Mali: Les jihadistes renforcent leurs bases à mesure que se précise l’option militaire (SYNTHESE)
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Mali: le président intérimaire Dioncounda Traoré écarte le Premier ministre Cheick Modibo Diarra
Publié le 30 juillet 2012 | AFP – Le président intérimaire du Mali Dioncounda Traoré a de fait écarté le Premier ministre Ckeick Modibo Diarra dans la gestion de la transition en
réduisant ses attributions et en créant de nouveaux organes pour gérer la crise dans le nord du pays occupé par les islamistes, dans un discours à la nation samedi.
Dioncounda Traoré a annoncé la mise en place d`un Haut conseil d`Etat (HCE) dirigé par le président intérimaire, la formation d`un gouvernement d`union nationale avec des consultations qu`il va lui-même mener et d`une "commission aux négociations" avec les islamistes qui contrôlent depuis quatre mois le nord du pays, dans ce discours retransmis sur la télévision publique malienne. Le HCE est destiné à "compléter l`architecture institutionnelle du pays" et "l`adapter aux réalités socio-politiques".
Il sera composé du président intérimaire qui sera assisté de deux vice-présidents dont l`un sera chargé des questions de défense et de sécurité et de la gestion de la crise dans le nord.
L`autre vice-président va représenter les composantes des forces vives du Mali, a dit M. Traoré.
Il a également annoncé un gouvernement d`union nationale pour la formation duquel "les consultations seront menées par le président de la République lui-même" et non par le Premier ministre Diarra, en poste depuis le 17 avril mais de plus en plus conteste par notamment un large front de partis politiques, syndicats et organisations de la société civile.
Un gouvernement d`union nationale est une exigence des voisins ouest-africains qui avaient donné aux autorités de transition le 31 juillet comme délai pour le former sous peine de sanctions.
M. Traoré a aussi évoqué la mise en place d`une "commission nationale aux négociations" chargée d`"engager des pourparlers de paix afin de rechercher par le dialogue des solutions négociées à la crise" dans le nord.
Le président intérimaire malien est rentré vendredi soir à Bamako après une convalescence de deux mois à Paris à la suite d`une agression le 21 mai dans la capitale malienne par une foule hostile.
AFP
La France soutiendra l’intervention militaire au Mali
Le président du Niger a déclaré que les pays ouest-africains chercheraient à obtenir que l’ONU donne le feu vert à une opération militaire étrangère au Mali, le pays qui, selon lui, présente une menace à la sécurité internationale.Mahamadou Issoufou affirme qu’après le coup d’Etat de mars 2012 et la prise du pouvoir par une junte militaire, des camps d’entraînement ont été organisé dans le nord du Mali où les islamistes radicaux pakistanais et afghans suivaient une formation.
La déclaration du président du Niger a été faite lors d’une conférence de presse à l’issue des négociations avec le président français François Hollande. Ce dernier a dit, pour sa part, que la France était prête à soutenir une opération militaire au Mali, ayant noté que l’initiative d’une telle opération devait être prise par les pays d’Afrique occidentale.
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