Désert électoral aux législatives de décembre 2011 : Le Patriote confirme la fraude
Il faut tirer le chapeau et rendre un hommage mérité au confrère Le Patriote, premier porte-voix du pouvoir Ouattara qui, dans son édition d’hier lundi 9 janvier, a confirmé qu’il y a bel et bien eu fraude aux élections législatives du 11 décembre 2011. En effet, en révélant une cuisine interne au Rhdp concernant les «recours du Rdr» devant le même Conseil constitutionnel que Ouattara avait demandé aux Ivoiriens de ne par reconnaître lors du contentieux électoral de la présidentielle de 2010 remporté par Laurent Gbagbo, Le Patriote confirme que le scrutin législatif n’a pas été crédible.
Le vote des absents et des exilés
Venant du journal du Rdr, la preuve de la mascarade ne pouvait pas être plus consistante. Ce confrère, à sa page 3, révèle que «Les absents et les exilés ont voté». Avant de nous expliquer que : «Certains électeurs ne se sont pas déplacés pour voter, alors que curieusement leur prétendu vote a été constaté par leur signature ou l’apposition d’empreinte sur le listing». Puis le Patriote de continuer à exposer la fraude qui a émaillé ces législatives en rapportant, dans sa même édition, que : «Au bureau de vote 6 (Ndlr: à Mbadon), l’incroyable s’est produit. M Sangaré VaKaba au Togo ne s’est pas non plus déplacé pour voter. Pourtant, il figure sur la liste des voyants ayant émargé sur le listing».
Le confrère affirme : «Le tripatouillage de urnes dans les locaux de la Cei…»
Plus grave, le confrère pro Ouattara confie que : «Le clou de cette fraude, selon la requête de la liste Rdr, a été le tripatouillage des urnes dans les locaux de la Cei de la Riviera Cocody 1, de 19heures à 4 heures du matin…». Certes, c’est en toute bonne foi que «Le Patriote» a mis à nu la comédie électorale à ces législatives dont le taux de participation n’a pas dépassé en réalité les 15%. Ce qui signifie que les Ivoiriens s’en sont totalement désintéressés à près de 85%. Car le confrère se faisait simplement l’écho des frustrations qui, au sein du Rdr, ont accompagné les coups que les candidats du pouvoir Rdr-rébellion-Rhdp se sont donnés mutuellement. Ainsi, les frustrés du Rdr, victimes des turpitudes de leur propre parti au sein de l’alliance Rhdp, n’ont pas pu contenir leurs émotions. Ils ont déballé, sur la place publique, la mascarade par le biais de la voix médiatique par excellence du pouvoir en place. Qui mieux que le Patriote pouvait confirmer qu’il y a effectivement eu fraude aux législatives de décembre 2011 ? Ainsi donc, votre quotidien «Le Temps», en phase avec «Le Patriote» sur cette supercherie électorale, a bien eu raison de dire les législatives n’ont pas été crédibles, comme le demandaient les investisseurs, les bailleurs de fonds et les partenaires de la Côte d’Ivoire. En plus de n’avoir pas été ouvertes à l’opposition qui a été écartée par des manœuvres dans des conditions créées et entretenues à dessein par le pouvoir en place pour empêcher sa participation, elle n’aura été qu’une énorme foire à la fraude préparée par la Cei qui, malheureusement, a fait des victimes dans les rangs même du régime. Mais la situation des frustrés du Rdr qui, bien que s’attaquant au Pdci de Bédié que le parti de Ouattara accuse de fraude, ont toutefois eu le mérite de dénoncer l’inacceptable, est dû aux “effets collatéraux’’ d’une mascarade à laquelle ils étaient tous partie prenante. On ne pleurera donc pas outre mesure sur leur sort dans cette vaste mise en scène du Rhdp. Car ils ont été victimes de «la stratégie électorale du Golf hôtel».
Bourrage des urnes
Ce qu’il convient plutôt de relever ici, en plus des aveux faits plus haut, c’est que le confrère insiste sur le fait qu’il y a eu bourrage des urnes en révélant : «une différence constatée entre le nombre de votants et les suffrages exprimés». Et indique, entre autres exemples de fraude, que, dans un bureau de vote, on a «constaté que 85 personnes ont effectivement voté. Et il y a eu zéro bulletin nul. Mais au dépouillement, ce sont 109 bulletins qui ont été comptabilisés». On le voit, c’est le même mécanisme qui avait été mis en œuvre dans le cadre de la «technologie électorale» élaborée de façon perfide par les comploteurs et leurs alliés lors de la présidentielle de novembre 2010. On se souvent qu’au premier tour, c’est Bédié qui a fait les frais de cette magouille en tombant, derrière Ouattara (2e) et Laurent Gbagbo (1er). Mais face aux pressions de l’Elysée et à la menace des armes, le candidat du Pdci a été contraint de se taire. Au second tour, le 28 novembre 2010, le même «dispositif» de fraude a été déployé avec la complicité de la France qui manipulait à distance le Président de la Cei, Youssouf Bakayoko chargé d’appliquer «la stratégie électorale du Golf hôtel». Pendant que la rébellion massacrait les militants et les représentants Lmp dans les bureaux de vote au Nord notamment. Les documents des saisines et requêtes officielles adressés par l’équipe de campagne du candidat de Lmp à la Cie puis au conseil constitutionnel dont Ouattara refusait au départ de reconnaître les décisions, sont encore dans les archives et les mémoires de la République. Et les Ivoiriens s’en souviennent comme si c’était hier. Mais cela n’avait pas empêché le président de la République sortant à ce moment, Laurent Gbagbo, de gagner le second tour de la présidentielle, ce 28 novembre 2010 qui a marqué le point de départ de l’imposture par laquelle la France a organisé le vol de la victoire du président Gbagbo avant de bombarder sa résidence pour l’arrêter au profit de son homme. En effet, Laurent Gbagbo, malgré la fraude, a bel et bien battu le candidat du Rhdp dans les urnes, en vertu de la Constitution et des lois ivoiriennes, tel que proclamé par le Conseil constitutionnel, avant que la démocratie en Côte d’Ivoire ne soit étouffée dans le sang par les armes, par le complot de la France qui a provoqué la chute de Laurent Gbagbo, à la suite de «la stratégie électorale du Golf hôtel». Qui plus est, par cette confession courageuse, «Le Patriote» montre comment, par le tripatouillage des documents électoraux dans les locaux de la Cei, le régime en place a honteusement gonflé le taux de participation à ces élections législatives pour les porter sans scrupule à 36%, alors que des sources crédibles indiquent qu’il n’est guère allé au-delà des 13%
K. Kouassi Maurice
Résultats des législatives 2011 : Tout se mélange !
Ils n’ont pas tenu compte de leur alliance pour laver le linge sale en famille. Les résultats des législatives du 11 décembre 2011 divisent les partis membres du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) au point où ils en sont arrivés à exposer leurs divergences sur la place publique. Un peu Partout. A Bouaké, ce fut d’abord le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) qui a accusé, mardi 13 décembre 2011, son allié du Rassemblement des républicains (Rdr) d’avoir fraudé à ce scrutin. Ensuite, c’est Coulibaly Daouda dit Chico Guépard de la liste indépendante « Réconciliation, paix et reconstruction(Rpr) » qui est revenu à la charge. L’ex-élément de la garde rapprochée du commandant Chérif Ousmane a animé un point-presse, mercredi 14 décembre 2011, à Bouaké. Il a non seulement dénoncé le Rdr, mais a surtout révélé que le président de la Commission électorale indépendante (Cei) locale, Sangaré Moussa, a réclamé des dessous de table aux candidats. Une accusation rejettée par les mis en cause. Blé Guirao, candidat de l’Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d’Ivoire (Udpci) à Bloléquin et sa colistière du Rdr, Glouadé Maxime ont, eux, choisi Abidjan pour contester la victoire du ministre Pdci, Banzio Dangobert. Ils étaient face à la presse, hier mercredi, aux Deux Plateaux. A Doropo, les candidats du Pdci, de l’Udpci, du Mouvement des Forces d’avenir (Mfa) et des indépendants ont créé un collectif. Ils ont écrit au patron de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) pour l’informer qu’ils ont demandé au président de la Cei « l’annulation pure et simple des voix du candidat qui à choisi d’utiliser la violence pour se faire élire c’est-à-dire Kambiré Sansan » avec le soutien du commandant Issiaka Ouattara dit Wattao. A Yopougon, Zié Daouda Coulibaly, de la liste Pdci, ne décolère pas. Il annonce qu’il va saisir le Conseil constitutionnel aujourd’hui jeudi aux fins d’annulation du scrutin dans des zones de Yopougon… Comme vous pouvez le lire, de façon précise dans les articles de cette édition, tout est vraiment mélangé !
SYLLA A.
Laurent Akoun, SG du FPI : “Les Ivoiriens ont mis KO Ouattara et la France”
Les élections législatives ont été pour les Ivoiriens, l’occasion de rejeter la politique d’Alassane Ouattara par un très faible taux de participation tel que la Côte d’Ivoire n’en a jamais connu. C’est pour donner son analyse à la suite de cette situation que le secrétaire général et porte-parole du FPI, Akoun Laurent, a animé, hier au siège du CNRD, une conférence de presse.
Le secrétaire général et porte parole du FPI est catégorique. Pour lui, le taux de participation pour les « législatives taillées sur mesure organisées par le pouvoir Ouattara tourne autour de 14,33% ». Les Fpi dit avoir obtenu ce chiffre suite au recoupement d’informations recueillies de diverses sources par cellule électorale mise en place pour contrôler, recouper et analyser les résultats sur le terrain.
Selon M. Akoun, il ressort des investigations des structure interne à son parti, que les militants du Fpi en particulier et les Ivoiriens en général en observé avec rigueur le mot d’ordre de boycott de l’élection législative lancé par la direction du Fpi.
Il a fait remarquer que Radio Côte d’Ivoire et Onuci-fm qui ont couvert en duplex les législatives, ont fait état du peu d’engouement des électeurs pour ces élections. Même si, selon lui, paradoxalement les journalistes ont voulu sauver la situation par des commentaires contradictoires avec la réalité qu’ils ont eux mêmes observée sur le terrain.
La presse internationale, selon M. Akoun, a été plus explicite sur le désintérêt des Ivoiriens pour ces élections. Et M. Akoun de citer une dépêche de l’agence France presse (AFP) : « face à l’indifférence totale des Ivoiriens pour les législatives suite au mot d’ordre de boycott du FPI, Alassane Ouattara cherche électeurs ». En effet, quand le président Ouattara est allé voter aux environs de 12h, et quand il a constaté le manque d’affluence des électeurs, il a lancé un appel aux populations pour aller voter. Le porte-parole du FPI estime que cet appel de Ouattara est anticonstitutionnel, même s’il n’a pas été suivi.
Pour Laurent Akoun, le très faible taux de participation à ces élections confirme l’impopularité et l’illégitimité de Ouattara. En effet, a fait remarquer le porte-parole du FPI, le Patriote, journal de M. Ouattara avait barré, la veille de l’élection à sa Une : « Après la victoire, en route pour le pouvoir », parlant du nouvel homme fort du pays. Ce qui voulait dire que Ouattara n’avait pas le pouvoir depuis qu’il était parvenu au pouvoir. Et que ce sont les législatives qui devraient lui conférer ce pouvoir. Mais avec ce fiasco, les Ivoiriens viennent de refuser le pouvoir à Ouattara. Celui-ci devrait, selon Laurent Akoun, en tirer toutes les conséquences en démissionnant.
Le secrétaire général du FPI a par ailleurs dénoncé le caractère tribal qui va être imprimé au nouveau parlement. Ce parlement sera selon lui, à forte coloration nordique avec quelques ressortissants du pays Akan pour un pays qui compte plus de 60 ethnies. Un tel parlement ne peut être représentatif du peuple de Côte d’Ivoire.
Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres encore, le parti de Laurent Gbagbo par la voix de son porte-parole demande l’annulation du scrutin et la reprise des discussions avec l’opposition. « Les Ivoiriens, en suivant le mot d’ordre de boycott du FPI de façon impressionnante, infligent un KO à Ouattara et à la France. Tous les deux ont été vomis et le seront à jamais car le peuple Ivoirien ne se reconnaît pas en eux. En conséquence de ce qui précède, M. Ouattara et la France doivent en tirer toutes les conséquences. Ces législatives viennent de démontrer clairement que la présidentielle de 2010 a élu un candidat qui n’est pas M. Ouattara. Laurent Gbagbo et son parti le FPI restent et demeurent à la fois populaires et légitimes », a indiqué M. Akoun.
Boga Sivori bogasivo@yahoo.fr
Elections législatives: Koulibaly Mamadou, Gervais Koulibaly, Anaky Kobénan et les ex- députés Fpi, tous battus
Une Assemblée nationale monocolore, à forte dominance Rrd. Tel est le schéma qui se dessine, au sortir des législatives du 11 décembre. En attendant la proclamation des résultats officiels par la Cei dans les heures à venir, les tendances recueillies ça et là dans les Etats-majors des différents candidats annoncent une très large victoire du Rdr. Ces résultats provisoires font état de plusieurs « grosses victimes » dans les rangs de l’opposition. Ce sont, Mamadou Koulibaly, président de Lider. Il aurait été battu avec un score peu honorable ; Gervais Koulibaly ; Anaky Kobénan, président du Mfa ainsi que la dizaine d’ex- députés Fpi qui sont allés en indépendants. Dans les rangs du pouvoir Ouattara, on note également des surprises, notamment, Marcel Amon Tanoh, directeur de cabinet d’Alassane Dramane Ouattara, qui a été battu à Aboisso malgré tous les moyens colossaux dont il disposait. Si ces tendances se confirment, il est clair que le nouveau Parlement sera qui le réflète pas l’opinion ivoirienne dans sa diversité. Ce qui ne correspond en rien à celui annoncé par Ouattara comme un hémicycle démocratique et consensuel. Le parlement pourrait être composé à 90% d’élus du Rhdp. Rien de surprenant ! Avant le scrutin, le régime a fait un découpage que certains avaient qualifié d’arbitraire, parce que, octroyant plus de nouvelles circonscriptions au nord, le fief du Rdr. Dès lors, le Rdr partait aux élections avec une avance de plus de 74 postes de députés.
Election législative : le FPI démontre sa majorité à Abidjan
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| C’est aujourd’hui 12 décembre que se tient le vote pour les élections législatives en Côte d’Ivoire scrutin qui se tient sans le FPI de Laurent Gbagbo qui a appelé ses militants à boycotter ce scrutin.
« Election du 12 : rester chez vous, vous n’êtes pas concerné » tel est le mot d’ordre donné par Miaka Oureto à ses militants pour qu’il boycottent ces élections. De Port-bouet à Yopougon en passant par Koumassi, Marcory et Treichville, sans oublier Cocody et plateau, ce mot d’ordre a été suivi presque totalement. Dans les écoles abritant les bureaux de votes, les longues files d’attentes que l’on a vues lors des 2 tours de l’élection présidentielle on fait place à un vide. Les agents de la CEI et les représentants des candidats sont presque les seuls sur les lieux de vote. Les votants sont très rares sur ces lieux. Par contre dans les quartiers l’on voit les gens vaquer à leur occupation comme si de rien n’était. Pour contrer cela, des militant du RDR partit d’Alassane Ouattara font de la sensibilisation dans les quartiers appelant par mégaphone les populations à sortir pour aller voter. Selon des informations en notre possession il est prévu de convoyer des personnes pour les faire voter à la place des absents afin d’augmenter le taux de participation.
Vana Kacou |
source : abidjandirect.net |
Conférence de Presse: Déclaration liminaire du Président du FPI
Relative à la NON PARTICIPATION du FPI aux Elections législatives du 11 Décembre 2011
Mesdames & Messieurs les Journalistes
Chers Amis de la Presse,
Je voudrais vous dire, au nom de la Direction de notre parti, combien nous sommes heureux de vous voir ici, malgré les circonstances que nous traversons.
Depuis que nous avons pris la direction de ce parti, dans les conditions que vous connaissez, nous nous sommes attachés à lui redonner vie – car vous n’ignorez pas que l’on a voulu le décapiter – sans pour autant négliger les autres aspects de la vie politique de notre pays.
Nous avons demandé à vous rencontrer aujourd’hui parce qu’il y a des points importants, sur lesquels nous nous sommes certes déjà exprimés, mais qui méritent de plus amples éclaircissements pour l’opinion nationale et étrangère.
Comme vous le savez, à la suite du changement intervenu à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire au lendemain du 11 avril 2011, il est nous est apparu nécessaire d’établir le dialogue civil avec les nouvelles autorités, pour mettre fin à la souffrance du peuple et dans l’espoir d’un retour rapide à la normalisation de la vie socio-politique en Côte d’Ivoire.
Au premier plan de nos préoccupations figuraient bien entendu, la poursuite du processus électoral après la question sécuritaire, avec en ligne de mire l’organisation des élections législatives de façon juste et transparente.
Nous avons dû nous rendre compte, à notre corps défendant, que les nouvelles autorités n’étaient pas prêtes à faire de concessions, confortés par leur victoire militaire. Le FPI a donc décidé de suspendre sa participation au processus électoral, avec pour effet immédiat sa non participation aux élections législatives du 11 Décembre 2011 prochain.
Malgré cette position largement expliquée, le pouvoir en place, pour des raisons que l’on devine, continue d’entretenir la fausse idée au sein de l’opinion nationale et surtout internationale en affirmant que ces élections législatives seraient « inclusives » ; entendez que des militants de certains partis du CRND et du FPI en particulier y prennent part. Ce qui confèrerait à ces élections un caractère démocratique.
C’est un raccourci dangereux, que nous ne pouvons laisser prospérer plus longtemps.
Nous tenons à prendre l’opinion publique nationale et surtout internationale à témoin sur ce qui n’est rien d’autre qu’une mascarade organisée par le pouvoir en place, pour tromper la communauté internationale.
Bien entendu, nous nous exprimerons ensuite sur le transfèrement à la Haye et la 1ère comparution du Président Gbagbo devant la CPI.
A propos des législatives du 11 décembre.
Le FPI réaffirme haut et fort qu’il ne se sent pas concerné par ces élections, qui ne respectent guère les conditions d’organisation d’une élection juste et transparente. Ces conditions faut-il le rappeler sont liées à la sécurité, au retour des exilés et à la libération des détenus, à l’équilibre au sein de la CEI, au découpage électoral, à la révision de la liste électorale…
Si dans sa quête effrénée à prouver coûte que coûte, en dépit du bon sens, le caractère démocratique des législatives du 11 décembre prochain, le pouvoir en place a cru devoir saisir à tour de bras l’annonce des candidatures « indépendantes » sorties des rangs du FPI pour les brandir à l’opinion en se faisant des gorges chaudes, il doit aujourd’hui se détromper.
Car à la vérité, bon nombre de ces camarades candidats « indépendants », convaincus des risques graves qu’impliquait leur choix et surtout déçus par le non respect des promesses faites par le Président Alassane Ouattara, se sont ravisés depuis, pour définitivement renoncer à cautionner l’imposture.
Mais qui sont donc ces candidats indépendants ?
En fait, il s’agit d’une dizaine de députés ambitieux, et non quinze comme annoncé par le camp de M. Ouattara, sur 96 députés que compte notre parti dans la présente législature. En effet, ces députés n’ont pas compris qu’ils ne doivent leur statut qu’à leur appartenance au Front Populaire Ivoirien. Leur résultat est connu d’avance.
Avec eux, il faut ajouter une trentaine d’autres cadres, tous aussi soucieux de leur avenir, mais qui hélas apprendront trop tard à leur dépend, que l’intérêt du peuple passe avant l’intérêt personnel.
Un simple examen de la liste des candidats montre que les candidats officiellement parrainés par le RHDP et les candidats indépendants issus de ce groupement politique constituent 86,37% des candidatures. A l’inverse, les candidats indépendants issus du FPI (10 députés + 28 cadres) ne représentent que 3,3% des 1150 candidats. La représentativité du FPI dans ces législatives du 11 décembre 2011 est donc beaucoup trop faible pour crédibiliser la thèse d’un scrutin inclusif.
Le dernier Comité Central du parti a pris la décision de les suspendre du parti pour indiscipline et d’insubordination au mot d’ordre du parti.
En tout état de cause donc, le FPI ne présente aucun candidat. Et ces législatives vont consacrer le règne de la pensée unique, ramenant ainsi le pays à plus de vingt années en arrière.
La polémique sur la candidature des « indépendants » sortis des rangs du FPI est définitivement close.
Que dire des candidats issus du CNRD ?
S’agissant des candidatures présentées par certaines formations membres du CNRD, je voudrais simplement vous ramener à la position exprimée par le Directoire de ce groupement de partis, à travers le Doyen Bernard DADIE, qui met un terme à la cacophonie observée jusque là. Certes, certaines personnalités bien connus de la classe politique ivoirienne ont engagé leur formation dans cette mascarade (CAP UDD, UDCY, URD, UNG).
Mais cela ne doit ébranler personne, eu égard au poids réel de ces formations dans le paysage politique. Leur présence à ces élections ne représente rien, et ne saurait donc conférer du crédit à un scrutin qui est loin d’être inclusif.
2. Le transfèrement à la Haye et la 1ère comparution du Président Gbagbo devant la CPI.
Le 29 novembre dernier (2011), l’ensemble des Ivoiriens, ainsi que les observateurs de la scène politique ivoirienne ont été surpris du transfèrement du Président Gbagbo à la Haye sur ordre du Président Sarkozy.
Sur les conditions de son enlèvement, le FPI s’indigne du traitement réservé à Laurent Gbagbo, qui, faut-il le rappeler a remporté au premier tour des élections, 38 % du suffrage des ivoiriens.
Pour le Front Populaire Ivoirien qui réclame depuis les évènements, la libération de tous les prisonniers y compris le Président Gbagbo, la suspension des procédures devant la CPI aurait été un signal fort dans le sens de la réconciliation nationale. En demeurant sourd aux appels dans ce sens, le Président Ouattara a définitivement ruiné toute chance à cette réconciliation.
Pour nous, toute réconciliation est liée au sort réservé au Président Gbagbo. C’est pourquoi, nous avons suspendu là également notre participation à tout processus de réconciliation qui ignore cette réalité.
Laurent Gbagbo aujourd’hui à la CPI ! Le FPI prend acte, car il ne sera pas le dernier à y être transféré. Nous avons tous encore en mémoire les massacres de Guitrozon, Petit Duékoué, Fengolo, entre 2002 et 2004.
La Côte d’Ivoire porte encore le deuil de la centaine de gendarmes froidement assassinés à Bouaké. Plus près de nous, le sol de Petit Carrefour à Duékoué, fume encore du brasier des 800 corps découverts par Human Right Watch et Amnesty International.
Gbagbo comparait certes le Premier devant la CPI, mais il ne sera pas le dernier ; et son assurance devant la cour lors de sa comparution laisse entrevoir des surprises. Attendons de voir.
Conclusion
En tout cas, quelles que soient les vicissitudes de la vie politique actuelle en Côte d’Ivoire, tout le monde doit savoir que le Front Populaire Ivoirien continuera le combat pour la démocratie et les libertés, tant qu’il le pourra. La Direction du parti a pleinement confiance dans son devoir face à la nation et devant l’histoire, convaincue que seul le respect des règles démocratiques et des libertés publiques constitue la base du développement économique et humain des grandes nations.
Sur ces différents points que je viens de développer, mais également sur d’autres points, pourvu qu’on ne s’éloigne pas du sujet du jour, j’attends vos questions.
Merci encore une fois de votre attention.
Fait à Abidjan, le 8 Décembre 2011
Le Président du FPI
M. MIAKA Ourétto
A N N E X E S
Liste des députés FPI ayant fait acte de candidature en qualité d’indépendants
1- N’GBESSO ANGODJI, RUBINO
2- ASSANDEY N’GUESSAN KASSI FELIX, SIKENSI
3- DJO ZEREGBE, KOUNAHIRI-KONGASSO
4- GBAKA-BREDE PATRICE, GUIBEROUA
5- ZON SONO RENE, KOUIBLY
6- SERI DEHOUA VICTOR BASILE, IBOGUHE-NAMANE (ISSIA)
7- GOUANI SOUROU, ZOUKOUGBEU
8- YABI GOHI ROBERT, BONON
9- DJE BI DJE EUGENE, ZUENOULA COMMUNE
10- TAPE OLEDJI ELVIS JUSTIN, LILIYO-OKROUYO (SOUBRE)
- Le cas des autres cadres et personnalités du FPI s’explique de la manière suivante :
* GUEHI BRISSI Lucas n’est pas député. C’est un préfet qui exerce de la fonction de secrétaire général de l’Assemblée Nationale. Les députés FPI de Gagnoa commune, sont DANO DJEDJE Sébastien et DIOMANDE Lamine.
* A Grand-Zattry, c’est TINA Zabouo qui est le député et non MATIO NIAKO Richard.
* A Issia, il y a deux députés : GUIPIE Yoro Charles et Victor Basile. ZEZE Gnotognon n’est que le suppléant de SERI Dehoua.
Campagne électorale : Des candidats indépendants tabassés à Yopougon
La liste "Espoir pour la vie" conduite par le révérend Soko Waza Théophile qui se présente aux législatives à Yopougon passe en ce moment des moments très difficiles. Les colistiers du pasteur sont régulièrement battus par des adversaires dont certains n’arrivent pas à les contraindre à l’abandon. Selon la direction de campagne de ladite liste, plusieurs colistiers du révérend Soko Waza ont été l’objet d’agressions physiques et verbales de la part des militants et responsables du RDR, de l’UDPCI et du PDCI de Yopougon. Tout a commencé à Yopougon-Koweit où la candidate Gnonsihon a été copieusement bastonnée par des éléments des FRCI. Comme si cela ne suffisait pas, des candidats ont été molestés un peu partout dans la plus grande commune d’Abidjan. Don Alain distribuait des affiches et des prospectus quand il a été hélé par des éléments des FRCI. Ceux-ci voulaient savoir le motif de sa présence à Yao Séhi. Mais très vite, il sera tabassé par ces soldats à l’aide de leurs ceinturons. Le calvaire des proches du révérend Soko Waza ne s’arrête pas là, car Hamed, à son tour, sera empêché de distribuer des prospectus au terminus 27 à Niangon. "J’accuse l’UDPCI qui ne cesse de me menacer de mort et de me demander d’arrêter de mener la campagne pour la liste "Espoir pour la vie» conduite par le Révérend Soko Waza". Ces propos sont de Bieu Delphin, suppléant de ladite liste qui était récemment au quartier Gesco où le chef central Dan lui a conseillé de se retirer de la course des législatives 2011. Face à tout ce qui précède, le candidat Soko Waza et son équipe ont saisi la police. Mais, à leur grande surprise, les policiers les ont renvoyés aux éléments des FRCI qui, à leur tour, leur ont conseillé de saisir les policiers. Devant cet imbroglio, Soko Waza a simplement quitté les lieux non sans confier leur sort à Dieu. La solution idoine face à cette situation, selon lui, c’est de se confier à la presse. Au moment où il nous entretenait, un coup de fil lui a annoncé l’agression de l’un de ses collaborateurs. Comme quoi, les élections législatives à Yopougon risquent d’être ensanglantées.
Une correspondance d’Emile Kian
Un indépendant à Adzopé sous-préfecture menacé
Assi Aka Edmond, candidat indépendant, à Adzopé sous-préfecture, est menacé d’être écarté de la compétition des législatives, par ses adversaires du Pdci et du Rdr. Selon des proches de son staff de campagne, il a été accusé d’avoir tenu des propos injurieux à l’endroit de ses adversaires, et du chef de l’état. En outre, il lui est reproché de vouloir surfer sur l’électorat du Front populaire ivoirien. Aussi, ces adversaires l’ont-ils convoqué chez le sous-préfet, pour explication. « On nous a dit que tout sera mis en œuvre pour écarter de la compétition. Selon des indiscrétions le sous-préfet, va nous demander demain (Ndrl : aujourd’hui) de nous retirer », nous a confié un des proches du candidat qui a rejeté en bloc toutes les accusations.
César Ebrokié
( Info : Staff de campagne d’Assi Aka Edmond )
Législatives de décembre 2011 : Le oui… mais du Rpp de Fologo
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Les présidents de coordination et secrétaires de section du Rpp se sont réunis en assemblée générale le 22 octobre 2011 au siège du parti pour plancher sur la question sécuritaire dans les bases.Le président du directoire, président de coordination M. Kané Soumaila, en abordant cette question a souhaité que chaque président fasse des propositions en s’appuyant sur les réalités du terrain. Il a été décidé que des rencontres doivent avoir lieu dans les comités de base et sections pour faire vivre le parti. Le président du directoire Kané Soumaila a rendu compte des démarches menées pour faire libérer le siège du Rpp de Zuénoula. Il en est ressorti que le siège ne sera restitué par les militaires qu’après les législatives. Ceux-ci estiment qu’ils ne savent pas où aller alors qu’ils sont appelés à sécuriser les élections. La gendarmerie et le commissariat de police qu’ils occupaient seraient restitués à leurs «propriétaires». M. Ganin Bertin, secrétaire par intérim et parrain de ladite Ag est intervenu pour féliciter l’initiative et encourager les présidents de coordinations quant au maintien de la flamme militante dans les bases. Il a saisi l’occasion pour rassurer les militants du Rpp en ces termes "soyez sereins. Le Rpp n’est pas opposé, dans le principe, à aller aux élections. D’ailleurs, l’objectif de tout parti politique est la conquête du pouvoir d’Etat. Et cela passe par des élections. Cependant, nous ne voulons pas y aller sans un minimum de conditions. Nous ne voulons pas y aller comme à Canosa. La direction du parti, en relation avec ses partenaires politiques, continue de rechercher les solutions les meilleures pour permettre au Rpp de peser sur la vie de la nation conformément à sa philosophie". Une autre rencontre est prévue pour le samedi 12 novembre au siège du parti pour plancher sur l’assistance à apporter aux familles endeuillées, aux exilés politiques du Rpp pendant cette période de rentrée scolaire. |
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