Reprise du dialogue avec l’opposition : Miaka Oureto (Pdt du FPI par intérim) : « Nous attendons d’avoir le courrier… »
Sylvain Miaka Oureto ne s’est pas montré spécialement prolixe, hier. « Il me semble qu’ils ont dit qu’ils enverraient un courrier. Nous attendons d’avoir le courrier avant de réagir », a dit le président par intérim du Front populaire ivoirien. Joint téléphoniquement dans la soirée, le leader politique n’a ni applaudi ni blâmé la décision des autorités de renouer le fil du dialogue avec son opposition. Miaka Oureto a juste rappelé que dans l’annonce qui a été faite, mardi, par le chef du gouvernement, il était précisé que les opposants seraient formellement invités à la table de discussions. « Nous avons pris la décision de reprendre le dialogue avec Lmp par un courrier officiel parce que nous sommes les enfants du dialogue. Il faut que les Ivoiriens se regardent autrement pour le bonheur de cette population qui a trop souffert de la division », avait prononcé Ahoussou-Kouadio Jeannot, premier ministre, au sortir d’une audience avec le président de la République Alassane Ouattara.
Le message a été bien reçu par le parti à la rose qui se refusait jusqu’à hier soir à toute véritable déclaration.
Kisselminan COULIBALY
Cote d’Ivoire : A propos des supposées déclarations de Miaka Ouretto: Koné Katinan réagit depuis Accra
Des rumeurs persistantes émanant des milieux ivoiriens et africains en France font état de propos sévères que Miaka Ouretto, président par intérim du Fpi, aurait tenu à l’endroit de l’ex-ministre Koné Katinan, porte-parole et représentant autorisé du Président Laurent Gbagbo. Joint hier à Accra (Ghana) où il est exilé politique, à l’instar de nombreux pro-Gbagbo, Koné Katinan s’est voulu clair : « J’avoue que j’ai reçu beaucoup de coups de fil par rapport à cette affaire.
Mais par respect aux Ivoiriens qui souffrent et qui continuent de souffrir, par respect aux militants du Fpi, par respect au Président Laurent Gbagbo qui a fait honneur à ma modeste personne en me désignant, par un mandat écrit depuis le 26 mai 2011, comme son porte-parole et représentant, je ne rentrerai dans aucune polémique qui ne pourra servir que la cause de ceux qui rêvent de voir le camp du président Gbagbo s’effondrer.
J’ai eu le président du Fpi, Miaka Oureto au téléphone. Et il m’a confié qu’il ne se reconnaît pas dans les écrits de la presse. Je m’en tiens à cela et j’attends, comme il me l’a confié, qu’on se rencontre dès son retour d’Europe. Pour le reste, je continue de mener la mission que le Président Laurent Gbagbo m’a confié conformément à la feuille de route qui a accompagné le mandat qu’il m’a fait transmettre».
Coulibaly Zié Oumar
Cacophonie autour de Laurent Gbagbo: Miaka Ouretto met de l’ordre
Source : Notre voie
Lors de sa rencontre avec les militants du FPI de France le 16 février 2012 à l’AGCA, la phase des questions- réponses était très attendue. Zap Krasso , le représentant du Cojep en France qui ouvrait le bal n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour demander au président du FPI s’il se reconnaissait dans les propos qui lui ont été attribués par la presse concernant le porte-parolat de Laurent Gbagbo.
Miaka Ouréto a rejeté la paternité de ces propos. Mais l’on retiendra tout de même au fil de sa réponse que le FPI est désormais la seule voix autorisée à parler au nom du président Laurent Gbagbo. Déjà dans son intervention, au début de la réunion, le président du parti à la rose à donné des pistes qui font dire que les autres voix étaient désormais disqualifiées. « La direction du FPI se trouve à Abidjan. J’ai tenu le même langage aux camarades qui sont à Accra. On était dans un moment de déperdition totale. On entendait des déclarations par-ci, des déclarations par-là. Je leur ai dit : camarades, quand vous posez des actes, c’est moi qui réponds de cela. La direction du FPI est à Abidjan. Le président du parti c’est Miaka Ouretto, le secrétaire général et porte-parole, c’est Laurent Akoun. Autour de lui, il y a Marie-Odette Lorougnon qui est chargée en même temps de nos structures spécialisées et d’activités, il y a le ministre Dano Djédjé qui est chargé de la réconciliation, le ministre Alphonse Douaty, chargé du suivie de la politique gouvernementale, et le ministre Amani N’Guessan, chargé de l’organisation et de la défense. Ce sont ces personnes qui constituent le secrétariat général du parti. Si nous avons des consignes à donner, on les donnera de manière claire. Lorsque vous recevez des consignes qui ne sont pas signées du parti, considérez que c’est nul et de nul effet », a-t-il dit. Mais il sera plus précis dans la réponse donnée à Zap Karasso et à M. Assoukou qui lui ont posé des questions relatives au porte-parolat. « J’ai dit, et je le précise, la direction du parti se trouve à Abidjan. Et le président du parti c’est Miaka Ouretto. (…) Sur cet aspect, mon petit frère Koné Katina avec qui j’ai des rapports au-delà des rapports politiques m’a appelé quand je rentrais d’Orléans hier (mercredi) à 22h. On s’est entendu sur des choses. On sait ce qu’on s’est dit. Je dis et je le répète : si Laurent Gbagbo tient, c’est parce qu’il a une discipline vis- à-vis de l’argent. Et que je ne peux pas accepter tant que je serai en vie qu’on fasse de Laurent Gbagbo un fonds de commerce. (…) J’ai discuté avec Laurent Gbagbo franchement ! Il m’a fait des confidences. Je n’ai pas à exposer tout cela ici. Je sais ce qu’il m’a dit. Et c’est en fonction de cela que j’agis. (…) Dans le jeu de rôle où nous sommes, chacun peut emprunter sa voie pour qu’on parvienne au même objectif. Mais ce qui me parait être l’essentiel, ce n’est pas la peine de piétiner cela. Il y a trop de bruits autours de Laurent Gbagbo. C’est à cause du comportement de certains de ses collaborateurs qu’il se trouve là où il se trouve aujourd’hui. De grâce, il ne faut pas que nous ayons cette attitude-là. Et je l’ai dit à Koné Katinan. Il m’a dit ce qu’il m’a dit. Je lui ai répondu que là où il y a problème, c’est que le parti existe. Si tu as un projet soumets-le au parti. Si le parti te donne son onction, tu peux le faire librement. Dès lors qu’on ne t’a pas donné notre onction, on ne peut pas reconnaître ce qui se passe. Et que quelque consigne que ce soit d’où quelle vienne et, dès lors qu’elle ne porte pas la griffe du parti, elle doit être considérée comme nul et non avenue. J’ai été clair là-dessus », a terminé Miaka Ouretto.
Concernant Me Altit, le président du FPI soutient que celui-ci bénéficie toujours de la confiance de Laurent Gbagbo. Mais cela ne l’empêche pas d’être vigilant.
La dernière question portant sur une éventuelle entrée du FPI au gouvernement du dictateur Alassane Ouattara a été aussi abordée. Là-dessus, Miaka Ouretto s’est référé à la philosophie de Laurent Gbagbo. « Nous avons dit, lorsqu’il s’est agit du premier gouvernement, que comme le disait Laurent Gbagbo, (…) que nous sommes dans une situation politique aujourd’hui qui est telle qu’un parti même s’il gagne ne peut pas prétendre gérer seul le pays. Parce qu’il nous faut aller à la solidarité, à la fraternité. C’est pour cela que dès qu’il a été élu (en 2000 ndlr), sans contrainte extérieure, il a mis en place un gouvernement d’ouverture. Donc Laurent Gbagbo a donné l’exemple, il faut suivre cet exemple. C’est l’occasion de mettre fin à toutes ces rumeurs fantaisistes qui disent que j’ai bénéficié de pots de vin pour entrer au gouvernement. Mais à combien s’élèvent ces pots de vin pour que le FPI entre au gouvernement ? Mais pourquoi le FPI n’est pas entré au gouvernement alors ? Ou alors Alassane Ouattara m’attend pour m’intenter un procès! Parce que j’aurais pris son argent et je l’aurais trahi ! Si j’ai eu des pots de vin quels sont les actes que j’ai posés qui me compromettent ? C’est cela la question de fond. La question de notre entrée au gouvernement doit se décider au terme d’une discussion. (…) Ce n’est pas une question d’aller chercher de l’argent. Nous avons posé des conditions. Nous avons dit qu’il faut que le président?Laurent Gbagbo,?Affi N’Guessan,?Abou Dramane?Sangaré, Simone Gbagbo et Michel Gbagbo, tous nos camarades qui sont injustement détenus soient libérés. Il faut que tous les exilés rentrent au pays, que la CEI soit revue dans sa composition, que le financement des partis politiques soit effectif, que la sécurité soit rétablie sur l’ensemble du territoire national. Voilà un ensemble de conditions que nous posons », a clarifié le président du FPI.
Séisme politique/Miaka Ouretto: « Le Président Gbagbo n’a mandaté personne pour être son porte-parole ».«
du parti, que le Président Laurent Gbagbo n’a jamais mandaté personne pour parler en son nom. Autrement dit, Koné Katinan Justin, n’est pas le Porte-parole de Laurent Gbagbo.
Et ses correspondants en Europe, Bernard Houdin secondé par Claude Koudou, n’ont également reçu mandat de personne. C’est un véritable pavé dans la mare qu’a jeté Miaka Ouretto en recevant le 14 février dernier, un groupe de militantes ivoiriennes dénommées « Les Femmes patriotes », au domicile d’un de ses proches, dans la banlieue parisienne. L’information qui fait l’effet d’un séisme est reprise en boucle par le site ladepechedabidjan.info et par le quotidien ivoirien l’Intelligent d’Abidjan, d’aujourd’hui.
Selon le site ladepechedabidjan.info, c’est en répondant à la préoccupation de l’une de ses hôtes concernant le porte-parolat du FPI, dont le titulaire est le ministre Koné Katinan assisté pour l’Europe de Bernard Houdin et Claude Koudou, que Miaka Ouretto jeta son pavé en révélant que "Gbagbo n’a nommé personne comme porte-parole". Venant d’une personnalité de premier plan comme Miaka Ouretto, que Laurent Gbagbo a reçu en audience pendant près de trois heures, l’information est à prendre très au sérieux. Ce sont les ordres du Chef, qui il faut le dire, continue de diriger de mains de fer le FPI depuis La Haye.
La question qui brûle les lèvres est comment Koné Katinan s’est-il donc retrouvé Porte-parole de Laurent Gbagbo ? Mission qu’il acquittait, il faut le dire, avec beaucoup de conscience et d’honnêteté. Loin de nous, l’idée de jeter aux gémonies un grand commis de l’Etat, qui a toujours servi le Président Gbagbo avec dévotion.
Assistons-nous à un règlement de comptes au sein du FPI, qu’on dit avec insistance divisé ? Où est-ce juste un recadrage au sein de la grande famille FPI-LMP proGbagbo, où les centres de décisions, de Paris à Abidjan, en passant par Accra, étaient devenus multiples et diffus, faisant planer un grave risque de division du FPI et de désacralisation de la parole présidentielle.
Selon Miaka Ouretto devant « Les femmes patriotes », Laurent Gbagbo après son kidnapping et sa déportation à Korhogo, avait du mal à accepter les déclarations de ses filles dans la presse. Ce dernier, comme on le sait, n’a jamis voulu mêler ses enfants à la politique.
Ainsi, suite à la visite de son avocate Me Lucie Bourthoumieux à Korhogo, Laurent Gbagbo aurait demandé à son ministre Katinan, d’encadrer sa fille Marie Antoinette Singleton qui on se souvient, s’est engagée corps et âme dans la défense des intérêts de ses parents pour la manifestation de la vérité dans la crise ivoirienne. Mais pour en arriver là, Me Bourthoumieux a fait part au Président Gbagbo de la volonté du ministre Katinan, de le servir à un niveau plus officiel, du fait qu’il se battait de son mieux depuis Accra et l’absence de mandat officiel était un frain à ses actions dans certains milieux officiels.
D’où la reponse du Président de lui confier uniquement l’encadrement du contenu politique de ses filles, dont en premier celui de Marie-Antoinette Singleton. La demande présidentielle a certainement été mal interprétée par Katinan ou mal transmise par Me Bourthoumieux à ce dernier.
Toujours est-il que Miaka a annoncé à ses hôtes, la tenue jeudi d’une réunion avec toutes les associations proches du FPI et toutes les organisations de résistance en France, pour « mettre les points sur les i ».
Nous y reviendrons.
Christian Vabé
Cote d’Ivoire : La HAYE: Tête à Tête: MIAKA Ouretto-Gbagbo Laurent
Une délégation du Fpi a effectivement été reçue par l’ambassadeur de France, le 2 février dernier. Mais pas pour discuter d’entrer au gouvernement comme l’a affirmé hier un quotidien pro-Ouattara. C’est en effet avant le meeting du 21 janvier dernier que l’ex-ministre Michel Amani N’Guessan, président du comité d’organisation de l’événement, avait sollicité une rencontre avec M. Jean-Marc Simon, ambassadeur de France en Côte d’Ivoire.
«Il s’agissait de lui demander de convaincre M. Ouattara de ne pas empêcher le meeting du Fpi étant entendu que c’est au nom de la démocratie qu’il est au pouvoir», rapporte une source proche du dossier. Mais l’audience n’aura pas lieu en temps voulu. C’est longtemps après le meeting que M. Jean-Marc Simon consent à recevoir la délégation du Fpi. Michel Amani a donc été reçu en compagnie de l’ex- ministre Alphonse Douaty et l’ancien ambassadeur Richard Kodjo. Le sujet au menu était donc tout naturellement le meeting du Fpi.
La délégation en a profité pour dire à l’ambassadeur de France que le régime Ouattara a bien fait la preuve qu’il n’est pas démocratique. Puisque le meeting a été violemment attaqué par des miliciens du pouvoir qui ont fait un mort parmi les militants du Fpi. M. Jean-Marc Simon a répondu qu’il regrettait sincèrement ce qui s’est passé tout en indiquant que le gouvernement français avait condamné ce genre d’agissements qui sont aux antipodes de la démocratie. « Il n’a nullement été question d’entrer dans un quelconque gouvernement », rectifie notre source. Celle-ci n’est pas loin de croire qu’il s’agit d’une autre manœuvre pour distraire les militants du Fpi qui sont actuellement en phase avec la direction de leur parti.
Augustin Kouyo
notrevoie
Parti à La Haye mardi : Ce que Miaka apporte à Gbagbo
«Tous les jours, quand Miaka entre dans son bureau, il passe un bon moment en train de contempler la photo de Laurent Gbagbo avant de s’asseoir. Il a visiblement de la peine à voir Gbagbo dans la situation où il se trouve», témoigne un de ses proches collaborateurs. Qui ajoute qu’il était heureux d’effectuer ce voyage parce qu’il voulait vraiment retrouver Laurent Gbagbo.
Benjamin Koré
notrevoie



