent aujourd’hui alors que nous avons rendez-vous le 5 juillet prochain. Ce sont nos concurrents qui manipulent les balayeuses afin qu’elles manifestent contre notre société. » a-t-il ajouté.
Didier Kei
Suspension des salaires de 83 commandos-marins – Grincements de dents à la marine
Des grincements de dent se font entendre actuellement au sein de la marine nationale ivoirienne. Et pour cause, les salaires du mois de décembre de 83 marins, tous grades confondus, sont suspendus.
En tout cas, partis toucher leur salaire comme tous les travailleurs pour préparer les fêtes de fin d’année, ils ont découvert avec amertume qu’aucun virement n’a été fait sur leur compte bancaire. Renseignements pris, on leur reproche «leur absence répétée».
Selon nos sources, la majorité des victimes de cette suspension de salaire fait partie de la Compagnie des Fusiliers Marins Commandos (FUMACO) que dirigeait le colonel-major Konan Boniface. Ces marins ne cachent pas leur stupéfaction d’autant plus que beaucoup d’entre eux ont pris part à la mission de sécurisation des élections législatives du 11 décembre dernier. «Cette décision de suspension de salaire vise à nous créer des difficultés financières en cette fin d’année. Sinon, comment comprendre que des gens qui étaient en mission pendant les législatives dernières puissent être accusés d’absence au travail.
Il faut préciser que certains d’entre nous sont détachés dans d’autres services et que d’autres ont obtenu une indisponibilité temporaire. C’est aussi un complot parce que tous ceux qui sont concernés par cette décision sont originaires de l’ouest de la Côte d’Ivoire. C’est une décision absurde», nous ont confié amers, ces militaires. Et d’ajouter que lorsqu’ils ont saisi le commandant de la marine (COMAR), le colonel Djakaridja Koné, il leur a déclaré, à leur grande surprise, qu’il n’est pas au courant de ce problème. Ils ont alors pointé les doigts accusateurs vers le secrétariat du COMAR. Là-bas, il leur a été dit que c’est parce qu’ils se sont absentés qu’ils écopent de cette sanction.
Toujours au dire de nos interlocuteurs, il leur a été révélé que cette décision est venue «d’en haut». Pourtant, précisent-ils encore en chœur, ils se sont rendus régulièrement à leur poste de travail depuis que la situation est redevenue calme. D’ailleurs, ajoutent-ils, ils ont toujours perçu leurs salaires de fin de mois jusqu’à la fin de novembre dernier.
S’agissant du cas de ceux qui étaient en mission lors des législatives, les commandos sanctionnés ont appris que c’est une erreur qui pourrait être réparée après. Mais quand ceux-ci ont émis le désir de voir leur situation se régulariser le plus tôt possible, on leur a répondu que cela est impossible et qu’ils pourraient toucher le rappel à la fin du mois de janvier. «En attendant, comment allons-nous fêter la nouvelle année ?», s’interrogent-ils.
A la tour A, tout comme à la base navale de Lokodjro dans la commune d’Attécoubé, personne n’a voulu nous recevoir pour donner la version des autorités dans cette affaire. Sans doute parce qu’ils ne savent quoi dire en face d’une décision notoirement discriminatoire. Selon des sources militaires, il y a des militaires d’Akouédo dont le salaire du mois de décembre n’a pas été viré comme ceux des commandos-marins. On estime donc qu’il s’agit-là d’un règlement de comptes. Car les marins et les militaires dont il est question feraient partie du lot des soldats en détachement auprès des autorités d’alors ou appartiennent aux compagnies qui ont tenu tête à la rébellion de Ouattara, à l’armée française et aux soldats de l’ONUCI.
Une correspondance paticulère d’Emile Kian – Notre Voie
Triste mois de septembre pour les ex-fds
L
e mois de septembre vient à peine de commencer et nos ex-fds souffrent déja car les poches sont vides.ils ont vraiment les poches vides pour la plupart d’entre eux.Cela est du à l’arret des paiements main en main effectué par le nouveau pouvoir arrivé en avril 2011.En effet le nouveau régime dans le but de controler l’effectif des ex-fds et de radier les déserteurs dans l’armée,a instauré le paiement main en main .Ce paiement obligeait tout ex-fds à se rendre à son état major en vue de recevoir son salaire du mois dans sa totalité et sans prélèvement des taxes et frais d’entretien de comptes bancaires.cette maniere de payer ces soldats a duré pendant trois mois.Cependant le paiement des salaires du mois d’aout de ces dits soldats s’est effectué par virement bancaire,ocassion pour les banques de retirer le frais d’entretiens bancaires et les intérêts leur revenant qui étaient suspendu pendant trois passés.
En plus de ces frais d’entretiens à retirer,il y a aussi les frais d’assurance et les remboursement des crédits pris par ces soldats concernant les engagements à des opérations immobilieres et autres.Ainsi après tous ces prélèvements effectués sur les comptes de ces soldats il se trouve que certains n’ont eu que la maudite somme de 5000 F CFA c’est à dire moins de 10 euros pour faire face aux différentes charges de ce mois ,d’autres n’ont rien eu comme sou et sont encore débiteurs des banques.
Vu la situation désolante quelqu’uns parmi eux s’adonnent à des activités comme la maçonnerie sur des chantiers ouverts à Abidjan ,la menuiserie pour ceux qui sont des génie civil dans l’armée.Quelle situation déplorable?
Ange Everse.
Paiement de salaire – Echauffourées entre policiers, hier, au Plateau
Des sous-officiers de la Police ont failli en venir aux mains, le lundi 11 juillet 2011, à la préfecture de Police, au Plateau, où ils sont censés percevoir leur salaire du mois de mai. Après des heures d’attente et des rumeurs faisant état de l’insuffisance de fonds pour satisfaire tout le monde, ils n’ont plus voulu respecter l’ordre de passage. Il s’en est suivi un cafouillage et des échanges violents de propos dont nous vous épargnons la teneur. Des policiers qui ont été sérieusement secoués par leurs collègues ont voulu utiliser la manière forte pour se faire entendre. Face à ce qui s’apparentait à l’indiscipline et à la confusion, les agents-payeurs ont suspendu le paiement de salaire. Au moment où nous quittions les lieux, plusieurs sous-officiers criaient leur ras-le-bol. Cette affluence record s’expliquait par le fait que le délai de fin de paiement des salaires des policiers à Abidjan, est prévu le mardi 12 juillet 2010. Les principaux lieux de paiement, notamment la préfecture et l’école nationale de Police ont été pris d’assaut par des policiers qui doivent présenter une attestation de service dûment signée par leur commissaire ou commandant. A ce niveau, beaucoup n’ont pas encore reçu d’attestation ou si c’est le cas, certains n’ont pas toutes les signatures requises. « Mon commandant refuse de signer et de mettre le cachet qui atteste que je suis effectivement à mon poste. Mon chef d’unité a signé, mais mon commandant de compagnie refuse, sans me donner de raison valable », nous a expliqué un sergent d’une compagnie républicaine d’Abidjan. Autour de lui, plusieurs policiers se retrouvaient dans le même cas. Ils ont à leur tour exprimé leur colère contre leur hiérarchie. « Certains de nos chefs veulent nous exposer en faisant croire que nous ne venons pas au boulot ou que nous avons déserté nos postes. Le ministère de l’Intérieur qui demande des rapports régulièrement pourrait s’appuyer sur ces listes pour dire que nous avons déserté. Et si nos chefs continuent de nous exposer, nous allons protester vigoureusement dans nos casernes pour démontrer que nous n’avons pas déserté », a renchéri le sergent-chef T.S. Au moment où nous mettions sous presse, le calme était révenu, mais le paiement n’avait pas repris.
M’BRA Konan
Ado solutions n’a pas de solutions pour les salaires.
Nous sommes aujourd’hui le 7 du mois et aucun fonctionnaire de l’Etat de Côte d’ivoire n’a reçu son salaire qui était payé dans la vingtaine du mois du temps du président Gbagbo. Les fonctionnaires scrutent l’horizon en espérant voir leur compte approvisionné. C’est dans cette atmosphère que les corps habillés, principalement les gendarmes qu’on croyait plus chanceux sont appelés à venir toucher leur solde. Cette opération de paiement de solde à début hier mercredi 6 juillet, mais là aussi contrairement aux espérances c’est là désolation qu’on lit sur les visages de nos gendarmes. En effet, appelés à venir toucher leur solde main à main comme annoncé, ce sont seulement 30 d’entre eux qui auront la joie de toucher cette solde pour la première journée. Les autres, les moins chanceux se verront prier de revenir un autre jour en attendant les recettes de la SOTRA (société de transport Abidjanais) pour recevoir leur solde. Voici le triste sort que réserve Alassane Ouattara aux vaillants gendarmes, lui l’économiste qui a promis une pluie milliards aux Ivoiriens. A l’évidence cette pluie n’est pas pour demain, parce que le constat est qu’on assiste à une sécheresse qui se traduit par le non paiement des salaires et soldes au jour d’aujourd’hui, pour une fois que son parrain Sarkozy n’a pas voulu avancer l’argent nécessaire au paiement des salaires. L’on se rend finalement compte que Ado solutions n’a pas de solution pour les Ivoiriens qui commence a être agacés et dessus pour ceux qui avaient cru en lui .N’est-il pas l’éminent économiste qui a sorti des pays des difficultés lorsqu’il était au FMI ? Alors pourquoi n’arrive-t-il pas à payer les salaires des fonctionnaires après trois mois à la tête de la Côte d’ivoire ? A la vérité Ado solution n’a pas de solution et devrait solliciter comme toujours son parrain Sarkozy pour se sortir d’affaire.
Régis kouame

