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Le blog de l'actualité Ivoirienne et internationale

Abidjan, Toumodi, Bouaké, Séguéla et Ferkessédougou: Les partisans de Ouattara se livrent à la violence


24 avril 2013 Publié par | Politique | , , , | Poster un commentaire

LE FPI DÉMONTE LES MENSONGES DU RÉGIME OUATTARA


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2 avril 2013 Publié par | Politique | , , , | Poster un commentaire

Politique nationale: PDCI-RDA, allié ou adversaire en 2015 ?


21 septembre 2012 Publié par | Politique | , , | Poster un commentaire

Enquête sur la crise post-electorale: Ces chiffres qui contredisent le Rdr


10 août 2012 Publié par | Politique, Société | , , , | Poster un commentaire

Avant l’audience de Gbagbo à La Haye Le Rdr distribue l’argent pour recruter des manifestants


Source : Notre voie

Le Rdr est visiblement  pris de panique dans sa guerre contre Laurent Gbagbo. Conscient de la grande légèreté de l’acte d’accusation formulé par le procureur Ocampo contre  le Président Gbagbo, le Rdr est emporté par une panique qui ne dit pas son nom. Ne sachant plus sur quoi compter pour prouver que Gbagbo est coupable de crimes contre l’humanité, le parti politique d’Alassane Ouattara sort la carte de la haine. Haine que le Rdr porte au grand jour  à travers le monde. Déterminé à voir Gbagbo, dit-il, «  mourir en prison », ce parti fait feu de tout bois partout en Côte d’Ivoire et au-delà des frontières. Selon ce qui nous revient, le Rdr distribue en ce moment des billets de banque pour recruter des individus capables d’aller manifester à La Haye pour exiger la condamnation à mort d’un Ivoirien . Quelle dose de méchanceté pour des gens qui disent œuvrer pour la réconciliation nationale.
En effet, au dire d’un Ivoirien résidant en France, le Rdr approche des individus à qui ce parti remet 100 euros qui équivaut à 65.000 fcfa. «J’ai été approché par le Rdr au restaurant Mac Do à Mont rouge. On m’a proposé la somme de 100 euros afin de me motiver à aller marcher contre Gbagbo à La Haye», témoigne-t-il. Dans la même veine, une autre équipe sillonne le pays Bété en Côte d’Ivoire pour acheter les consciences des parents de Laurent Gbagbo afin de les amener à haïr leur propre frère en sortant pour marcher le 13 août prochain. L’argument qui est utilisé est de faire admettre au peuple Bété que Gbagbo n’a rien fait pour eux. Il les aurait abandonnés au profit de Yamoussoukro.

Benjamin Koré

1 août 2012 Publié par | Politique | , , , | Poster un commentaire

Après les attaques de vendredi : Réactions suite à l’attaque contre les casques bleus et les FRCI


Publié  par L’intelligent d’Abidjan

Règlement
© Getty Images par DR 
Règlement militaire du conflit ivoirien: Les Forces républicaines à Duékoué
Duékoué. Members of Pro-Ouattara forces hold their weapons on March 29, 2011 in Duekoue, in western Ivory Coast. Photo: DCA

Daniel Boni Claverie au nom de la plateforme « agir pour la paix et la nation » (APN)
‘’Que les responsabilités soient situées le plus rapidement’’
« L’APN a appris de sources officielles l’attaque perpétrée par des éléments armés non identifiés, contre une patrouille conjointe Onuci-FRCI, en mission de sécurisation entre les villages de Para et de Nigré dans la sous-préfecture de Grabo faisant 7 tués parmi les casques bleus nigériens, 3 chez les FRCI, et un nombre de civils non encore précisé. L’APN se désole de ce que cette attaque contribue non seulement à accroitre le désarroi des populations de cette région, mais favorise la dislocation des communautés villageoises déjà marquées par les profonds traumatismes dus aux violences exercées contre elles durant cette crise. Celles-ci en effet, sont contraintes à l’exode vers la forêt ou les camps de réfugiés encore nombreux dans cette zone. Ces faits alourdissent l’atmosphère sociopolitique nationale déjà délétère et constituent un recul manifeste quant aux efforts de normalisation déployés par l’ensemble des acteurs politiques depuis plusieurs mois. C’est pourquoi, la Plateforme Agir pour La Paix et la Nation-APN, veut par la présente déclaration :
• Marquer son indignation face à de tels actes posés à un moment où les Ivoiriens, épuisés par une crise sociopolitique particulièrement dévastatrice, aspirent à une paix véritable pour engager la réconciliation et la reconstruction nationale.
• Exprimer sa profonde tristesse face aux pertes en vies humaines enregistrées et présenter ses condoléances à l’Onuci, aux familles des victimes nigériennes et à celles de nos compatriotes.
• Condamner avec la dernière énergie ces attaques.
• Réaffirmer sa compassion et sa solidarité aux populations de l’Ouest affectées par ce drame.
• Demander qu’une enquête impartiale soit diligentée, afin d’identifier ces bandes armées qui sèment l’insécurité et compromettent le retour à la normale dans l’ouest du pays.
• Souhaiter que les responsabilités soient situées le plus rapidement possible afin que cessent les spéculations qui ne reposent pour le moment sur aucune preuve tangible.
Par la même occasion, l’APN regrette l’arrestation en territoire étranger d’un ancien ministre de la République, M. Lida Kouassi; marque sa surprise face aux conditions et à la rapidité de son extradition qui ne lui ont pas permis de faire appel. Souhaite que la lumière soit faite le plus rapidement possible sur cette affaire et que les résultats des enquêtes soient portés à la connaissance du public pour une meilleure appréciation de la situation ».

M. Koné Yacourwa, Délégué National chargé de l’énergie et du développement durable de Lider
‘’Il faut un désarmement effectif transfrontalier de toutes les bandes armées qui y sévissent’’
«Lider condamne fermement ces actes répréhensibles qui sont de nature à remettre sérieusement en cause la fragile paix en construction en ce moment. Lider tient à rappeler que les populations ne pourront retrouver véritablement la tranquillité qu’à travers un processus de paix et de dialogue entre les filles et fils de la Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, Lider appelle vivement l’ensemble des acteurs politiques à créer un environnement favorable au retour de la convivialité et de la fraternité entre les Ivoiriens. Au gouvernement, Lider demande de tout mettre en œuvre pour la protection des vies et des biens des populations. Aux familles de toutes les victimes, Lider apporte sa compassion tout en espérant que pour une fois la lumière sera sincèrement faite sur cette autre affaire. LIDER exhorte également les instances compétentes à coordonner les efforts dans l’Afrique de l’Ouest pour obtenir un désarmement effectif transfrontalier de toutes les bandes armées qui y sévissent. Au Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, Lider adresse ses condoléances et le prie de les transmettre au contingent nigérien et à toutes les forces onusiennes. »

Pr Angui Pascal, secrétaire général du MFA :
‘’Ce n’est pas normal qu’on les attaque’’
«Ça ne peut être que des sentiments de tristesse. Ce sont des Forces onusiennes. Comme le nom l’indique, ce sont des forces impartiales. Elles sont venues pour assurer la paix et aider la Côte d’Ivoire à réussir le processus de réconciliation et de reconstruction. Ce n’est pas normal qu’on les attaque. Nous allons leur rendre hommage ».

Joël N’Guessan, porte-parole du RDR :
« Le gouvernement prendra des mesures appropriées pour mettre fin à cela »
« C’est déplorable. On sort d’une grave crise. La communauté internationale vient pour nous apporter un appui. Et puis des individus sous le prétexte de vouloir déstabiliser le régime du président Ouattara s’en prennent aux Forces onusiennes. C’est la première fois que cela se passe. Comme quoi, les ennemis de la Côte d’Ivoire sont toujours animés de leur sale dessein. Au niveau du RDR, nous souhaitons que le gouvernement prenne des mesures rigoureuses pour mettre fin à ce genre d’actes. Je pense que les premières décisions qui ont consisté à fermer les frontières vont permettre de booster hors de notre territoire les terroristes. Tous ceux qui pensent qu’ils vont pouvoir déstabiliser le pouvoir du président Ouattara par ce genre d’actes se trompent totalement parce que je suis convaincu que le gouvernement prendra des mesures appropriées pour mettre fin à cela ».

Alphonse Djédjé Madi, secrétaire général du PDCI :
‘’Ce n’est pas dans la violence que nous allons vivre en permanence’’
« Ce sont des actes à condamner. Il faut que la Côte d’Ivoire aille résolument vers la paix et chacun doit faire un effort sur lui-même pour conforter cette recherche de la paix. Ce n’est pas dans la violence que nous allons vivre en permanence, ce n’est pas dans la violence qu’on va essayer de se retrouver pour bâtir notre pays. On a connu une phase difficile, faisons en sorte que ce soit une parenthèse malheureuse dans notre vie nationale et allons à la paix, quoique cela nous coûte. Tous les Ivoiriens devraient le comprendre quels que soient les dégâts subis. Il faut condamner toute reprise de la violence. Pourquoi voulez-vous que j’accuse des gens, alors que je suis à mille lieues de l’endroit où l’attaque a eu lieu ? Je ne suis pas chargé de l’enquête, je ne sais pas qui a attaqué. Je demande seulement aux Ivoiriens de se réconcilier et d’éviter la violence ».

Yao Séraphin, président de la JUDPCI :
‘’Les auteurs de cette attaque doivent être poursuivis jusque dans leur dernier retranchement’’
«C’est vraiment dommage. C’est un acte abominable qu’il faut condamner avec la plus grande détermination. Au moment où les Ivoiriens aspirent à une Côte d’Ivoire de paix pour renouer avec le développement, cette attaque n’est pas justifiée. C’est pourquoi nous la condamnons avec la dernière énergie. Les auteurs de cette attaque doivent être poursuivis jusque dans leur dernier retranchement. J’invite donc le gouvernement à prendre ses responsabilités en sécurisant l’Ouest du pays. C’est un signal aussi pour montrer que les miliciens pro-Gbagbo sont encore là et que tout le monde dans la synergie doivent mettre fin à ces attaques pour penser au développement de notre nation ».

Guéhoun Augustin, secrétaire national au FPI:
‘’Ça ne fait que confirmer et aggraver notre crainte quant à l’insécurité’’
«Cette situation ne m’inspire rien du tout. Qui les a envoyés à l’ouest ? C’est à la personne qu’il faut poser la question. Ça ne fait que confirmer et aggraver notre crainte quant à l’insécurité. Même l’Onu n’est plus en sécurité en Côte d’Ivoire. Donc, nous prenons acte que l’insécurité est érigé en règle par le pouvoir actuel ».

Recueillis par Olivier Dion et Touré Abdoulaye

11 juin 2012 Publié par | Politique, Société | , , , , , | Poster un commentaire

Guerre PDCI-RDR: Le PDCI va-t-il dire la vérité sur la fraude de Ouattara à la présidentielle?



Les scènes de ménage au RHDP porteront au grand jour ce que les Ivoiriens savent, mais que le PDCI a voulu cacher par souci de sauvegarder son alliance avec le RDR. Au bureau politique du PDCI, des choses jamais imaginées ont été dites. Parce que, dit-on, « l’amitié et l’alliance se nourrissent de vérité ». Et depuis ce rendez-vous de la maison vert-blanc de Cocody, on rumine de part et d’autre dans les deux camps alliés par presse interposée. On s’envoie des flèches et selon un document du PDCI qui serait gardé au secret, le vieux parti remettrait en cause la victoire de Ouattara dans certaines circonscriptions électorales. «De concessions en concessions, les pro et anti-Bédié sont arrivés au communiqué final qui ébranle le RDR et ses militants.

source:Notre Voie

7 juin 2012 Publié par | Politique | , | Poster un commentaire

Accusé de trahison par les militants Pdci-Rda-Amoakon Edjampan : “Le traître, ce n’est pas moi ”



Accusé par les militants du Pdci-Rda d’avoir apporté son soutien au candidat du Rdr, Cissé Daouda, lors des élections législatives dans la commune d’Abengourou, Amoakon Edjampan Thiémélé, délégué départemental du Pdci, se défend.

Notre Voie : Lors des élections législatives à Abengourou, vous avez soutenu le candidat du Rdr. Ce qui a fortement déplu aux militants du Pdci qui vous accusent de trahison. Que répondez-vous ?
Edjampan Thiémélé Amoakon : Ce sont des gens qui imaginent ce qu’ils veulent. La réalité est ailleurs. Premièrement, je suis délégué départemental du Pdci-Rda et responsable du Rhdp à Abengourou. Mes efforts ont consisté à rapprocher les membres du Rhdp. Et nous avons abouti à un accord qui a été malheureusement saboté au niveau le plus élevé quand on a décidé que nous devions partir en rang dispersé. A partir de là, moi j’ai soutenu mon candidat. Je suis venu présenter les candidats. J’avais quelques griefs contre certains candidats et je l’ai dit publiquement. Je ne vois pas aujourd’hui pourquoi les gens parlent de choses qui ne sont pas vraies. Je n’ai soutenu aucun candidat du Rdr. D’ailleurs ce parti avait deux candidats alors quel est celui que j’ai soutenu. Edjampan n’est pas le traître. Des militants veulent s’éloigner de moi. Moi-même, j’ai décidé de m’éloigner d’eux. Pour des raisons personnelles, je préfère me mettre à l’écart.

N.V : Quelles sont ces raisons ?
E.T.A : C’est un problème personnel. Depuis l’âge de 17 ans, je suis responsable à différents niveaux. J’ai consacré ma vie à servir les autres. Aujourd’hui, je suis âgé de plus de 70 ans. J’estime que j’ai déjà beaucoup apporté. Cela fait 20 ans que je suis à l’Assemblée nationale en y occupant plusieurs postes sauf le perchoir. J’ai préféré laisser la place aux jeunes. Voici les raisons pour lesquelles, j’ai décidé de me retirer. Cela ne veut pas dire que j’arrête la politique parce que je suis un responsable au sein de mon parti et du Rhdp. Je ferai tout pour la consolidation du Rhdp.

N .V : Vous parlez de la consolidation du Rhdp. Alors que Kouadio Konan Bertin dit Kkb, président de la jeunesse de votre parti a été lynché par des militants du Rdr à Bonon. A Abidjan- Koumassi, on assiste à un affrontement avec souvent des blessés entre Cissé Bacongo (Rdr) et N’Dohi Raymond (maire sortant Pdci). Quel commentaire faites-vous de ces situations ?
E.T.A : Ce sont des dérives inévitables lors que vous cherchez à vous mettre ensemble. Nous dénonçons toutes ces situations. Quand on est en alliance, il y a des excès qu’on n’accepte pas. Il y a des extrémistes partout. Nous faisons tout pour que cela cesse. Il faut consolider notre alliance. C’est ça, le plus important. Il faut oublier ces bagarres.

N.V : D’aucuns soutiennent que vous courrez après un poste de gouverneur de district. Est-ce vrai ?
E.T.A : Je fais de la politique et j’ai décidé de poursuivre ma carrière. Si demain, on décide de me nommer à un poste quelconque où on me juge capable, j’accepterai volontiers.

N .V : L’on parle de plus en plus d’élections couplées. C’est-à-dire organiser le scrutin électoral des conseillers municipaux et celui des conseillers régionaux, le même jour. Qu’en pensez-vous ?
E.T.A : Ce sont des procédures qu’on doit analyser. On parle d’élections couplées. Cela veut dire quoi ? C’est-à-dire dans la commune d’Abengourou, il y aura deux urnes, deux bulletins de vote pour nos électeurs qui ont déjà de la peine à manipuler le bulletin unique. Alors je me demande comment tout cela va se passer. La pauvre dame qui arrive, on lui dit va à droite, c’est la région et à gauche, c’est le maire. Je suis certain qu’elle va confondre les bulletins. S’il ya des gains financiers, politiquement, nous n’aurons pas d’élections crédibles. Si nous voulons que les élections des conseillers régionaux soient bonnes, il faut les séparer des autres scrutins afin d’éviter des difficultés inutiles à nos électeurs.

N.V : Seriez-vous candidat au poste de président du conseil régional ?
E.T.A : Ma réponse est non. Je n’ai pas envie. Je vais aider ceux que mon parti ou le Rhdp proposeran

Interview réalisée par Jean Goudalé 

source: Notre voie

6 avril 2012 Publié par | Politique | , , | Poster un commentaire

Côte d’Ivoire : Exclusif : Ouattara demande à ses militants d’envoyer tous les pro-GBAGBO au cimetière !


« Nous demandons à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du FPI. Oui, nous allons les mater. Ils oublient que tous ceux qui se sont attaqués à Alassane se trouvent au cimetière. »


Ces phrases révélatrices de l’état d’esprit actuel au RDR d’Alassane Ouattara ne sont pas l’œuvre d’un militant de base. Il s’agit de phrases prononcées en public par Amadou Soumahoro, Secrétaire Général du RDR et Conseiller politique du même Dramane Ouattara, le 18 mars 2012 à Daloa, à la place de la grande Mosquée, lors de la cérémonie de présentation de Samba Coulibaly, ex-directeur de campagne du candidat Laurent Gbagbo dans les 14 départements de l’Ouest ivoirien, désormais retournant au RDR après avoir accompli sa mission de serpent dans la poche d’un GBAGBO Laurent naïf et croyant que la Charte du Nord était une vue de l’esprit.

Alors c’est officiel. La chasse est ouverte dans les règles de l’art. Et ces consignes laissent le monde civilisé sans voix.

Oui. C’est ça le RDR. Et pour ceux qui ne connaissaient pas ce conglomérat de bandits baptisé parti politique, voici son profil officiel tel que donné par le Secrétaire Général lui-même. « Le RDR est né dans le feu, il a grandi dans la flamme et il est arrivé au pouvoir dans la boue. »

Trois grandes symboliques caractérisent le RDR. Le feu, la flamme et la boue. Le feu brûle, la flamme consume, la boue apparaît après une forte pluie ou un déluge. Et comme nous sommes en plein symbolisme, parlons de pluie de bombes et de déluge de feu. Et alors vous comprenez. Toute la symbolique de l’Apocalypse annoncé pour la Côte d’Ivoire, se dévoile enfin !

Mais au-delà de cette petite parenthèse sur laquelle nous reviendrons plus en détail dans les Chroniques à venir, je vous prie de suivre avec moi, l’analyse de l’appel officiel de Ouattara au meurtre, au massacre et au génocide des partisans de Laurent GBAGBO.

« Nous demandons à nos militants de se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du FPI. Oui, nous allons les mater. Ils oublient que tous ceux qui se sont attaqués à Alassane se trouvent au cimetière. »

Ici, il ne s’agit plus de symbolisme. Il s’agit bel et bien d’un message sans équivoque, d’un appel au meurtre.

Pour qu’une organisation présentée comme un parti politique puisse appeler publiquement au meurtre de « tous les militants du FPI », cela veut d’abord dire qu’elle a les moyens, qu’elle s’est donné les moyens de perpétrer ce massacre à grande échelle. Parce que le FPI, c’est au strict minimum, la moitié de la population ivoirienne, soit environ 11 millions de personnes. Envoyer 11 millions de personnes « au cimetière », cela nécessite de gros moyens.

Ensuite, pour qu’un civil, fût-il Secrétaire Général du RDR, puisse appeler publiquement d’autres personnes sensées être des civils, au génocide d’une partie de la population ivoirienne, c’est qu’un travail préalable de formatage psychologique et de préparation conséquente, a été fait. Car il n’est pas donné au commun des mortels de donner la mort à une personne à plus forte raison, à plusieurs personnes en même temps.

Mais ce n’est pas tout. Retenons notamment que, tenir de tels discours en public, sans être inquiété, sans avoir à rendre compte à la Justice et sans gène, dénote clairement d’un état de fait : désormais, les militants du RDR sont au-dessus des lois, de la Justice et des Forces régaliennes de sécurité.

C’est pourquoi, Ouattara par la bouche de son Conseiller Politique, a tenu à rassurer officiellement ses militants et à leur donner de façon sous-jacente, les consignes suivantes : la Constitution des Ivoiriens interdit la peine de mort et la justice privée. Mais désormais, c’est moi la Constitution. J’instaure la peine de mort pour tous ceux qui ne me reconnaissent pas comme leur maître. Alors, je vous donne l’ordre d’envoyer tous ceux qui s’attaquent à moi « au cimetière ». Je vous donne l’exemple de Boga Doudou, Guéi Robert, Balla Kéita, Daly Yoblé, Dagrou Loula, Guy André Kieffer, Gohourou Parfait, Bohoun Bouabré, Gaumont Diagou, etc. etc. sans compter les 20 000 civils déjà au « cimetière » à Bouaké, Korhogo en passant par Duékoué, Man, Bangolo, …

Autre message important partagé par le Conseiller Politique de Ouattara et Secrétaire Général du RDR, c’est la place du militant du RDR dans la Côte d’ivoire version Ouattara. Dans cette Côte d’Ivoire inimaginable, désormais, les Ivoiriens ne sont plus sanctionnés par la Loi mais par les militants du RDR. Ce n’est plus la loi qui punit mais c’est le militant du RDR qui a le devoir de mater et d’envoyer les contrevenants à la Loi « au cimetière ». Dès lors, du simple statut de militant, l’activiste du RDR arbore désormais le titre officiel d’exécuteur de sentence, de bourreau, d’assassin, de génocidaire. C’est pourquoi ils sont réquisitionnés, à compter de ce qu’il convient d’appeler "l’Appel de Daloa du 18 mars 2012", afin de « se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du FPI ».

Et tous ces discours du genre « la France a évité un Génocide », « c’est la France qui a sauvé les Ivoiriens », trouvent enfin un sens, une explication. Parce que jusqu’ici, nous nous posions la question de savoir le génocide de qui a été évité ?

Or le parrain France, au vu du massacre inaugural de Duekoué qui marquait le point de départ du génocide des Ivoiriens pro-GBAGBO, n’a pas eu le courage de laisser le massacre se poursuivre. C’est donc pourquoi, cette France traîtresse, a préféré attaquer le Président de la Côte d’Ivoire sans déclaration préalable de guerre, en massacrant au passage 3 000 civils, ce qui semble être un cadeau français, à côté de ce qui aurait fait au bas mot, des millions de morts, si Ouattara avait pu lui-même prendre les choses en main.

Mais, comme il n’est jamais trop tard pour faire bien, l’agenda initial du RDR est remis au goût du jour : il faut « se mettre en ordre de bataille pour mater tous les militants du FPI » afin qu’ils se retrouvent tous « au cimetière ».

A l’évidence, la Communauté dite Internationale ne sera pas émue outre mesure ; car le massacre de civils jugés antioccidentaux, non dociles et insoumis, reste une chose essentielle pour maintenir l’équilibre géostratégique avec l’odeur nauséabonde des intérêts eux-aussi stratégiques pour la survie de la "Civilisation occidentale".

Il ne reste alors qu’une seule alternative aux militants et sympathisants du FPI, après de l’"Appel de Daloa du 18 mars 2012" : fuir du pays et rejoindre les autres militants exilés depuis avril 2011 ou rester en Côte d’Ivoire, prendre enfin la mesure de toute la situation et empêcher ce génocide.

Mais le FPI a toujours appris à ses militants de lutter aux mains nues. Et au pouvoir, le FPI a doté l’Armée nationale en hommes bien formés et en moyens adéquats pour protéger les biens et les personnes afin de permettre un exercice civilisé, libre et démocratique des libertés de pensée, d’association et de parole.

Aujourd’hui, le RDR nous révèle que ses militants ne sont pas de simples civils participant à l’animation politique de la vie de leur parti, mais plutôt, ils sont des guerrieros armés jusqu’aux dents et, leurs cibles sont les civils aux mains nues du FPI. Ces dix derniers mois, le bilan des exactions tests commises par ces guerrieros appelés FRCI sur les civils pro-GBAGBO nous donne des raisons de croire que l’heure est très grave !

Alors que va-t-il se passer ? Allons-nous assister à un réveil, un sursaut d’orgueil, une réaction révolutionnaire de l’Armée que le peuple de Côte d’Ivoire s’est donnée pour protéger ses enfants ou allons-nous assister passivement au massacre annoncé des civils aux mains nues par les guerrieros du RDR ?

Les jours à venir nous situerons !

Mais en attendant, restez à l’écoute de la prochaine déclaration du MSD-CI de Major Bamba et des groupes de Résistance patriotique et révolutionnaire.

Que Dieu protège le peuple épris de liberté de Côte d’Ivoire !

A Très bientôt.

Hassane Magued

21 mars 2012 Publié par | Politique, Société | , | Poster un commentaire

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