Menace de déstabilisation: La France met en doute le rapport de l’Onu
Massacre de Nahibly à Duekoué: Le FPI catégorique. Ouattara est le coupable
Le 26 juillet 2012 par IVOIREBUSINESS – Texte intégral du point de presse du FPI du 25 Juillet 2012
Mesdames et messieurs les journalistes de tous les médias de la presse nationale et internationale.
La Côte d’Ivoire depuis le 19 septembre 2002, vit une tragédie sans fin marquée par des exécutions de populations dont la dernière a eu lieu le vendredi 20juillet 2012 à Duékoué. Le drame que vit Duékoué mérite l’interpellation de la communauté nationale et internationale pour que des mesures appropriées soient prises pour mettre fin aux traumatismes des Ivoiriens.
Il y a peu plus d’un mois, précisément le 15 juin 2012, le Front Populaire Ivoirien vous conviait à une conférence de presse, en ces mêmes lieux, pour vous informer et attirer votre attention sur les massacres des autochtones Wê perpétrés dans l’Ouest de notre pays par les FRCI l’armée privée de M. Alassane Ouattara.
Avant la présentation des nouveaux faits, leur analyse, et les dispositions qu’exige cette situation d’une extrême gravité, il importe de rappeler dès l’abord, le contexte socio économique dramatique ivoirien que nous soulignions à notre conférence de presse du 15 juin dernier.
1. La vérité sur la réalité à l’ouest : massacrer tous les Wê et vider cette zone des planteurs ivoiriens
La mainmise des multinationales du négoce sur le cacao ivoirien, qui est l’un des fondements de la guerre faite à notre pays, passe par l’expropriation des planteurs nationaux (wê, baoulé). Cela au profit de colons étrangers burkinabé, malien plus malléables qui exerceront comme des ouvriers agricoles dans les plantations industrielles des multinationales à créer.
Ce qui se passe à l’Ouest est une terreur orchestrée par le pouvoir pour accélérer l’expropriation des paysans autochtones dont déjà des milliers d’entre eux ont été froidement exécutés ou se sont exilés. Les maîtres d’œuvre de cette sale besogne au profit du pouvoir et de la colonisation des terres de l’Ouest sont connus de l’ONUCI et des FRCI. Leur chef de file Amadé Ouremi qui a participé à la guerre pour la prise du pouvoir par Alassane Ouattara, contrôle au vu et au su des nouvelles autorités toute la région ouest, à la tête d’une armée très lourdement équipée. Ils sont au total sept chefs de guerre burkinabé portant des tenues militaires estampillées FRCI, en liaison avec des supplétifs Dozos vivant de prébendes, rançonnant les populations, s’adonnant quotidiennement à des actes de brigandages, coupures de routes, vols à mains armées, assassinats…
Le président de la République, Alassane Ouattara dont la promptitude est devenue légendaire dans la persécution, les accusations fantaisistes, extraditions et détentions extra judiciaires des pro Gbagbo, s’avoue curieusement incapable de faire la différence entre un vrai et un faux FRCI.
De même, le secrétaire général par intérim de son parti le RDR, Amadou Soumahoro qui nous a si funestement habitués à ses surenchères totalitaires avec ses discours ethnocidaires et fpicides, se mure dans un silence, satisfait certainement de pouvoir alimenter les cimetières promis aux pro Gbagbo pendant que son patron poursuit allégrement son séjour à l’étranger.
Ces aveux d’impuissance et/ou de complicité font de M. Alassane Ouattara, en plus de tous les massacres qui ont jalonné sa course au pouvoir, le coupable de tous les crimes commis contre les citoyens de tous ordres de notre pays depuis son accession au pouvoir d’Etat, dans le bain de sang que l’on sait.
Et le récent drame de Duékoué porte tout autant la marque de sa pleine et entière responsabilité.
2. Le drame de Duékoué : les faits, et les responsabilités
Dans la nuit du jeudi 19 au vendredi du 20 juillet 2012, le quartier Kokoma, sécurisé en permanence par les FRCI et les dozos a été agressé par des hommes armés non identifiés. Cela a occasionné la mort de quatre (04) personnes identifiées, dès le lever du jour, comme des membres de la communauté malinké majoritaire dans ce quartier.
Sans aucune forme de procès, des pensionnaires du camp de refugiés de Nahibly sont accusés d’être les auteurs de ces tueries. S’en suit alors une expédition punitive des FRCI et des dozos appuyés par des centaines de personnes armées (armes de guerre, armes blanches, bidons remplis d’essence, allumettes, etc.). Sur les lieux, une colonne de FRCI, de dozos encercle le camp des réfugiés, tandis qu’une autre colonne y pénètre. Le camp est mis à feu, les occupants tués à vue, ceux qui voulaient fuir sont rattrapés et exécutés soit brûlés vifs. L’on assiste alors à un véritable massacre des femmes, enfants et vieillards, jeunes gens et jeunes filles.
Cette tuerie massive commencée dès neuf (09) heures du matin, s’est poursuivie jusqu’à 16 heures sous le regard et donc la présence des autorités administratives dont le préfet Monsieur Effoli Benjamin, des agents de police et de gendarmerie médusés, écœurés, mais impuissants car dépourvus du minimum de moyens d’intervention. Pis, le détachement des forces de l’ONUCI, posté depuis toujours devant ce camp assiste impassiblement à cette barbarie digne de l’Inquisition (tribunal chargé de réprimer les hérétiques).
Le forfait accompli, les acteurs paradent dans la ville avec les armes en signe de victoire entonnant des chants guerriers et vantant leurs prouesses. A ce jour, le camp de Nahibly est détruit, incendié, ses locataires massacrés, les plus chanceux sont soit blessés, soit contraints à se cacher en brousse où des patrouilles de FRCI/dozos sont à leurs trousses.
Le bilan provisoire indique 211 morts (sources diverses concordantes), une centaine de blessés et des centaines de personnes disparues.
Suite à ce massacre à grande échelle, le Gouvernement Ouattara, dans une mise en scène ignoble et coupable parle de six (06) morts et de quelques blessés.
Il organise un reportage télévisé visant à minimiser l’ampleur du drame qu’il qualifie de difficultés humanitaires à la place de tueries massives.
Face à ces faits d’une extrême gravité, les autorités nationales et l’ONUCI complices dans le drame ivoirien, n’ont trouvé rien de mieux que de se jeter mutuellement la responsabilité dans un jeu macabre de ping pong.
Alors que le ministre délégué à la défense Paul Koffi Koffi déclarait sur les antennes de la RTI « le camp de Nahibly était gardé depuis sa création par les casques bleus de l’ONUCI », Arnauld Akodjenou le numéro 2 de l’ONUCI affirmait pour sa part que « la responsabilité primaire pour la sécurité du camp en incombait aux autorité ivoiriennes. Cela avait été arrêté lors de l’établissement du camp. A aucun moment la sécurité du camp n’a été sous la responsabilité de l’ONUCI ».
Face à la flagrance des faits qui les accablent tous, ils n’ont pas cette fois entonné en chœur leur sempiternelle litanie coup d’étatienne, mais certains thuriféraires du régime que ne visitent jamais, les scrupules, la honte, encore moins la compassion, ont trouvé là matière de dire que les réfugiés pro Gbagbo se sont auto-massacrés.
Quel délire morbide !
Ceux qui nous dirigent sont-ils encore des humains ?
Pour le Front Populaire Ivoirien aussi bien les autorités ivoiriennes que l’ONUCI sont responsables de ce drame par leur légèreté, pour ne pas dire leur connivence dans la gestion de ces évènements. Complices dans le génocide Wê de mars 2011, les FRCI et l’ONUCI le sont également à fond dans l’expropriation et les massacres des populations autochtones Wê à l’ouest du pays. Et ces forces armées coalisées doivent rendre des comptes pour crimes contre l’humanité.
De nombreux villages et campements Wê ayant été rasés, brûlés durant la guerre, et les plantations occupées par les FRCI et Dozos, les survivants ont été parqués dans le camp de Nahibly situé au milieu de nulle part entre Duékoué et Guiglo, pour être massacrés le moment venu, à l’abri de tout regard, et dans la plus grande discrétion et complicité entre les FRCI et l’ONUCI qui, pour distraire l’opinion nationale et internationale, se rejettent la faute.
Le camp de Nahibly unique refuge des populations Wê détruit, saccagé, anéanti, il ne reste plus aux Wê qu’à fuir massivement leurs terres, abandonnant ainsi l’Ouest du pays aux colons burkinabé, qui une fois bien établis, poursuivront leurs chevauchées macabres vers le sud-est du pays pour assujettir tous les autres peuples ivoiriens. Ce qui se passe à l’ouest n’est que le début, d’une colonisation totale du pays.
Cette assertion repose de manière intangible sur des faits graves qui incriminent au premier chef M. Alassane Ouattara, son régime et son Gouvernement. Relativement aux récents massacres de Duékoué, le FPI rappelle que lors de la visite d’Etat effectué à l’ouest en avril 2012, M. Alassane Ouattara avait publiquement annoncé sa ferme volonté « d’en finir avec le camp des refugiés de Nahibly ». A sa suite et prenant prétexte de l’attaque de Taï, M. Amadou Soumahoro, Secrétaire Général du RDR (parti de Alassane Ouattara) et de surcroît Ministre – Conseiller du président Ouattara avait promis : « l’Ouest sera nettoyé et aseptisé… ». Le préfet de Duékoué, représentant institutionnel du chef de l’Etat semble être soulagé par la disparition du camp des réfugiés et de ses occupants car selon lui « le site est un nid de malfrats ».
Ces trois (3) déclarations sont révélatrices d’une action planifiée, de destruction du camp et de ses occupants, sinon comment comprendre que le Gouvernement n’ait jamais mis en place des mesures concrètes et efficaces pour le retour sécurisé des occupants de ce site, pourtant autochtones Wê, dans leurs villages.
Pour le FPI, le traitement infligé aux refugiés du camp de Nahibly, doit être analysé dans le même registre que les massacres de Sabra et Chatila au Liban en septembre 1982.
Voilà de quoi se rendent coupables depuis le 11 avril 2011 M. Alassane Ouattara et ses alliés de l’ONUCI, dans le génocide programmé des peuples ivoiriens.
Le Front Populaire Ivoirien, accuse de ce fait, Alassane Ouattara, président de la République, ministre de la défense, son gouvernement et l’ONUCI de génocide en Côte d’Ivoire.
3. Pour la fin des massacres et l’avènement d’un état de droit en Côte d’Ivoire : les exigences du FPI
Face à ces douloureux événements, le Front Populaire Ivoirien s’incline devant la mémoire de tous les morts, victimes de la barbarie et de l’incompétence du régime Ouattara. Il adresse ses condoléances les plus attristées à toutes les familles endeuillées et leur témoigne de sa sympathie et de son soutien. Il exprime sa compassion aux blessés à qui il souhaite un prompt rétablissement.
Le FPI condamne avec la dernière énergie les attaques meurtrières perpétrées contre les populations civiles innocentes du camp des refugiés de Nahibly.
Il s’indigne de l’attitude désinvolte et de la surprenante indifférence du Gouvernement tendant à minimiser cette tragédie qui ajoute au martyr du peuple wê déjà durement éprouvé.
Il réaffirme que le président Ouattara porte l’entière responsabilité du drame récurrent qui se déroule à l’Ouest avec le massacre ciblé et donc du génocide du peuple wê.
C’est pourquoi, le Front Populaire Ivoirien :
1- Dans l’immédiat exige :
- des sanctions contre les autorités ministérielles et administratives en charge de la sécurité et de la défense ;
- la mise en place d’une commission d’enquête crédible sur la tragédie de Duékoué;
- la démission du Gouvernement pour incompétence avérée ;
- le démantèlement de la bande à Ouremi, véritable nœud de la sécurité et de la défense ;
2- En appelle à la clairvoyance et à la haute attention du Président de la République Française, M. François Hollande, qui s’apprête à recevoir M. Alassane Ouattara, à l’Elysée pour prendre la pleine mesure de la tragédie des populations ivoiriennes et de tous les habitants de la Côte d’Ivoire du fait de l’insécurité organisée par l’armée ethnocentrique instituée par le régime Ouattara par ordonnance le 17 mars 2011.
3- Réitère son appel :
- au désarmement des ex-combattants et à l’encasernement des militaires ;
- à la démobilisation immédiate des personnes non éligibles à la fonction militaire et à la mise à la retraite de tous les « com’zones »
- au désarmement des dozos et leur retrait dans leur aire culturelle ;
- à la réhabilitation de la police et de la gendarmerie nationales dans leur mission régalienne de sécurisation du territoire national ;
- à la création d’une armée véritablement républicaine au service de toute la Nation ;
- à l’application effective de la loi sur le foncier rural de décembre 1998, résultat d’un consensus national.
La Côte d’Ivoire doit cesser d’être l’Etat de non droit qu’elle est devenue depuis le 11 avril 2011. Cela passe inévitablement par l’arrêt immédiat de tous les massacres, persécutions, extraditions, détentions extrajudiciaires, la libération de tous les détenus, à commencer par le Président Laurent Gbagbo, le retour de toutes les filles et de tous les fils de ce pays en exil pour délit d’opinion et d’appartenance politique.
La réconciliation nationale par un vrai et non un simulacre de dialogue républicain, pour la mise en œuvre d’un jeu démocratique juste, équitable et transparent sont des impératifs auxquels nul ne peut se dérober.
Tous unis nous sortirons, avec notre pays libéré de ses prédateurs de tout acabit, vainqueurs de cette douloureuse et tragique situation qui nous est imposée.
Mesdames et messieurs les journalistes, merci de votre aimable attention.
AKOUN Laurent
Secrétaire Général par intérim
L’attaque d’un camp de déplacés de l’ONU en Côte d’Ivoire fait plusieurs morts
Source : Telediaspora.net
(Le Monde) Au moins treize personnes ont été tuées dans des violences, vendredi 20 juillet, à Duékoué, dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, et dans un camp de déplacés voisin de cette ville, selon un nouveau bilan fourni par des sources locales. "La plupart étaient de jeunes hommes", a déclaré un habitant, joint au téléphone d’Abidjan.
Censé être protégé par l’ONU, le camp de déplacés de Niambly, voisin de Duékoué et abritant surtout des autochtones d’ethnie guéré, a été attaqué vendredi par des jeunes en représailles à la mort de quatre personnes, tuées durant la nuit par des inconnus dans un quartier de la ville peuplé principalement de Malinké (originaires du nord du pays).
"Environ trois mille personnes ont déferlé sur le camp de Niambly pour rechercher leurs affaires et mettre la main sur les voleurs, et ont mis le feu au camp, en commençant par l’infirmerie", a indiqué par téléphone Ann Encontre, une responsable du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) en Côte d’Ivoire.
Ces violences, qui auraient été provoquées par un braquage meurtrier, ont aussi fait "plusieurs dizaines de blessés", selon une source à l’hôpital de Duékoué. L’incident rappelle que l’Ouest, en proie depuis des années à de graves tensions ethniques sur fond de conflits fonciers, reste la région ivoirienne la plus instable plus d’un an après la fin de la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011, qui a fait quelque trois mille morts, dont des centaines à Duékoué et dans sa région.
Le Monde.fr avec AFP et Reuters |
Côte d’Ivoire : 13.000 habitants ont fui leurs foyers (Onu)
Par AfriSCOOP
Plus de 13.000 personnes ont fui leurs foyers dans le sud-ouest de la Côte d’Ivoire suite à des attaques menées par des hommes armés non identifiés qui ont fait au moins 22 morts, a rapporté jeudi la presse internationale.
Les habitants de la ville de Tai, dans le Sud-Ouest ivoirien, région frontalière du Liberia en proie à un regain de violences meurtrières, sont « traumatisés » et en proie à la peur et à la panique, a déclaré Ute Kollies, chef de l’agence humanitaire de l’ONU en Côte d’Ivoire, citée par l’agence Associated Press.
« Nous avons recensé cinq attaques depuis le début de juin, et vu les rumeurs qui circulent, tout le monde a peur de ce qui pourrait se passer ensuite », a-t-elle souligné. Dans certains villages toutes les maisons ont été détruites, a-t-elle précisé.
Les soldats ivoiriens ont entamé le week-end dernier, en liaison avec les forces libériennes et onusiennes, une manoeuvre de sécurisation de la frontière ivoiro-libérienne, en vue de débusquer les armes et les caches d’armes par des opérations de ratissage. Mais, selon Mme Kollies, « la région frontalière avec le Liberia doit être davantage sécurisée pour protéger la population et offrir des passages sûrs pour l’acheminement de l’aide humanitaire ».
Le 8 juin dernier, une attaque visant des Casques bleus et des villageois dans une zone frontalière avec le Liberia a fait 22 morts dont sept Casques bleus du contingent nigérien de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci). Le gouvernement ivoirien a imputé les attaques à d’anciens miliciens ou mercenaires fidèles à l’ex-président Laurent Gbagbo, actuellement détenu à La Haye par la Cour pénale internationale (CPI).
Mais, pour le Front populaire ivoirien (Fpi, opposition) de l’ancien président Laurent Gbagbo, ces attaques sont une « diversion macabre » et un « complot » ourdi par le président Alassane Ouattara pour « accélérer l’expropriation des paysans autochtones et parachever la colonisation burkinabé en cours pour livrer les ressources nationales aux multinationales ».
L’Ouest ivoirien a été plusieurs fois en proie à des attaques meurtrières depuis la fin de la crise politico-militaire de décembre 2010 à avril 2011, qui a fait quelque 3 000 morts à travers le pays.
Côte d’Ivoire : une délégation de l’ONU entame une visite de trois jours
ABIDJAN, (Xinhua) –
Une délégation composée de représentants des 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU est arrivée dimanche à Abidjan pour une visite de travail de trois jours, a-t-on appris auprès de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI).
Au cours de son séjour, le Conseil évaluera, entre autres, les progrès réalisés dans les domaines de la réforme du secteur de la sécurité et du désarmement, de la démobilisation et de la réinsertion des combattants, la situation sécuritaire et la situation humanitaire, en particulier à la frontière avec le Liberia.
Il s’intéressera également à la réconciliation locale et nationale, à la bonne gouvernance, à la lutte contre l’impunité et à la consolidation de l’Etat de droit, en particulier de la justice.
La délégation aura des rencontres avec les autorités ivoiriennes le président Alassane Ouattara, le Premier ministre, Jeannot Ahoussi Kouadio et le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, sans oublier les représentants des groupes et commissions parlementaires.
La délégation rencontrera également la Commission dialogue, vérité et réconciliation (CDVR) ainsi que des dirigeants de partis politiques et de la société civile avant de participer lundi après- midi à une réunion de "haut niveau" avec la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Mardi, le Conseil devrait également prendre le pouls de la situation sécuritaire et humanitaire sur le terrain et aller à la rencontre des populations.
La délégation du Conseil de sécurité est attendu mercredi à Freetown (Sierra Leone), dernière étape de son voyage dans la région. Le séjour à Abidjan est la deuxième étape d’une tournée en Afrique de l’Ouest qui a commencé au Liberia.
Affrontements armés entre l’ONUCI et le RDR, hier: 7 morts. Vive tension à Bonon
par Notre voie – Les 7.741 votants sur 24.823 inscrits dans les 99 bureaux de vote dans la circonscription électorale des sous-préfectures de Bonon et de Zaguiéta étaient convoqués pour les législatives partielles du 26
février dernier. Ouverts à 8h, les bureaux de vote ont fermé à 17 h. Pendant le déroulement du scrutin aucun incident majeur n’avait été signalé. Il est 20 h. L’Onuci est alertée que les partisans du candidat Rdr, Koné Yacouba, sont allés à Gbangbokouadiokro en vue d’empêcher l’acheminement des procès verbaux des bureaux de vote de ce campement à la Cei locale parce qu’ils ont appris que leur adversaire, le candidat indépendant mais pro-Pdci, Kouadio Kouassi Denis, a eu 5.654 voix contre 2.951 pour Koné Yacouba. Les casques bleus de l’Onuci se rendent dans le campement pour escorter alors les urnes et les procès verbaux. Selon notre source digne de foi, ce cortège onusien a été attaqué en route dans une plantation d’anacardiers à 500 mètres de Gbangbokouadiokro. Aux environs de 21 h, le cortège de l’Onuci et de la Cei arrive devant la pharmacie de Bonon à quelques 150 mètres du quartier général du candidat du Rdr, Koné Yacouba. Il est encore attaqué par les militants du Rdr à l’arme de guerre. La rispote des soldats de l’Onuci est immédiate et fatale. Bilan des échanges de feu : 7 militants du Rdr tombent sous les balles.
Malgré la présence des plus de 400 agents de forces de l’ordre, Bonon est sous tension. Toute la direction de campagne du candidat indépendant mais pro-Pdci, Kouadio Kouassi Denis, était enfermée dans son quartier général apeurée.
Il est 21 h 15 mn, ce 26 février au siège de la Cei locale. Le candidat rdr, Koné Yacouba, a intimé l’ordre à ses représentants à la Cei d’arrêter le travail. Ce qui a été exécuté par le superviseur national, Mme Touré.
Les élections législatives se sont achevées dans la violence sans résultats. Joint, le Sous-préfet de Bonon, Guillaume Yapi Yapi, nous a exprimé son amertume. « Les candidats nous ont promis de privilégier les règles de la démocratie pour le bonheur du pays en général et des Sous-préfectures de Bonon et de Zaguiéta en particulier. Je suis touché par ces pertes en vie humaine. Je prie Dieu qu’une telle situation malheureuse ne se répète plus à Bonon», soutient-il.
La population de Bonon a vécu du 26 février à hier, 27 février, un véritable environnement de guerre. On entendait des coups feu partout. Les populations innocentes se sont terrées chez elles. Tous les campements Baoulé ont été vidés de leurs habitants de peur d’être attaqués. Les membres de la direction de campagne de Kouadio Kouassi Denis se sont enfermés dans leur quartier général. La joie qui les animait par rapport aux résultats partiels des 65 bureaux de vote qui donnaient 5.654 voix à leur candidat contre 2.951 voix au candidat du Rdr s’est vite transformée en inquiétude voire en peur. Bouh Gilbert, directeur de campagne du candidat Kouadio Kouassi Denis, déclare que les résultats partiels donnent son candidat vainqueur. Mais pour l’heure, Bonon n’a toujours pas de député.
Eustache Gooré Bi
COMMUNIQUE DE L’ONUCI SUITE A L’ATTAQUE DU CONVOI DE L’ONUCI HIER A BONON PAR DES HOMMES EN ARMES NON IDENTIFIES A GOBAZRA ET A BONON
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire, Bert Koenders, a dépêché lundi le Commandant de la Force et le Chef de la police onusienne à Bonon, au lendemain des incidents postélectoraux dans cette ville. La mission va s’enquérir de la situation sur place, et identifier les conditions dans lesquelles un convoi de la Commission Electorale Indépendante (CEI) qui transportait des urnes à Bonon, escorté par les soldats de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI) a essuyé, près de Gobazra, des tirs provenant d’individus armés non encore identifiés. Les casques bleus ont riposté à l’attaque de manière robuste et appropriée, conformément à leurs règles d’engagement. Ils ont dû également réagir face à l’attaque, quelques heures plus tard, contre un bureau de la CEI à Bonon, où se trouvaient les agents électoraux, le personnel de l’ONUCI venu les appuyer ainsi que le matériel électoral. Le Représentant spécial condamne énergiquement ces deux attaques et tient à ce que toute la lumière soit faite par les autorités compétentes sur les circonstances de leur survenue, que leurs auteurs soient identifiés et présentés devant la justice, dans les meilleurs délais, selon la loi en vigueur. Le Chef de l’ONUCI appelle les acteurs politiques à éviter de provoquer des incidents et les exhorte à régler les conflits par la voie pacifique.
SERVICE DE COMMUNICATION DE L’ONUCI
Une minute de silence controversée pour Kim Jong-il
La polémique a failli se transformer en scandale. Les Etats-Unis, le Japon et les pays européens ont refusé jeudi 22 décembre à l’Assemblée générale de l’ONU departiciper à une minute de silence en mémoire du dirigeant nord-coréen Kim Jong-il, mort samedi.
Cette minute de silence, à la demande de la mission nord-coréenne à l’ONU, est un"acte protocolaire" avait fait valoir le président de l’Assemblée, Nassir Abdulaziz Al-Nasser. Des diplomates occidentaux de pays opposés à cet hommage ont jugé qu’il était "inapproprié" et ont précisé que le Conseil de sécurité de l’ONU avait refusé une demande de la Corée du Nord d’honorer la mémoire de son ancien dirigeant.




