USA: Manifestation des Ivoiriens devant la maison blanche et CNN pour demander la libération de Gbagbo
Mali: Des mercenaires ivoiriens signalés à Bamako. Des soldats ivoiriens prennent part aux combats qui opposent, depuis quelques jours à Bamako, les ex-putschistes aux bérets rouges pro-ATT.
Source : L’Inter
C’est du moins ce qu’a déclaré hier mercredi 02 mai 2012 un porte-parole de l’ex-junte, sous les ondes de BBC. Selon l’officier malien, les hommes du capitaine Sanogo ont fait prisonniers des soldats ivoiriens, burkinabé et sénégalais, qui combattaient aux côtés des bérets rouges conduits par le colonel Abidine Guindo. Dès l’éclatement, lundi dernier, des violences qui secouent actuellement la capitale malienne, le capitaine Haya Sanogo lui-même est apparu tard dans la soirée sur les antennes de radio Kaira, pour expliquer que des forces étrangères y étaient impliquées. « Je ne sais pas qui est derrière eux, mais nous avons capturé des étrangers parmi eux, nous en avons tué d’autres et nous sommes en train de renforcer nos forces à l’aéroport » (Cf. site internet de Jeuneafrique), a-t-il déclaré aux alentours de minuit ce lundi-là. Bien plus tard, c’est un jeune lieutenant proche de l’ex-junte qui fait une déclaration au nom du Cnrdre (Comité national de redressement de la démocratie et de la restauration de l’Etat ndlr) sur les antennes de la télévision nationale. Il pointe un doigt accusateur sur des forces extérieures : « Les éléments pris proviennent de divers horizons et sont soutenus par d’autres forces internes et obscures, certains de ces éléments sont actuellement détenus par des forces armées pour des investigations approfondies ». Ces éléments provenant « de divers horizons », qui ont été mis aux arrêts, ont été présentés à la télévision. Des soldats ivoiriens sont cités parmi ces assaillants qui combattaient aux côtés des bérets rouges, dont le chef n’est autre que le colonel Abidine Guindo, ancien chef d’état major particulier de l’ex-président Amadou Toumani Touré (ATT).
Qui, sont ces barbouzes qu’on dit être des mercenaires ivoiriens ? On n’en sait pas plus pour l’heure, puisque ni les ex-putschistes ni le gouvernement civil au pouvoir à Bamako ne se montrent bavards sur le cas de ces prétendus mercenaires originaires de la Côte d’Ivoire. Rappelons que les événements qui ébranlent le fragile retour à la normale à Bamako ont éclaté dans la nuit du lundi 30 avril dernier. Ils opposent les bérets verts de l’ex-junte du capitaine Mamadou Haya Sanogo aux commandos parachutistes, reconnaissables à leurs bérets rouges, lesquels étaient jusque-là sous les ordres du colonel Abidine Guindo, l’ex-chef d’état-major particulier d’ATT. Tout serait parti d’une rumeur d’attaque par les hommes du capitaine Sanogo, du camp de Djikoroni, où étaient retranchés, depuis le coup d’Etat du 22 mars, le colonel Guindo et ses bérets rouges. Ces violences ont fait à ce jour plus de 20 morts, officiellement.
Assane NIADA
Côte d’Ivoire : La sécurité des Ivoiriens aux mains des étrangers
La situation militaire en Côte d’Ivoire devient volatile. La confiance est rompue entre les acteurs. La présidence ivoirienne préfère s’en remettre à la sûreté des forces étrangères.
L’incertitude plane dans l’avion. Le plan de vol ? Il est soumis aux caprices. S’il y a un aspect de la vie nationale qui saute allégrement aux yeux des populations, c’est bien entendu, la sécurité. Une évidence, depuis l’arrestation du Président Laurent Gbagbo, le 11 avril dernier, la sécurité qui n’était pas déjà le fort des Forces nouvelles rebaptisées pour les besoins de relookage Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) s’est dégradée. Donnant du souci au successeur du président Gbagbo. Et depuis, le nouveau locataire du palais de la présidence se tourne vers la France et des forces onusiennes à qui il s’en est toujours remis. Une sécurité à l’impérialisme que n’auraient jamais acceptée les habitants de ce pays si pendant la campagne électorale, l’actuel chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara leur avait révélé ce qu’il serait à son accession au pouvoir. Y’a-t-il un pilote dans l’avion ivoirien ? Pas un, mais peut-être plusieurs. Confidences.
«La souveraineté militaire de la Côte d’Ivoire, j’allais dire aussi économique et social, mais je préfère m’en tenir à l’aspect militaire, s’est liquéfiée dans l’empire français qui aiguillonne la communauté internationale. Ne soyez pas surpris de voir les militaires français et ceux de l’Onu dans toutes vos localités. Cela se passe comme ça quand la confiance disparait entre votre armée nationale, votre gendarmerie, votre police et le sommet de l’Etat». Analyse un politologue européen. Lequel ajoute que la situation sécuritaire actuelle n’est pas loin de celle qu’avaient déjà vécue les populations ivoiriennes à une certaine époque qui rappelle le colonialisme.
En effet, depuis le coup d’Etat de décembre 1999 du général Robert Guéi, c’est la toute première fois que la sécurité des nationaux est aux mains des forces étrangères. Pendant les trente trois (33) ans – 1960 à 1993 – de règne de Félix Houphouët-Boigny, certes la sécurité militaire était confiée à la France à travers son fameux 43è Bataillon d’infanterie maritime (Bima). Mais elle était plutôt dissuasive et l’armée de l’ancienne puissance coloniale n’était pas aussi visible qu’elle l’est depuis ce fatidique 11 avril. Déjà très visibles du temps du Président Laurent Gbagbo à cause de la crise même si elles étaient surveillées comme du lait sur du feu et que leurs déplacements étaient circonscrits à des missions spécifiques, les forces étrangères coalisées sont désormais les seules à patrouiller armes aux poings. Elles ne disputent plus le terrain avec une autre armée, nationale soit elle.
Autre paradoxe de gouvernance, lorsque toutes les forces présentes sur le territoire ivoirien doivent se retrouver en patrouille, les forces étrangères sont derrière, lourdement armées, un doigt sur la gâchette et les yeux vigilamment rivés sur les forces nationales (Frci) qui elles sont devant sans aucune arme. Victimes éventuelles en cas de faux pas et boucliers à la fois en cas «d’attaques ennemis». «Les missions des militaires français et onusiens ne sont plus inopinées comme au temps du président Gbagbo qu’on pouvait assimiler au temps de la guerre froide.
Depuis sept mois, ils sont installés comme chez eux, les bases militaires nationales n’ont plus de secrets pour eux, ils y entrent comme à l’hôtel Sebroko (siège de la mission onusienne en Côte d’Ivoire, ndlr) ou comme au 43é Bima à Port-Bouët comme à l’époque d’Houphouët-Boigny. C’est un retour des choses, je ne sais pas s’il s’agit d’un juste retour ou d’un retour fâcheux». A commenter pour nous un homme d’affaire asiatique basé en Côte d’Ivoire depuis des lustres. Il ne croyait pas si bien dire. Le samedi 15 octobre dernier, les populations de Yopougon, commune située à l’ouest du District d’Abidjan et réputée fief du président Laurent Gbagbo en ont fait l’expérience. Le meeting organisé par la jeunesse du Front population ivoirien (Fpi fondé par Laurent Gbagbo) a failli tourner au vinaigre.
Et pour cause, tôt le matin toute la commune était bouclée par un impressionnant dispositif de sécurité composé de l’armée française de l’opération Licorne et des Casques bleus de l’Opération des nations unies en Cote d’Ivoire (Onuci). Ces deux forces coalisées étaient en embuscade. Elles étaient certes en arrière-plan. Mais elles veillaient scrupuleusement au grain pendant que les militaires de Forces républicaines de Côte d’Ivoire, compression d’ex-forces rebelles et d’ex-forces de défense et de sécurité sous Gbagbo théâtralisaient la dissuasion. Selon des informations en notre possession, les militaires français ont fourni les renseignements sur «les faces cachées» dudit meeting de la jeunesse du Fpi. Renseignements qui auraient convaincu le ministre de l’Intérieur à annuler le rassemblement à la dernière minute sans une note officielle du gouvernement.
Lequel savait que le document d’annulation aurait donné le sentiment d’une reculade du nouveau régime face aux partisans de Gbagbo. Ainsi donc militaires français et casques bleus onusiens concordent leurs actions sur le terrain mêlant par moment intimidations et menaces verbales et confiant la brutalité aux forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci). L’autre symbolique de la présence massive et besogneuse des forces étrangères depuis l’arrestation et la déportation du Président Gbagbo, sa famille, et ses collaborateurs, c’est que ce sont Licorne et Casques bleus qui annoncent l’annulation du meeting aux militants du Fpi. Le symbole est à l’image du pays, celui d’une nation déboussolée, en quasi perdition qui se jette mains et pieds joints dans les bras de l’inconnu.
Bertina Soro
Visite de Ouattara au Ghana, Ce qu’on ne vous a pas dit
Comme vous le savez, le chef de l’Etat de Côte d’Ivoire, Dramane Ouattara, a passé une journée au Ghana le jeudi 6 octobre dernier. Dans ce papier, nous ne reviendrons pas sur les objectifs et les acquis de ce voyage éclair au pays d’Atta Mills. Parce que tout le monde sait que Dramane y était pour se faire remettre les exilés politiques ou tout au moins obtenir l’exécution des nombreux mandats d’arrêt émis contre des pro-Gbagbo séjournant actuellement au Ghana. On sait aussi ce que les autorités ghanéennes lui ont donné comme réponse à sa requête. A savoir par exemple, que la Constitution ghanéenne n’autorise jamais les expulsions de ressortissants d’un pays tiers sur la base d’arguments infondés. Nous n’insisterons donc pas sur l’échec de cette visite. Nous nous permettrons cependant de vous livrer des informations non divulguées et qui ont pourtant leur importance.
Initialement prévu pour trois jours, le séjour de Ouattara a été réduit à une seule journée. Et cela, parce que M. Ehui Bernard, représentant de Dramane Ouattara au Ghana, a pris soin d’informer son chef sur l’ambiance prévalant au Ghana dans l’attente de l’arrivée du " Brave Tchê". En effet, ni les politiques de la coordination LMP, ni les réfugiés dans leur ensemble, ne tenaient à rencontrer Dramane Ouattara encore moins échanger avec lui sur un quelconque sujet. Quant aux autorités ghanéennes, elles avaient depuis toujours fait savoir aux dirigeants actuels de la Côte d’Ivoire qu’elles n’étaient pas prêtes à transiger sur leurs principes en ce qui concerne les rapatriements politiques non fondés.
Selon des sources diplomatiques, sachant tout cela, Dramane Ouattara a failli annuler son voyage. Mais il en a été dissuadé par son ambassadeur ( Ehui) qui lui aurait quand même donné des assurances sur le fait qu’il serait traité comme un chef d’Etat à son arrivée dans la capitale ghanéenne.
En plus des assurances de M. Ehui, les habituels serviteurs du vrai patron du RHDP se sont mis dans la danse à travers des initiatives ubuesques, en vue de faire passer Dramane Ouattara pour un visiteur de marque très attendu dans la communauté ivoirienne du Ghana. On notera entre autres, les actions suivantes:
Premièrement, M. N’Zi, président de la communauté RHDP au Ghana, n’ayant pu convaincre les réfugiés et exilés ivoiriens à aller accueillir Dramane Ouattara et le rencontrer par la suite, s’est résolu à sensibiliser et à rassembler les Maliens, Guinéens, Sierra Léonais et Sénégalais d’Accra pour accompagner les militants RHDP du Ghana au contact de Ouattara. Evidemment, cela se paye et cela s’est payé en cedis (la monnaie ghanéenne). Ce sont ces gens-là que vous avez du voir sur les images.
Deuxièmement, M. Adama Bictogo, homme de main de Ouattara, n’étant pas très sûr du succès de l’initiative de N’Zi, a pris sur lui de convoyer de nombreux militants RDR d’Abidjan à Accra dans une vingtaine de cars (de 60 places chacun) de transport inter-Etats. Les réfugiés des camps d’Elibou et surtout de Buduburam se sont amusés toute la journée du mardi 4 octobre à compter les cars. Quelques jours avant, le même Bictogo voulait marquer un grand coup en Côte d’Ivoire. En effet, à l’occasion d’une visite flash au Ghana, il a réussi à prendre contact avec de nombreux réfugiés grâce à l’intermédiation de Yaké Evariste, ex-patriote aujourd’hui pro-Ouattara.
Bictogo voulait faire rentrer en Côte d’Ivoire, de nombreux réfugiés avant même que Alassane Ouattara ne vienne au Ghana. Question de démontrer que les pro-Gbagbo ont enfin compris que Ouattara a un grand sens du pardon. Des réfugiés se sont prêtés à ce jeu contre 225 cedis (75 000Fcfa) par "volontaire rentrant". Mais l’affaire s’est soldée par un échec ridicule, car seul un car a pu arriver à Elibou et avec seulement trois commerçantes d’Adjamé venues à Accra pour autre chose et qui ont profité d’un voyage retour "cadeau".
Troisièmement, Hamed Bakayoko, lui, s’est contenté de distribuer des récompenses en espèces aux militants RDR de la sous-région, mobilisés par N’ZI pour l’accueil avec des mots d’ordre venus d’Abidjan.
Devant ces initiatives très peu prometteuses, des proches de Ouattara ont conseillé à leur champion, de réduire son séjour à Accra pour ne pas s’y faire ridiculiser. Le chef de l’Etat ivoirien a écouté ce conseil avisé et a modifié la configuration de ce voyage. Ainsi, est-il arrivé à Accra aux environs de 7 h00 du matin soit plusieurs heures avant l’heure retenue avec le protocole d’Etat du Président ghanéen. Mais ce n’est pas tout. Ouattara n’a pas passé plus de 15 minutes à l’aéroport. Il a modifié le trajet proposé par le protocole ghanéen. La conférence de presse initialement prévue à House Parlement a été soudainement transférée à Conference Center du stade de Oussou sous l’insistance, selon des sources diplomatiques de Ouattara. C’est après cette conférence qu’il a rencontré le groupe RHDP de N’ZI et un autre groupe de réparateurs de portables et des tenanciers de kiosques du camp de Buduburam, tous originaires du Mali, du Niger, du Burkina, de Guinée, présentés comme réfugiés ivoiriens. Comme il l’a fait pour son arrivée à Accra, le nouvel homme fort de la Côte d’Ivoire est reparti du Ghana plus tôt que prévu contrairement au programme conçu par les directions du protocole d’Etat de Côte d’Ivoire et du Ghana. 14h au lieu de 16h.
Georges Demao
Correspondance particulière
Source:
Ouattara ne maitrise plus du tout ses soldats
L’on n’a pas encore fini de spéculer sur l’attaque de Ziriglo, dans la localité de Taï, qui a fait au moins 23 morts, qu’un autre groupe armé vient de sévir dans le village de Pranoi, dans le département de Tiébissou. Localité dont sont originaires le général Kouassi Gervais et M. Koffi Koffi Paul, respectivement Commandant supérieur de la gendarmerie et ministre délégué à la Défense.
A travers cette énième attaque, c’est un message fort que ces quidams lancent aux Ivoiriens et la communauté internationale. C’est que Alassane Dramane Ouattara ne maîtrise plus du tout ses soldats et nul n’est en sécurité en Côte d’Ivoire. Malgré les semblants de cérémonies de désarmement des ex-combattants tant médiatisées, les armes continuent de circuler et de crépiter. Les pseudo-sauveurs sont devenus un véritable cauchemar pour les pauvres citoyens. Les attaques à mains armées sont devenues monnaie courante. Les routes sont infestées de coupeurs de route. Les villages ne sont plus à l’abri. Ils sont désormais devenus les cibles privilégiées des hommes en armes. A cela, s’ajoutent le racket et les exactions qui accompagnent toujours leurs expéditions.
Cette situation s’explique par le fait que, selon de nombreuses sources, les pseudo-sauveurs sont aujourd’hui laissés pour-compte. Les monts et merveilles qui leur avaient été promis ne sont que de la poudre aux yeux. Pendant ce temps, seule une poignée de «commandants» s’engraisse. Ils sont chouchoutés par le nouvel homme fort du pays. Pour subsister et trouver la pitance du jour, les «sauveurs» d’hier sont obligés de se «débrouiller». Naturellement, en s’attaquant aux pauvres usagers de la route, aux villages et aux opérateurs économiques.
O. A-M
Ils ne suivent plus la RTI
Une autre catégorie d’Ivoiriens est née à la faveur de la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire. Cette bonne frange de la population ivoirienne qui n’ose même plus suivre la RTI version "solution". Les Ivoiriens ont toujours aimé leur radio et leur télévision. Mais depuis le 11 avril 2011, beaucoup pensent qu’on les leur a arrachées pour leur tendre à la place des chaînes qu’ils ont du mal à suivre.
Par le passé, les Ivoiriens aimaient indifféremment regarder ou écouter les Serge Pacôme Aoulou, Jésus Kouassi Yobouet, Kaba Taïffour, Ahmed Touré, Eloi Oulaï, Eugène Kacou, Roger Fulgence Kassi, Georges Taï Benson, Yves Zogbo Junior, Pol Dokui, Levy Nyamké…et des émissions, étaient devenues des cultes. Les Mythes et mystères, Podium, Nandjelet, Toukpè, Tempo, Les choses de la nuit, Wozo, Samedi ça me dit, Tonnerre etc…sans oublier les séries brésiliennes de 19h30, se monnayaient difficilement. Il est vrai que chacun avait son 13 h ou son 20 h. Mais passé l’instant de propagande politique qui nous catégorisait en fonction de nos bords politiques, on s’abreuvait tous à la même source d’informations nationales. Il y a eu ceux qui n’aimaient pas les pensées du jour d’Houphouët, ceux qui ont refusé de se mettre à la disposition de Bédié, ceux qui ne supportaient pas le "bon ton" de feu Robert Guéi, et ceux qui n’ont jamais su que Gbagbo ne portait plus de serviette au cou.
Aujourd’hui ils sont nombreux les Ivoiriens qui refusent, sans concession, de savoir qui passe sur les antennes dites nationales. Ils ne trient plus les émissions, ils rejettent la Télévision de la Communauté Internationale qui s’est masquée sous une RTI orange.
Une anecdote. L’équipe du journal Aujourd’hui s’est retrouvée chez une consœur le week-end dernier. Après un succulent repas on a manifesté le désir de suivre les nouvelles du pays. Elle s’est excusée de ne pouvoir satisfaire notre demande. La chaîne nationale n’est plus au programme chez elle. Chez le voisin où elle nous a conduits pour des civilités, le constat était le même. Au fil de la discussion, je me suis rendu à l’évidence, que dans ce cercle d’une dizaine de personnes, chacune d’elles connaissait au moins une dizaine d’autres Ivoiriens qui ne regardent et n’écoutent plus la RTI.
Joseph Marat
LES IVOIRIENS MEURENT PAR MANQUE DE MÉDICAMENTS.. ET OUATTARA TRANQUILLEMENT SE SOIGNE EN FRANCE !
Alassane Dramane Ouattara se trouve depuis près de deux semaines en France pour, avait-on annoncé, des vacances méritées après quatre mois de présence à la tête de l’Etat ivoirien. Depuis mardi, l’on apprend plutôt qu’il se trouve à Toulon, dans le Var, pour des soins, chez une connaissance qui serait médecin.
Dans la même matinée de ce mardi, les Ivoiriens ont appris aussi qu’il s’est rendu à l’hôpital d’instruction des Armées Sainte-Anne pour y subir des examens médicaux.
Un de ses proches qui a parlé à la presse française a même dit que son mentor faisait un bilan de santé classique avant de rentrer au pays. Ouattara est donc dans un hôpital français.
Le chef de l’Etat ivoirien a les moyens de se soigner là où il veut et quand il veut. Mais pendant qu’il séjourne en terre française et confie sa santé aux médecins français les plus doués, les hôpitaux ivoiriens sont malades, gravement malades du manque de médicaments.
- La conséquence de cet état de fait est que dans ces hôpitaux démunis, de nombreux Ivoiriens meurent chaque jour.
- Il n’y a pas longtemps, on a évoqué l’état de dénuement dans lequel se trouve l’hôpital de Korhogo et combien les populations grognent parce qu’elles ne peuvent pas se soigner.
- Beaucoup d’entre elles meurent faute de médicaments.
- Il n’y a pas aussi longtemps, on a évoqué l’arrestation de 3 agents de santé au Chr de Divo, suite au décès d’une femme qui n’a pu être sauvée en couche faute de médicaments.
- Dans les Chu, Chr et autres établissements sanitaires, les pharmacies sont vides et les médecins, infirmiers et sages-femmes regardent impuissants les malades mourir.
- Par manque de médicaments, les cas urgents de rupture utérine, G.E.U, occlusion intestinale, péritonite, convulsions, souffrance cérébrale néonatale et autres sont évacués vers les cliniques privées.
- Combien d’Ivoiriens sont en mesure de se soigner dans les cliniques ? Or, pendant sa campagne présidentielle, Alassane Ouattara avait annoncé la gratuité des soins des populations.
Depuis qu’il est parvenu au pouvoir par le coup d’Etat de la France, Ouattara n’a pas encore fourni les hôpitaux en médicaments pour un démarrage de sa politique de gratuité de soins. Le gouvernement oblige le corps médical à faire des consultations gratuites, mais les consultations gratuites ne sont pas les soins gratuits. Les soins gratuits demandent la disponibilité des médicaments. Ce qui fait cruellement défaut. Et les populations meurent.
Pendant ce temps, Alassane Dramane Ouattara qui s’est proclamé président et a agi en conséquence avant d’avoir prêté serment devant le Conseil constitutionnel, arrête la marche de l’Etat, court en France pour sauver sa vie.
- On se souvient que beaucoup d’Ivoiriens ont été tués de décembre à avril du fait de l’embargo sur les médicaments qu’il avait appelé de tous ses vœux comme moyen de pression pour arriver au pouvoir.
- On se souvient aussi qu’en son temps, quand Laurent Gbagbo s’est rendu au Maroc pour des soins dentaires sur proposition de son médecin traitant, le Rhdp avait crié au scandale.
Les faits rattrapent aujourd’hui Ouattara et les siens. Le président Gbagbo, de retour de ce voyage, avait lui-même révélé qu’il est allé au Maroc avec son dentiste pour un traitement compliqué de ses dents.
On attend donc que Ouattara dise aux Ivoiriens de quoi il souffre, au nom de la transparence et de la bonne gouvernance pour éviter des supputations sur son état de santé qui a toujours suscité beaucoup de commentaires.
Benjamin Koré
retour sur la vie des réfugies ivoiriens au Ghana
voila un aperçu de la vie de nos frères ivoiriens qui sont encore réfugies au Ghana.











