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Rumeurs de coup d’Etat: Des tirs entendus au Banco et à Bassam. La forêt du Banco bouclée par les FRCI


Combattant armé non identifié. Lire la suite »

13 août 2012 Publié par | Politique, Société | , , | Poster un commentaire

DANANE/Rumeurs de putsch: près de 60 personnes arrêtées pour tentative de coup d’Etat


SOURCE: IVOIREBUSINESS

Populations ivoiriennes. Image d

Populations ivoiriennes. Image d’illustration.
 par APA DANANE
 Environ 60 personnes ont été arrêtées depuis mardi à Danané, ville située à 626 km à l’ouest d’Abidjan, soupçonnées d’être impliquées dans des

projets de déstabilisation de la Côte d’Ivoire, a appris APA, vendredi de source militaire.
« Je voudrais vous assurer que nous avons des renseignements précis sur des groupes d’hommes qui manœuvrent en ce moment en vue d’attaquer le pays, à partir de l’ouest du pays », a indiqué un élément des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), qui a requis l’anonymat.
« Ils ont infiltré Danané (située dans l’ouest frontalier avec le Libéria) et le Président Ouattara a donné l’ordre de tout faire pour mettre la main sur eux », a-t-il ajouté.
Alors les patrouilles mixtes Frci et gendarmerie ont été intensifiées depuis mardi et ont permis de mettre la main sur une soixantaine de personnes pour la plupart de Libériens qui avaient combattu aux côtés de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) lors de la crise postélectorale de décembre 2010 à avril 2011.
Ils ont été mis aux arrêts lors d’une descente suivie d’une perquisition mardi à l’hôtel Gladé Pascal sis au quartier Cie (Compagnie ivoirienne de l’électricité) de Danané. Le gérant de l’établissement hôtelier a été aussi interpellé.
« L’intensification des rafles obligent tout le monde à rester à la maison dès 21H 00 Gmt et cela donne à penser à un couvre-feu qui ne dit pas son nom », a commenté un habitant de cette localité.
Depuis l’accession au pouvoir de l’actuel président Alassane Ouattara après l’arrestation de l’ancien chef de l’Etat Laurent Gbagbo dans une guerre postélectorale, des rumeurs de coups d’Etat sont récurrentes en côte d’Ivoire.
Mercredi, Lida Kouassi, ancien ministre de la Défense sous M. Gbagbo de 2000 à 2002, a été mis aux arrêts à Lomé au Togo et extradé à Abidjan, accusé d’être impliqué dans des projets de déstabilisation.

APA

9 juin 2012 Publié par | Politique | , | Poster un commentaire

Côte d’Ivoire: Soro ivre de rage devant l’enquête de la CPI depuis 2002, s’apprêterait à faire un coup d’Etat pour évincer Ouattara


 Guillaume Soro et Alassane Ouattara en grande conversation.

par IVOIREBUSINESS – C’est le calme avant la tempête en Côte d’Ivoire où un parricide pourrait bientôt avoir lieu. Un fils, ivre de rage de se savoir bientôt à la CPI, s’apprêterait à

commettre l’irréparable : Tuer son père, son mentor dans un coup d’Etat sanglant.
Parricide or not parricide ? To coup or not to coup ? La coupe est désormais pleine. Le dégel a été de très courte durée. Entre Soro et Ouattara, rien ne va plus depuis le mercredi 22 février 2012 où les juges de la Cour pénale internationale (Cpi) ont autorisé Luis Moreno Ocampo, procureur de cette cour, à étendre les enquêtes sur les événements en Côte
d’Ivoire à la période allant du 19 septembre 2002, jour du coup d’Etat manqué, au 28 novembre 2010, date du second tour de l’élection présidentielle.
Le Procureur de la CPI Luis Moreno Ocampo, proche parmi les proches de Ouattara qui n’a pas hésité à le recevoir secrètement dans ses appartements privé parisiens début novembre 2011, est autorisé à enquêter sur toute la période de la crise subséquente au coup d’Etat des 18 et 19 septembre 2002 qui s’est muée en rébellion armée.
Quand on sait que la rébellion des forces nouvelles a coupé la Côte d’Ivoire en deux parties avec son lot de violences, de crimes, de viols, d’exactions, de vols et de destruction de biens, de déstructuration des Institutions de l’Etat, on comprend que Guillaume Soro a raison d’avoir des sueurs froides.
Car pour la Chambre préliminaires III de la CPI, il s’agit d’une même crise continue, impliquant un conflit politique prolongé et une lutte pour la conquête du pouvoir qui s’est terminée par la situation dite postélectorale qui part du 28 novembre 2010 et qui est déjà prise en compte par le Procureur près la Cpi.
Pour le FPI de Laurent Gbagbo, c’est une décision heureuse pour la Côte d’Ivoire pour la manifestation de la vérité et pour l’avenir des relations entre les Ivoiriens
Pour Guillaume Soro, c’est la goutte d’eau qui fit déborder le vase et un cas de flagrant délit de lachage et un cas de trahison par Alassane Ouattara qui lui a toujours dit que jamais personne n’enquêterait sur les crimes de guerre et crimes de sang commis par la rébellion des Forces nouvelles, dont lui-même est le véritable parrain depuis 2002.

Aujourd’hui, patatras. Tout vole en éclats. La CPI accepte d’enquêter sur les crimes commis en Côte d’Ivoire depuis 2002. Et donc d’arrêter enfin Guillaume Soro pour les crimes commis depuis le déclenchement de sa rébellion. 10 ans après le début de la rébellion des forces nouvelles, celle-ci doit rendre des comptes à la justice internationale. Le dilatoire est terminé et l’écran de fumée enveloppant leurs crimes vient de se dissiper.
La CPI, comme dans les cas de Jean Pierre Bemba, ex-vice Président de la Rdc Congo et Charles Taylor, ancien Président du Liberia, pourrait lancer un mandat d’arrêt secrètement contre Guillaume Soro et attendre le bon moment pour l’arrêter.
Dans la tête du Premier ministre ivoirien, rien ne peut lui enlever le fait que la main de Ouattara soit présente dans ce revirement de la CPI. A son crédit, une succession d’évènements aussi curieux les uns que les autres.

Le premier fut l’exigence d’ Hillary Clinton à Ouattara, lors de son séjour à Abidjan, de transférer Guillaume Soro à la CPI. La France, au départ retissante, suivi le mouvement, sans que Ouattara n’émette la moindre objection.

Le deuxième fait fut le séjour prolongé de ADO à Paris via Addis Abeba où il venait de participer au sommet de l’UA, alors même qu’il rentrait d’une fastueuse visite d’Etat en France. Soro, averti de l’imminence de son arrestation par « certaines grandes oreilles », se retira au Nord avec son armée, délaissant pendant deux semaines la Primature et le gouvernement, et annulant deux déplacements à Libreville pour soutenir les Eléphants à la CAN 2012.

Le troisième fait est le débarquement dans le plus grand secret, de 300 légionnaires français à Abidjan le 31 janvier dernier, pour une mission de la plus haute importance, alors qu’au même moment, Ouattara était à Mougins, dans le sud de la France chez sa belle-famille.

Le quatrième fait est l’acceptation de la CPI d’enquêter sur les crimes commis en Côte d’Ivoire depuis 2002, date du déclenchement de la rébellion des Forces nouvelles.
Dans l’esprit de Soro, c’est clair : Ouattara veut sa peau. La question qui lui traverse l’esprit en ce moment est comment faire pour éviter d’être liquidé? Pour lui, la réponse coule de source, liquider Ouattara avant d’être lui-même liquidé. La meilleure défense n’est-elle pas l’attaque ?
C’est la raison pour laquelle cet projet de coup d’Etat serait depuis peu envisagé serieusement par Soro. Car ce serait à ses yeux le seul moyen d’échapper à la CPI.

SORO PEUT-IL EVINCER OUATTARA PAR UN COUP D’ETAT ?

Selon notre source, il est impératif pour Guillaume Soro, dont les jours à la Primature sont désormais comptés, d’agir au plus vite et de prendre les devants.
Soro n’exclurait plus de faire un coup d’Etat pour enlever Ouattara du pouvoir. Il s’apprêterait même à le faire et aurait pour cela reçu le soutien effectif de la majorité des chefs de guerre FRCI comme Wattao, Fofié Kouakou, Vetcho, etc…eux-même directement dans le collimateur de la CPI en tant qu’auteurs directs sur le théatre des opérations.
Un coup d’Etat ourdi par Soro où n’importe quel petit quidam, sera nécessairement sanglant. Avec à la clé, plusieurs morts qui viendront s’ajouter à la longue liste de ceux déjà existants.
Mais pour faire un coup d’Etat, Soro devra en principe avoir l’appui de la France, des Usa, et de la Grande Bretagne, etc… Autant dire jamais, un tel coup n’aura lieu.
L’autre option qui s’offre à lui, c’est un passage en force, car en tant que Premier ministre et ministre de la défense, il a la haute main sur les FRCI et sur tout l’appareil sécuritaire du régime, c’est la raison pour laquelle Ouattara a déjà commencé la formation urgente d’unités FRCI spécialement acquises à lui par les soldats français à Abidjan, en violation des récents accords de défense entre les deux pays.

QUELLE REACTION DE OUATTARA DEVANT UN COUP DE SORO?

On sait que Ouattara a toujours eu la main lourde pour tout ce qui est des questions militaires et liquidations d’opposants.
On peut donc penser que ce sera l’occasion pour lui, en cas d’échec du Coup, de porter le coup de grâce à Soro et à tous les Com’zones qui le soutiennent.
Il pourra compter sur l’appui des soldats français (Licorne et Légionnaires) dont le nombre atteint déjà 600 sur les bords de la lagune ébrié.
Selon l’ancien député Ben Soumahoro proche de Laurent Gbagbo, « Alassane qui est habité par un instinct de grand prédateur n’a jamais eu que le crime, l’élimination physique comme solution à toutes ses adversités personnelles et politiques. Ainsi donc la Rébellion et plus singulièrement SORO GUILLAUME s’exposent à leur sacrifice obligé…Parce que si SORO GUILLAUME l’ignore, je me fais un plaisir de lui apprendre que son mentor ALASSANE DRAMANE OUATTARA va ici et maintenant mettre à exécution son dernier plan : tuer SORO GUILLAUME pour de multiples raisons que je me fais le devoir d’exposer aux fidèles lecteurs de ce journal ainsi qu’à ces pourfendeurs.
Les circonvolutions, les contorsions et les circonlocutions des occidentaux mais surtout des dirigeants français depuis JACQUES CHIRAC jusqu’à NICOLAS SARKOZY ont toujours eu pour but d’exonérer ALASSANE DRAMANE OUATTARA de ses crimes et de lui donner un vernis d’honorabilité. Sinon à l’évidence ALASSANE DRAMANE OUATTARA devait être le seul sinon le premier délinquant politique à subir les rigueurs de LA LOI. Chacun sait ici et là-bas que OUATTARA est le seul bénéficiaire de la déstabilisation de la Cote d’Ivoire depuis 1990. Après avoir été le concepteur, l’initiateur, l’organisateur et le principal financier de tous les coups tordus portés contre notre pays sans jamais vouloir assumer ses forfaits, voici donc ALASSANE DRAMANE OUATTARA obligé de tuer SORO GUILLAUME ».
No comment sur les risques qu’encourent Soro devant une tentative de coup d’Etat contre Alassane Ouattara. Si l’information de notre source très crédible est vérifiée, des jours sanglants s’offrent de nouveau aux ivoiriens pour ce qui pourrait s’apparenter à la guerre finale entre le père et le fils.

Catherine Balineau

QUELQUES CRIMES COMMIS PAR LES FORCES NOUVELLES DE GUILLAUME SORO

Crimes commis le 20 octobre 2002
L’Etat major de la 3e légion de gendarmerie de cette ville est attaqué par les rebelles du Mpci. Faisant un blessé grave de chaque côté. Le lendemain un drapeau blanc est hissé sur la caserne de la gendarmerie en signe de reddition. Le dimanche 6 novembre, ne tenant pas compte de ce signe, les rebelles de Guillaume Soro donnent volontairement la mort à des gens qui étaient pourtant désarmés et qui ne participaient à aucun combat. Ce jour, il est 13 heures quand après des combats contre les loyalistes, les rebelle rentrent dans la caserne des gendarmes puis procèdent à des arrestations. Plus de 131 personnes parmi lesquels 80 gendarmes, 70 enfants et autres membres de leurs familles sont interpellés. A 19 heures, malgré les supplications des enfants « ne nous tuez pas, nous ne sommes pas des gendarmes », les rebelles passent aux armes les détenus. Le sergent Kouassi Jean Marie et son épouse, rattrapés en ville sont froidement égorgés par les mêmes rebelles. D’autres soldats inoffensifs, parce que non amés vont être abattus dans d’autres localités du pays. C’est le cas du sergent N’goran Edwige, tuée à Abidjan, du sergent-chef Kouadio Kan et de Kimon Abé exécutés le 13 octobre de la même année à Daloa.

Crimes commis le 08 mars 2003 à Duekoué
Quant aux officiers supérieurs de la police, Koné Mahiri Evariste, Kena Bi Tra, Koffi Boitenin et Sep Kiriné, ils seront abattus le 8 mars 2003 à Duékoué par les hommes de Soro. Avec les différentes tentatives de négociations, l’on croit à la fin des tueries. Hélas, c’est en ce moment que la rébellion va commencer à manger ses propres enfants. Dans la guéguerre qui oppose Guillaume Soro à Ibrahima Coulibaly, dit IB, certains rebelles y laissent leur peau. Les plus connus sont Adams et Kass, assassinés alors qu’ils n’étaient pas au combat. Dans la même veine, plus de 75 personnes meurent étouffées dans un airless, un conteneur d’expédition, à Korhogo. Selon le témoignage de Berger Amadou, un rescapé de ce massacre, les pro-Soro ont pompé à l’intérieur du conteneur du gaz lacrymogène. La crise postélectorale avec son cortège de tueries massives perpétrées par les mêmes pro-Ouattara, vient aggraver la situation.
Crimes commis le mardi 29 au mercredi 30 mars 2011

A cause de leur non-respect de la valeur humaine, la nuit du mardi 29 au mercredi 30 mars 2011 va être un véritable cauchemar pour les habitants de Duékoué-carrefour. Dans leur volonté d’opérer une épuration ethnique, les soldats des Frci, puissamment armés encerclent ledit quartier et procèdent à une fouille systématique des maisons dont les occupants, profondément endormis, sont froidement assassinés les uns après les autres. Bilan, 867 morts, selon le Cicr. Mais, le décompte final fait état de 1200 morts quand on y ajoute tous ceux qui, dans leurs fuites, ont été rattrapés et abattus par les soldats en question. A ces massacres, il faut ajouter ceux perpétrés à Adebem, un village du département de Sassandra. Les tueurs à gage y ont fait plus de 200 morts. Ce sont ces faits aussi flagrants qui font trembler les pro-Ouattara au moment où la Cpi annonce son retour en Côte d’Ivoire.

SUGAR

27 février 2012 Publié par | Politique | , , , | Un commentaire

Coup d’Etat de la France en Côte d’Ivoire: Retour sur la désinformation, l’arme fatale de Ouattara



La France a voulu la guerre à la Côte d’Ivoire. Elle y a mis tous les moyens. Le principal ayant été la manipulation des informations avant même l’éclatement de la rébellion du 19 septembre 2002 et surtout dans la période postélectorale. Sur toute la ligne, les médias français ont fait accepter bien de forfaitures à la communauté dite internationale. Mais à présent, les mensonges de M. Ouattara et ses soutiens se découvrent.
Au plus fort de la crise armée postélectorale en Côte d’Ivoire, le 1er avril 2011, au nez et à la barbe des Casques bleus des Nations Unies stationnés à Duékoué, les milices armées pro-Ouattara, les chasseurs traditionnels Dozo et les Forces armées des Forces nouvelles rebaptisées Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), exterminaient les populations civiles soupçonnées d’être des partisans du président Laurent Gbagbo dans l’Ouest du pays. Pendant ce temps, les médias français qui escortaient les tueurs dans leur progression facilitée par l’armée française vers Abidjan se taisaient. Ils étaient occupés à façonner l’opinion française et internationale, par exemple avec Mme Sogona Bamba, conseillère en communication de M. Alassane Dramane Ouattara, par la désinformation sur une chaîne de télévision française. France 24 consacrait, ce jour-là, une édition spéciale à la crise postélectorale ivoirienne. «Oui ils (les FRCI pro-Ouattara) descendent vers le Sud, et je pense que c’est par légitime défense, parce que vous ne pouvez pas avoir un monsieur qui a gouverné un pays, et qui peut accepter de laisser ses partisans brûler des jeunes comme ça ! Vous ne pouvez pas ! Aujourd’hui, on ne peut pas regarder ça. (…) Il faut montrer ce que les hommes de Gbagbo ont fait, c’est donc une légitime défense !», justifiait Mme Sogona Bamba sur le petit écran, tout en exhibant la photo d’un jeune homme en train d’être brûlé vif (voir photo 1).
Cette édition spéciale, intitulée «Côte d’Ivoire : guerre civile», avait été passée longtemps en boucle pour atteindre les objectifs visés. A savoir, faire passer le mensonge pour de la vérité, émouvoir la communauté internationale et les organisations humanitaires sur des violations des droits de l’Homme exclusivement attribuées à Laurent Gbagbo et à ses partisans en Côte d’Ivoire. On connaît la suite : traque des pro-Gbagbo ainsi que les membres de son ethnie sur toute l’étendue du territoire national. Tentative d’assassinat du président Laurent Gbagbo et coup d’Etat réussi de la France appuyée par les Etats-Unis d’Amérique et l’Organisation des Nations Unies (Onu), le 11 avril 2011.
Bien entendu, dans cette guerre postélectorale de quatre mois que l’on aurait pu éviter en recomptant les voix en trois jours, de telles scènes horribles ont dû être commises de part et d’autre, dans les deux camps, et la Commission nationale des droits de l’Homme les a dénoncées dans son dernier rapport. Mais le 1er avril 2011, l’image du jeune homme brûlé vif montrée par Sogona Bamba ne provenait pas de notre pays. La photo que Sogona Bamba a présentée comme une exaction des partisans de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire sur un ressortissant du Nord de la Côte d’Ivoire, et qui a aussi justifié l’offensive sanglante des forces pro-Ouattara appuyées par l’armée française et celle de l’Opération des Nations-Unies en Côte d’Ivoire, n’est nullement une photo de militant du Rdr, parti d’Alassane Ouattara. Elle n’est pas non plus l’image d’un ressortissant ivoirien du Nord. La photo exhibée par la conseillère en communication de l’actuel locataire du Palais présidentiel par la force des armes, a été prise le 18 mai 2008, en Afrique du Sud. Elle montre comment le jeune Ernesto Alfabeto Nhamuave a été brûlé vif au cours d’une manifestation de rue à Johannesburg. Sur la photo originale manipulée par le camp Ouattara, on reconnait un agent de sécurité sud-africain prêt à voler au secours du jeune homme en feu (voir photo 2).
Maintenant que le procureur Luis Moreno-Ocampo de la Cour pénale internationale (CPI) s’intéresse à ce qui s’est réellement passé en Côte d’Ivoire après le 28 novembre 2010, nous revenons sur cet élément diffusé par la chaîne de télévision française France 24 et qui a dû justifier toutes ces attaques contre les institutions ivoiriennes et la traque des populations entières soupçonnées de soutenir la légalité constitutionnelle dans leur pays. Cette image qui a par la suite souvent illustré les articles des journaux favorables à Ouattara pourrait justifier le chiffre de 8.000 personnes massacrées que le camp des vainqueurs de la guerre ivoirienne s’attèle à diluer en 3.000 morts. Elle est la preuve que M. Alassane Ouattara a manipulé l’information pour mettre l’opinion de son côté dans le but de légitimer la persécution et les massacres contre des membres de l’ethnie de son adversaire politique Laurent Gbagbo ou contre ses proches.
M. Ouattara et ses partisans, faut-il le préciser, n’étaient pas à leur premier essai destructeur. Avant le coup le coup d’Etat manqué du 18 au 19 septembre 2002 transformé en rébellion, l’actuel locataire du palais présidentiel de Côte d’Ivoire et ses conquistadors avaient produit «Côte d’Ivoire, poudrière identitaire» d’un certain lugubre Benoît Scheuer, pour préparer l’opinion à la guerre. Avant ce film, un grossier montage avait attribué un charnier à Laurent Gbagbo dans la commune de Yopougon. Mais plus grave, M. Ouattara et ses communicateurs avaient lancé l’idée nauséabonde que les 57 corps de ce charnier étaient des corps de «musulmans». Comment ont-ils pu identifier la religion des cadavres retrouvés nus ? Personne ne le sait. Toujours est-il que tout le long de ces dix ans qu’a duré le plus long coup d’Etat sur le continent africain, les partisans de M. Ouattara et certains médias français ont développé de tels arguments auprès de quelques organisations humanitaires pour légitimer la guerre de recolonisation de la Côte d’Ivoire par la France, avec les conséquences dramatiques que l’on sait pour les populations ivoiriennes.
En vérité, en gagnant la présidentielle d’octobre 2000 organisée par la junte militaire, le président Gbagbo avait signé son arrêt de mort. La France a décidé de faire partir le souverainiste Laurent Gbagbo par tous les moyens. Le coup d’Etat ayant échoué en septembre 2002, la décision de renverser le chef de l’Etat a été reportée à l’élection présidentielle suivante, quelle que soit l’issue de celle-ci. Ce sont les entraves posées par la rébellion qui ont retardé l’achèvement de la guerre contre Gbagbo. Grâce à la présidentielle de novembre, la France a ouvert ses médias à toutes les forfaitures bénéfiques à son poulain Ouattara. Ils ont tellement bien réussi leur affaire qu’ils ont influencé toute la communauté internationale par la désinformation. Et celle-ci a pris des décisions inhumaines à l’encontre des Ivoiriens avec une guerre qui a fait plus de 8.000 morts.
Comme Alassane Ouattara et ses partisans ne jurent que par elle, vivement que la CPI, malgré sa réputation écornée par ses dossiers uniquement dirigés contre les faibles au profit des forts de ce monde, ouvre véritablement les yeux sur ces forfaitures en Côte d’Ivoire.

César Etou et Koukougnon Zabril 

source:Notre Voie


9 novembre 2011 Publié par | Politique | , , | Poster un commentaire

Renversement du Président Laurent Gbagbo : Alain Juppé avoue enfin le coup d’Etat de la France


Renversement du Président Laurent Gbagbo : Alain Juppé avoue enfin le coup d’Etat de la FranceLa France et les autres les pays membres de l’organisation du traité de l’atlantique nord (Otan) poursuivent depuis six mois leur croisade armée contre le régime du guide libyen, Mouammar Kadhafi. L’objectif étant d’installer en Libye un nouveau pouvoir contrôlé par l’Otan.

Place sera alors faite au partage du pétrole libyen entre les parrains (Otan) qui soutiennent actuellement le Conseil national de transition (Cnt, les rebelles qui veulent prendre le pouvoir). C’est dans ce contexte que le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, va être trahi par sa langue. Tout en parlant du rôle que joue la France dans le désastre libyen, il fera une révélation sur le coup d’Etat perpétré contre le président Laurent Gbagbo en Côte d’ivoire, le 11 Avril 2011. « Les insurgés n’auraient pas pu entrer à Tripoli (capitale libyenne) sans l’aide des militaires français. Le France a pris des risques en Libye, comme elle en avait pris en Côte d’Ivoire », a confessé le chef de la diplomatie française. Par cette déclaration, Alain Juppé avoue, enfin, que c’est la France qui a renversé par un coup d’Etat militaire, le Président Laurent Gbagbo, le 11 avril dernier. On se souvient, en effet, que face à l’incapacité des forces rebelles pro-Ouattara à tenir tête aux Forces de défense et de sécurité (Fds, l’armée régulière ivoirienne), la France avait largué, à partir du 31 mars, des bombes sur la résidence officielle du président de la République de Côte d’Ivoire qui a été détruite à moitié.

Ensuite, les forces spéciales de l’armée française, à bord de plusieurs chars de combat, ont défoncé le portail de la résidence présidentielle, arrêté le président Laurent Gbagbo, son épouse et ses proches, avant de les remettre au forces rebelles pro-Ouattara. Qui détienne le couple présidentiel Gbagbo depuis lors en résidences surveillées dans le nord du pays (Korhogo et Odienné). Les autorités françaises avaient, jusqu’à hier lundi 22 août, nié les faits et l’implication de l’armée française. Elles tentaient continuellement de faire croire que le président Laurent Gbagbo avait été arrêté par ceux qu’elles appellent « les forces pro-Ouattara ». Un peu plus de quatre mois après, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, très proche collaborateur du chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, vient de passer aux aveux. Confirmant ainsi, l’adage qui dit que « le mensonge se réveille tôt. Mais finit toujours par se faire coiffer au poteau par la vérité ».

Boga Sivori

24 août 2011 Publié par | Uncategorized | , | Poster un commentaire

Coup d’Etat déjoué ou chasse aux sorcières : Les bizarreries de l’arrestation du colonel Adou


Un putsch déjoué ? Le colonel de gendarmerie Adou Donga est aux arrêts depuis hier. Selon un journal proche du nouveau régime qui raconte le film de l’arrestation avec force détails, cela s’est passé à l’hôtel-Plateau, en plein cœur du quartier des affaires d’Abidjan. A une heure du matin. C’est-à-dire à une heure où aucune mouche ne vole au Plateau par ces temps d’insécurité. Le colonel Adou Donga serait en train de s’entretenir avec un chef milicien dont notre confrère s’est gardé de livrer l’identité « pour nécessité d’enquête ». Un chef milicien qui aurait mystérieusement réussi à prendre la fuite à cette heure-là sans que les « fins limiers des Frci » qui, on l’imagine, avaient encerclé l’hôtel n’aient pu rien y faire. On ne mène pas une telle opération sans y mettre les moyens.
Notre confrère révèle qu’une kalachnikov et un pistolet automatique ont été découverts dans la voiture du colonel Adou. Et qu’en plus, une perquisition réalisée à son domicile aurait permis de découvrir un arsenal de guerre fait d’armes et de minutions.
Selon les informations distillées dans la presse nationale, le colonel Adou serait en contact avec des militaires déserteurs et des miliciens présents sur le territoire ghanéen, parmi lesquels on cite le colonel Konan Boniface et le commandant Jean-Noël Abéhi. D’autres journaux parlent de contacts avec des mercenaires.
Avouons que si le colonel Adou préparait effectivement un coup d’Etat, il a vraiment tout fait pour attirer sur lui l’attention des nouvelles autorités. Rencontrer un chef milicien au Plateau à une heure où il est facile de se faire remarquer par les services de sécurité, il faut vraiment le faire. Il faut être fou pour aller tenir des réunions de coups d’Etat dans un hôtel comme Ibis à une heure où on ne peut pas trouver plus de deux personnes dans le hall. Et puis franchement, un officier de la gendarmerie qui était jusqu’à une date très récente le chef de cabinet du commandant supérieur de la gendarmerie dans un pays qui a connu la guerre peut bien avoir des armes chez lui sans que cela soit destiné à faire un coup d’Etat. Le bon sens commande que celui qui prépare une action subversive ne garde pas les armes chez lui. Et on ne fera pas l’injure au colonel Adou formé aux renseignements d’ignorer ces précautions élémentaires. Au demeurant, quel chef milicien qui n’a pas fait allégeance au nouveau pouvoir oserait-il encore se balader à une heure si tardive au Plateau ? Il y a un vrai flou artistique autour de l’arrestation du colonel Adou.
Enfin, on attend que le procureur militaire Ange Kessi, le même qui était déjà là sous Laurent Gbagbo, instruise l’affaire pour voir la valeur réelle des accusations et la solidité des arguments des accusateurs.
D’ici là, l’impression qui se dégage de cette affaire, c’est qu’il y a une purge en cours dans l’armée ivoirienne. Tous ceux qui sont soupçonnés d’être des hommes du pouvoir déchu et qui ont eu le courage de rester au pays seraient assurément dans le collimateur du nouveau pouvoir.
Ce qui rend évidemment inaudible l’appel au retour des militaires exilés lancé par le nouveau chef de l’Etat. Parce qu’elle donne une idée de ce qui attend tous ceux qui se hasarderaient à se présenter à la frontière. Vivant désormais dans la crainte permanente d’être arrêtés pour une raison ou une autre, certains militaires qui ont pourtant repris le travail pourraient être tentés d’imiter le commandant Abéhi en prenant le chemin de l’exil.
Est-ce vraiment cela, le souhait d’Alassane Dramane Ouattara ? Le nouveau pouvoir croit-il sincèrement que c’est l’accroissement du nombre des exilés militaires qui ramènera la sérénité nécessaire à la reprise au redécollage économique ?
On ne peut pas avoir reproché au régime Gbagbo d’avoir favorisé la naissance de la rébellion de 2002 parce qu’il aurait négligé la présence de militaires déserteurs au Burkina Faso et venir reproduire le même schéma. En pire. Ce n’est pas un bon signal.

Augustin Kouyo

30 juillet 2011 Publié par | Politique | , , | Poster un commentaire

Après la mutinerie de mars et juin derniers: 566 militaires burkinabè radiés


Au total, 566 militaires ont été rayés des effectifs de l’armée burkinabé
sous l’accusation d’avoir pris part entre mars et juin à une série de
muniteries à Ouagadougou et dans plusieurs régions du Burkina Faso, a
annoncé jeudi au cours d’une conférence de presse le chef d’Etat-major
de l’armée burkinabè, le général Nabaré Honoré Traoré.
Selon le
général Traoré, sur les 566 militaires 217 ont fait l’objet de
procédures judiciaires et en attendant d’être traduits en justice ils
ont été internés à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou
(MACO).
Pour le reste, la radiation est effective depuis le 7
juillet dernier, a dit le général Traoré, précisant que les militaires
radiés sont des soldats de rang dont quelques éléments du Régiment de la
sécurité présidentielle (RSP).
Rébellion, désertion, révoltes,
pillages, vols, destruction de biens, désobéissance, sont entre autres,
les accusations retenues contre les soldats radiés.
‘’Il n’y a pas
pour le moment, d’officiers parmi les radiés’’, a précisé le chef
d’Etat-major, avant d’ajouter que l’enquête se poursuit pour démasquer
tous les fautifs.
La sanction concerne toutes les garnisons du pays
où il y a eu des mutineries, mais la plupart des militaires arrêtés sont
issus de la garnison de Bobo-Dioulasso (177 soldats). 18 militaires
seulement de Ouagadougou, la capitale, sont pour l’instant, sanctionnés.

De l’avis du général Honoré Nabaré Traoré, le contrat liant les
soldats de rang à l’armée burkinabè est renouvelable chaque quatre ans
et peut être rompu en cas de faute grave.
Interrogé sur les
éventuelles conséquences que représente la radiation des militaires, le
général s’est voulu rassurant, assurant que toutes les mesures seront
prises pour éviter les risques. Il n’a toutefois pas précisé la nature
des mesures arrêtées.
Les mutineries militaires au Burkina Faso se
sont déroulées durant les mois de mars, avril, mai et juin derniers,
faisant de nombreux dégâts dont des pertes en vies humaines, des
pillages de boutiques, des agressions de personnes, des destructions de
biens publics et privés.
Pour le chef d’Etat major de l’armée
burkinabé, ‘’de tels actes ont porté un coup sérieux à l’image de la
hiérarchie militaire et cela ne pouvait rester sans sanction’’.

Source : APA-Ouagadougou (Burkina Faso)

16 juillet 2011 Publié par | Politique | , , , | Poster un commentaire

Sidiki Konaté à Divo : “Nous sommes les champions des coups d’Etat”


<<Nous entendons qu’ils veulent faire un coup d’Etat. Ils ne peuvent pas. On ne peut pas apprendre à un vieux singe à faire des grimaces, car, quand on parle de coup d’Etat, c’est nous. Nous sommes les champions des coups d’Etat ». C’est en ces termes que Sidiki Konaté, ministre du tourisme et de l’artisanat s’est exprimé le dimanche 3 juillet dernier à la mairie de Divo. Il faisait allusion aux militants du FPI et autres proches de Laurent Gbagbo qu’il soupçonne de menacer le régime Ouattara.
Sidiki Konaté était dans la cité du Djiboua pour présider une cérémonie de réconciliation. Une cérémonie boudée par les autochtones. Ce qui n’a pas empêché le membre du gouvernement Ouattara d’encourager en des termes à peine voilés, les Frci à continuer de commettre les crimes et autres exactions contre les populations locales, surtout les chefs de villages et les militants du Fpi, parti de Laurent Gbagbo. Sous prétexte que ces derniers détiendraient des armes.
Le ministre Sidiki Konat visiblement en verve a instruit en le préfet Joseph Kpan Droh de veiller lui-même à la réussite de cette opération de perquisition dans la région. « Contrairement à Bédié, Gbagbo est venu au pouvoir et a transformé tous les chefs de villages de la région en des chefs de guerre. Gbagbo donné des armes partout. D’ailleurs, la Crs 3 a été installée ici à Divo par Gbagbo pour tuer les populations Dioula. On sait ce qui s’est passé ici. La Crs ne peut donc pas aller de la région sans vous laisser des armes. Il faut que vous les déposiez au près du préfet ou des Frci. Car, ici à Divo, on n’a pas encore récupéré des armes alors que vous en avez très nombreux. Nous le savons. Il faut les déposer maintenant », a-t-il menacé. Il s’est étonné de ce que les militants proches de Gbagbo à Divo se plaignent du comportement dans la région des Frci. Pour l’orateur, les populations locales et en particulier les militants du Fpi devraient s’attendre avec l’avènement de Ouattara au pouvoir au retour du bâton. Eux qui, selon Sidiki Konaté, auraient malmené de nombreux nordistes à qui ils auraient arraché terres et autres biens pour leur appartenance religieuse, ethnique et politique durant les dix ans que Gbagbo a passé à la tête de la Côte d’Ivoire.
Face à l’échec de la cérémonie dite de réconciliation, boudée par les populations autochtones, Sidiki Konaté a lancé que le Rhdp n’oblige personne à aller à la réconciliation. " Nous aussi avons trop souffert quand nous étions à l’hôtel du Golf. Nous n’avions pas de nourriture. Dans tous les cas, retenez que Alassane Ouattara demeure le Président de la Côte d’Ivoire", a t-il laissé entendre.

Ibo Cheick Oumar

7 juillet 2011 Publié par | Politique | , , | Poster un commentaire

Arrestation de l`ancien président, Laurent Gbagbo : Des Burkinabè dénoncent un coup de force


Si certains s`en réjouissent, ce n`est pas à tous les Burkinabè qu`il plait l`arrestation de l`ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo. C`est le cas notamment de certaines personnes rencontrées à Ouagadougou, qui ont dénoncé un coup de force contre l`ancien régime. Sous le couvert de l`anonymat, un jeune burkinabè a déploré le fait que le Burkina ait servi de base-arrière à la rébellion armée de 2002 en Côte d`Ivoire. Selon ce dernier, c`est le prolongement de cette rébellion qui a conduit à la mauvaise organisation des élections ivoiriennes jusqu`à l`éjection de Gbagbo du fauteuil présidentiel. «Comment un président (ndlr: Blaise Compaoré, président du Burkina Faso) peut-il aider des personnes à combattre un autre président (ndlr: Laurent Gbagbo, ex-président de la Côte d`Ivoire)», s`est indigné notre interlocuteur, un opposant probable au régime du Faso. Tout comme ce dernier qui accuse Blaise Compaoré d`avoir déstabilisé l`ancien président ivoirien, il y a ceux-là, également des Burkinabè qui n`ont pas hésité à abhorrer des tee-shirts à l`effigie de Laurent Gbagbo pendant la campagne électorale et qui se sentent mal de savoir ce dernier assigné en résidence surveillée à Korhogo, une ville du nord de la Côte d`Ivoire. Ainsi, contrairement à ce que pense une partie de l`opinion, Laurent Gbagbo à aussi des suppôts aux sein de la populations burkinabè au Burkina Faso.

15 juin 2011 Publié par | Politique | , , , , , | Un commentaire

   

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