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Le blog de l'actualité Ivoirienne et internationale

Des malades dépouillés à l’hôpital général de Lakota


L’hôpital général de Lakota

Lakota, 15 juil (AIP)- L’hôpital général de Lakota a été la cible, dans la nuit de lundi à mardi, des voleurs qui ont dépouillé des malades de leurs biens.

Les malades hospitalisés dans le grand bâtiment d’hospitalisation ont, sous la menace d’un pistolet automatique, remis argent et portables à trois hommes "sans foi ni loi", a appris l’AIP de source proche des victimes.

"Ils ont poussé la porte qui n’était fermée à clé. Celui qui portait l’arme l’a pointée sur moi, car je ne dormais pas", a raconté l’une des victimes, ajoutant que pendant que un des malfrats tenait les malades en respect, "ses deux acolytes ont passé la chambre au peigne fin, fouillant poches, tiroirs et placards".

Deux jours avant, c’est le gérant de la pharmacie du district sanitaire logé au sein de l’hôpital qui a été séquestré et molesté par d’autres malfrats qui ont emporté 158.000 Fcfa et un ordinateur, relève-t-on.

Le directeur de l’hôpital, M. Djého Mahi, qui s’inquiète de l’insécurité grandissante dans son établissement sanitaire, en a informé le préfet, afin que des mesures soient prises.

Ces malfrats opèrent à visages découverts, signale-t-on.

(AIP)

16 juillet 2011 Publié par | Politique, Société | , , | Poster un commentaire

Gros marchés en Côte d’Ivoire : Obama réclame sa part du gâteau


 Le Nouveau courrier

Barack Hussein Obama, Président des Etats-unis

Après la guerre contre le régime Gbagbo dans laquelle la France de Nicolas Sarkozy et les Etats-Unis de Barack Obama
ont pris une part active, l’heure est au partage du gâteau entre les
principaux soutiens extérieurs de l’actuel chef de l’Etat, Alassane Ouattara.
Mais la boulimie de la France suscite déjà des grincements de dents du
coté des Américains. De gros intérêts sont en jeu, vu que tout est à
refaire en Côte d’Ivoire suite à la razzia des Forces républicaines de
Côte d’Ivoire dont l’entrée dans la capitale économique a été marquée
par des scènes de pillage qui ont plongé l’économie nationale dans le
gouffre.

Selon La Lettre du Continent, « les diplomates américains
sont de plus en plus agacés par les manœuvres du gouvernement ivoirien
tendant à vouloir privilégier les intérêts français pour les marchés
liés à la sécurité et à la défense
». Notamment en ce qui concerne les commandes d’équipements et d’armement de la police et de la gendarmerie nationales.

Un émissaire du président Obama, le sécurocrate Brooke Anderson, chef
de cabinet de la sécurité nationale à la Maison Blanche, aurait
interpellé le chef de l’Etat ivoirien sur la question lors de son séjour
en Côte d’Ivoire fin mai dernier.  Venu prendre part à la cérémonie
d’investiture d’Alassane Ouattara qui s’est déroulée à Yamoussoukro, il
aurait traduit à son hôte le mécontentement des EtatsUnis qui ont décidé
de faire de la ville d’Abidjan «un pool régional pour lutter à la fois
contre l’organisation terroriste AlQaeda au Maghreb islamique (AQMI)
et l’insécurité dans le golfe de Guinée ». La capitale économique de la
Côte d’Ivoire abrite, outre l’imposante ambassade située à quelques
encablures de l’hôtel du Golf, le centre d’écoute régional de la
Central Intelligence Agency (CIA). Aussi «un programme d’entraînement
des commandos marines dans la région d’Abidjan est-il, révèle La Lettre
du Continent, en gestation au sein d’Africom, le commandement militaire
américain dédié à l’Afrique et basé à Stuttgart, en Allemagne ».

Face à la situation, le président Ouattara qui se trouve
ainsi dans un dilemme a jugé bon de geler son projet de réarmement et de
rééquipement des forces de défense et de sécurité nationales. Si les
commandes ont été stoppées officiellement pour des problèmes de
trésorerie, souligne le confrère, la décision de Ouattara lui aura
permis d’éviter de se mettre à dos le chef de l’exécutif américain. Pour
autant, la question n’est pas réglée puisque les  Américains voudront
également accroître leurs parts dans l’économie ivoirienne, à travers la
privatisation annoncée des sociétés d’Etat.

16 juillet 2011 Publié par | Politique | , , , | Poster un commentaire

Situation sociopolitique – 3 nouveaux mandats d’arrêt internationaux lancés – L’ex-DG du Trésor sur la liste


le procureur de la république près du tribunal d’Abidjan et le commandant de la zone de Korhogo

Le Procureur de la
République près le Tribunal de première instance d’Abidjan Plateau vient
de lancer trois(3) nouveaux mandats d’arrêt internationaux contre des
personnalités de l’ancien régime, dont Mme Djédjé Mama, ex-Directeur
général du Trésor et de la comptabilité publique.

Cette information a été livrée dans un communiqué de presse du Parquet
en date du 15 juillet 2011. Relativement aux crimes de sang, le Parquet a
indiqué que, dans le souci de permettre au nombre particulièrement
élevé de victimes de cette catégorie d’infractions, ainsi qu’aux
ayants-droit de saisir la justice, il a été décidé depuis mardi 12
juillet 2011, la création d’une « cellule spéciale d’enquête sur la
crise post-électorale». Cette cellule, selon le communiqué de presse,
est opérationnelle, et a aménagé dans ses propres locaux sis aux II
Plateaux 7ème tranche, non loin de l’administration de l’Université de
Bouaké délocalisée à Abidjan. ‘’Des magistrats, des officiers de police
judiciaire et le personnel de la cellule se tiennent à la disposition
des Ivoiriens, des victimes et de tout sachant pour recevoir et
enregistrer les informations, témoignages ou plaintes relatifs aux
crimes de sang perpétrés durant la crise post-électorale’’, note le
texte.

Le Parquet a informé officiellement l’opinion nationale et
internationale de ce que, 25 personnes inculpées et provisoirement
gardées à l’hôtel ‘’La Pergola’’ d’Abidjan ont été effectivement
transférées à la maison d’Arrêt et de Correction de Boundiali.
Concernant l’enlèvement de Yves Lambelin et ses compagnons, le Substitut
du Procureur Dje Noël a fait remarquer que ‘’les enquêtes ont permis de
découvrir le 11 Juillet 2011, dans la lagune sur indication de témoins,
des ossements humains. Des analyses sont en cours pour voir s’il s’agit
de ceux de l’une des personnes enlevées’’. Le Parquet a rappelé à tous
que dans le cadre de cette procédure, 10 personnes ont déjà été
inculpées et placées sous mandat de dépôt. Il s’agit de 4 miliciens, 5
militaires de la Garde Républicaine et d’un Commissaire de police.

En plus, sur l’enlèvement du Colonel major à la retraite Dosso Adama, le
parquet a indiqué que ‘’les investigations se poursuivent. Lundi 11
juillet 2011, deux mandats d’arrêt ont été lancés contre deux
sous-officiers de la Garde Républicaine contre lesquels existent des
indices graves et concordants de participation aux faits’’. Rappelons
que le parquet a expliqué que le mandat d’arrêt international est une
mesure judiciaire, c’est-à-dire qu’elle est prévue par la loi,
notamment, l’article 120 du code de procédure pénale. C’est l’ordre
donné à la Force publique d’avoir à rechercher une personne contre
laquelle existent les indices graves et concordants de sa participation
aux faits et à la conduire devant les autorités judiciaires. Lorsque
cette personne se trouve hors des limites du territoire de la
République, on parle de mandat d’arrêt international. Il est établi par
le Juge d’Instruction qui le transmet en vue de son exécution, au
Procureur de la République qui, à son tour, le transmet au ministre de
la Justice qui se charge des démarches subséquentes.

K.A.Parfait

16 juillet 2011 Publié par | Politique | , , | Poster un commentaire

3 mois après le renversement de Gbagbo: Chérif, Wattao, Zakaria, Fofié… interdits chez Ouattara (La Lettre du Continent)


Dans son édition numéro 615 du 7 juillet 2011, la publication La Lettre du Continent, a révélé que les chefs de guerre de l’ex-rébellion armée sont «instamment priés de ne pas approcher armés, Alassane Dramane Ouattara». Il s’agit, selon le confrère, des commandants Chérif Ousmane, Wattao, Koné Zakaria, Fofié Kouakou, Touré Hervé dit Vetcho mais également Morou Ouattara. Tous ces chefs de guerre et leurs éléments qui font pourtant office de «forces publiques», en l’absence de policiers désarmés, à Abidjan, Yamoussoukro et dans toutes les autres villes, constituent aujourd’hui les Frci, la nouvelle armée pro-Ouattara. Des Frci fondées par décret du nouveau chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara. Dans la prise de pouvoir de M. Ouattara, les chefs de guerre de l’ex-rébellion et leurs hommes armés ont joué un rôle important. Cela, depuis septembre 2002 à travers la mise sur pied d’une rébellion armée contre le régime Gbagbo, puis en avril 2011, en combattant aux côtés de la force française Licorne pour le renversement du Président Laurent Gbagbo. Vu toutes ces étapes, «l’éloignement » des chefs de guerre de l’ex-rébellion d’Alassane Dramane Ouattara pourrait être perçu par certains observateurs comme une «ingratitude».

Selon des sources concordantes, cette situation de «divorce» serait liée à la mise à nu des nombreuses violations des droits de l’homme qui ont émaillé la crise post-électorale. De nombreuses exactions dont les chefs de guerre seraient les auteurs et pour lesquelles, les organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme exigent des inculpations et des condamnations judiciaires au niveau de la Cour pénale internationale (CPI). Toujours selon ces sources, le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, serait favorable à la comparution des chefs de guerre incriminés devant la CPI. Il en aurait d’ailleurs fait la promesse à la France et aux Etats-Unis. Voulant éviter toute «surprise» pouvant émaner de ces chefs de guerre, écoeurée par ces révélations, la sécurité de M. Ouattara assurée conjointement par l’Onuci, la force française Licorne et des soldats burkinabé, aurait pris la décision de tenir à l’écart Chérif, Wattao et les autres.

Dans son édition numéro 615 du 7 juillet 2011, la publication La Lettre du Continent, a révélé que les chefs de guerre de l’ex-rébellion armée sont «instamment priés de ne pas approcher armés, Alassane Dramane Ouattara». Il s’agit, selon le confrère, des commandants Chérif Ousmane, Wattao, Koné Zakaria, Fofié Kouakou, Touré Hervé dit Vetcho mais également Morou Ouattara. Tous ces chefs de guerre et leurs éléments qui font pourtant office de «forces publiques», en l’absence de policiers désarmés, à Abidjan, Yamoussoukro et dans toutes les autres villes, constituent aujourd’hui les Frci, la nouvelle armée pro-Ouattara. Des Frci fondées par décret du nouveau chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara. Dans la prise de pouvoir de M. Ouattara, les chefs de guerre de l’ex-rébellion et leurs hommes armés ont joué un rôle important. Cela, depuis septembre 2002 à travers la mise sur pied d’une rébellion armée contre le régime Gbagbo, puis en avril 2011, en combattant aux côtés de la force française Licorne pour le renversement du Président Laurent Gbagbo. Vu toutes ces étapes, «l’éloignement » des chefs de guerre de l’ex-rébellion d’Alassane Dramane Ouattara pourrait être perçu par certains observateurs comme une «ingratitude».

Selon des sources concordantes, cette situation de «divorce» serait liée à la mise à nu des nombreuses violations des droits de l’homme qui ont émaillé la crise post-électorale. De nombreuses exactions dont les chefs de guerre seraient les auteurs et pour lesquelles, les organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme exigent des inculpations et des condamnations judiciaires au niveau de la Cour pénale internationale (CPI). Toujours selon ces sources, le chef de l’Etat, Alassane Dramane Ouattara, serait favorable à la comparution des chefs de guerre incriminés devant la CPI. Il en aurait d’ailleurs fait la promesse à la France et aux Etats-Unis. Voulant éviter toute «surprise» pouvant émaner de ces chefs de guerre, écoeurée par ces révélations, la sécurité de M. Ouattara assurée conjointement par l’Onuci, la force française Licorne et des soldats burkinabé, aurait pris la décision de tenir à l’écart Chérif, Wattao et les autres.

16 juillet 2011 Publié par | Politique | , , , , | Un commentaire

Après la mutinerie de mars et juin derniers: 566 militaires burkinabè radiés


Au total, 566 militaires ont été rayés des effectifs de l’armée burkinabé
sous l’accusation d’avoir pris part entre mars et juin à une série de
muniteries à Ouagadougou et dans plusieurs régions du Burkina Faso, a
annoncé jeudi au cours d’une conférence de presse le chef d’Etat-major
de l’armée burkinabè, le général Nabaré Honoré Traoré.
Selon le
général Traoré, sur les 566 militaires 217 ont fait l’objet de
procédures judiciaires et en attendant d’être traduits en justice ils
ont été internés à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou
(MACO).
Pour le reste, la radiation est effective depuis le 7
juillet dernier, a dit le général Traoré, précisant que les militaires
radiés sont des soldats de rang dont quelques éléments du Régiment de la
sécurité présidentielle (RSP).
Rébellion, désertion, révoltes,
pillages, vols, destruction de biens, désobéissance, sont entre autres,
les accusations retenues contre les soldats radiés.
‘’Il n’y a pas
pour le moment, d’officiers parmi les radiés’’, a précisé le chef
d’Etat-major, avant d’ajouter que l’enquête se poursuit pour démasquer
tous les fautifs.
La sanction concerne toutes les garnisons du pays
où il y a eu des mutineries, mais la plupart des militaires arrêtés sont
issus de la garnison de Bobo-Dioulasso (177 soldats). 18 militaires
seulement de Ouagadougou, la capitale, sont pour l’instant, sanctionnés.

De l’avis du général Honoré Nabaré Traoré, le contrat liant les
soldats de rang à l’armée burkinabè est renouvelable chaque quatre ans
et peut être rompu en cas de faute grave.
Interrogé sur les
éventuelles conséquences que représente la radiation des militaires, le
général s’est voulu rassurant, assurant que toutes les mesures seront
prises pour éviter les risques. Il n’a toutefois pas précisé la nature
des mesures arrêtées.
Les mutineries militaires au Burkina Faso se
sont déroulées durant les mois de mars, avril, mai et juin derniers,
faisant de nombreux dégâts dont des pertes en vies humaines, des
pillages de boutiques, des agressions de personnes, des destructions de
biens publics et privés.
Pour le chef d’Etat major de l’armée
burkinabé, ‘’de tels actes ont porté un coup sérieux à l’image de la
hiérarchie militaire et cela ne pouvait rester sans sanction’’.

Source : APA-Ouagadougou (Burkina Faso)

16 juillet 2011 Publié par | Politique | , , , | Poster un commentaire

FRCI:ah les exactions!



Crise post-électorale
‘’Le Bar Eclat’’ perd son éclat
Des
portes fracturées, des toits endommagés, l’hôtel dépouillé de tout, la
salle des fêtes incendiée et vidée de tous ses matériels, le bar
dépouillé de son comptoir et de ses chaises… tel est le bilan désolant
de ce qui reste du ‘’Bar Eclat" de Yopougon-Niangon sud à gauche. En
effet, le célèbre ‘’Bar Eclat" a aussi subi les affres de la crise
post-électorale. Pillé et incendié, ce temple de la musique
tradi-moderne  a temporairement mis la clé sous le paillasson. Sa
responsable, Mme Djè Lou Agnès, épouse Tra Zo Bi qui a servi de guide
dans les locaux de ce temple, est inconsolable: «Le ‘’Bar Eclat a été
créé en 1996. Tous les musiciens tradi-modernes s’y sont produits.
C’était surtout le fief du groupe musical ‘’Ahiwo international’’. Notre
objectif, c’est la promotion de la musique ivoirienne en général et
particulièrement la musique de notre terroir qui a été modernisée. Nous
nous demandons si nous allons atteindre cet objectif dans la mesure où
presque tout a été détruit et volé au cours de la crise que nous venons
de traverser. Le bilan est lourd : 200 chaises ont été emportées quand
une partie de la salle est incendiée. Les instruments de sonorisation
ont été également volés. Par ailleurs, nous avions apporté des
innovations au sein du ‘’Bar Eclat» en construisant  en son sein un
hôtel de 22 chambres. Cet hôtel n’a pas été épargné par les malfrats.
Ils ont emporté tous les matelas y compris les draps de lits. A cela, il
faut ajouter des postes téléviseurs et deux climatiseurs. Dans la
cuisine, aucun ustensile (assiettes, cuillères, casseroles, marmites
etc.) n’est resté. Des verres également sont devenus la propriété des
voleurs qui nous ont rendu visite. Les boutiques installées dans les
magasins que nous avons construits, ont été toutes pillées», raconte
amère, Mme Djè Lou Agnès. Face à cette situation, elle souhaite que le
gouvernement l’aide. «Je n’ai aucun moyen pour la réhabilitation du
‘’Bar Eclat’’. Je demande alors aux autorités compétentes de m’aider»,
sollicite-t-elle.

Une correspondance de Henri Medi

Bonon
Les Frci font du racket dans
les campements Baoulé
Sur
le chemin des campements dans la commune de Bonon, les Forces
Républicaines de Côte d’Ivoire dressent des barrages à péage. Selon un
planteur de Blaisekro qui a gardé l’anonymat, chaque motocycliste paie
500 francs. En ce qui concerne les cyclistes, les Frci « lèvent le
barrage » à 200 francs. Les camion benne de type Kia paient 2000 francs
par passage. «De Béyérita à Gbangbokouadiokro en passant par Blaisekro, à
chaque poste  de contrôle  sur nos chemins de champs, nous payons de
l’argent aux FRCI. Ce qui me revient au total à 15000 F par mois. Il
faut que cela s’arrête. Cette situation n’encourage pas les planteurs à
vaquer à leurs occupations champêtres », s’est lamenté un planteur. Les
femmes Baoulé qui vont au marché de Bonon ne cachent pas leur
mécontentement  face à ces postes de contrôle à péage. Selon elles, le
cacao est acheté à des prix dérisoires alors que les prix du sac de riz,
du litre d’huile, des morceaux de savon, du litre de pétrole et du
kilogramme de sucre augmente à un rythme vertigineux.

Une correspondance de Fulbert Abo Yao kan

Daloa
Le chef de terre appelle
à l’arrêt des exactions
L’association
des jeunes du quartier Ségou à Daloa a organisé la fête de
réconciliation et de pardon, le 9 juillet dernier sur la place publique
dudit quartier. Le chef de terres de Daloa, Nahounou Sémian a souhaité
lors de la libation que les exactions et l’humiliation des honnêtes
personnes par les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire cessent. « Je
souhaite vivement le désarment des éléments incontrôlés des Forces
Républicaines de Côte d’Ivoire  qui sèment la terreur dans les quartiers
et villages de Daloa », a t-il fait remarquer. Quant à El Hadj Samba
Coulibaly, parrain de la cérémonie, il  a invité les populations à
travailler à la cohésion sociale, à la réconciliation et au pardon
mutuel. « Taisons nos rancœurs, abandonnons l’esprit de vengeance  pour
œuvrer pour l’entente et harmonie entre  tous les groupes ethniques et
politiques à l’effet de développer Daloa », a-t-il interpellé la foule.
Coulibaly
Ibrahim, président du comité d’organisation de cette fête a abondé dans
le même sens, en appelant à la cordialité à la tolérance et au pardon
mutuel des habitants de Daloa, gage de la bonne cohabitation pour la
prospérité  et la paix, a-t-il prôné. Le maire de Daloa, Diabaté
Karamoko, ne dira pas le contraire. « Je confie mon mandat aux chefs
coutumiers Bété de Daloa pour le retour effectif de la paix dans la cité
des antilopes », a-t-il déclaré. « Nous sommes prêts à aller à la
réconciliation tant souhaitée par le gouvernement, mais que les FRCI
arrêtent de maltraiter nos administrés dans les villages  et quartiers
», a fait savoir pour sa part un chef de village qui a requis
l’anonymat.

Eustache Gooré Bi.
Yopougon
5 éléments des FRCI attaquent une cour commune
Des
éléments des FRCI se sont, encore une fois, illustrés de manière
négative. En effet, les habitants d’une cour commune à Niangon-Lokoua,
dans la commune de Yopougon, ont fait les frais de la mauvaise foi de
ses soldats d’une autre époque. Ainsi, dans la nuit du 12 au 13 juillet
dernier, aux environs de 2 heures du matin, ils ont reçu la visite
inopinée de cinq personnes armées de kalachnikovs et portant des
treillis. Selon les victimes que nous avons rencontrées, après avoir
défoncé la portière, ces militaires voleurs ont frappé à la porte de
Zady Vincent. Dès que ce dernier a ouvert la porte, ils se sont jetés
sur lui et ont intimé l’ordre de leur donner tout ce que la maison
possède comme objets de valeur. Ainsi ont-ils mis la main sur une somme
de 15.000 FCFA et un téléphone portable. Comme ils n’étaient apparemment
pas satisfaits de cette somme, ils ont brutalisé la femme du
propriétaire de la maison. Lequel propriétaire a été contraint de les
suivre chez le voisin. Là-bas, ils lui ont dit de frapper à la porte du
voisin qui répond au nom de Gnonsio Prince. Un témoin de la scène
explique la mésaventure de M. Gnonsio : «Ce qui m’a étonné, lorsqu’ils
sont entrés chez lui, ils ont prononcé son nom et ont dit sa profession.
Après quoi, ils lui ont exigé de l’argent. Faute de quoi, ils le
tueraient. Il leur a déclaré qu’il ne possède qu’une somme de 1000 FCFA.
Plongés dans une colère noire, ils l’ont terrassé dans son salon et se
sont mis à le battre. A ce moment, un autre fouillait dans sa chambre à
coucher. Il est revenu effectivement avec les 1000 FCFA mais ils se sont
emparés de quatre cellulaires. De là, ils l’ont contraint à frapper à
la porte du voisin qui se nomme N’Guessan Francis», explique-t-il. Dans
la troisième maison, ces malfrats ont eu assez de fortunes car ils ont
pu mettre la main sur la somme de 52.600 FCFA et quatre téléphones
portables. Mais, avant leur départ, ils avaient voulu abattre l’un des
frères du maître des lieux. Parce que celui-ci leur avait donné 600
FCFA. Ce qu’ils ont considéré comme une foutaise. Pour éviter un meurtre
dans sa maison, N’Guessan Francis et son frère du nom de Yao Yao
Edouard, ont supplié ces bandits qui sont finalement revenus sur leur
décision. Au cours de leur opération dans la quatrième maison, le bruit
d’un moteur de voiture les a obligés à quitter précipitamment les lieux.
Ces éléments reconnus formellement comme étant des FRCI ont
stratégiquement opéré dans cette cours. Selon nos sources, deux d’entre
eux étaient postés devant le portail tandis que trois pénétraient dans
les maisons. Là-bas, le premier se positionnait devant la porte quand le
deuxième tenait en respect, avec son arme, les occupants de la maison
et le troisième procédait à la fouille des chambres et les autres
endroits susceptibles de garder de l’argent ou d’autres objets de
valeur. Les victimes ont porté plainte contre X à la brigade de la
gendarmerie de Yopougon-Toits rouges.

Une correspondance de Henri Medi

16 juillet 2011 Publié par | Politique, Société | , , | Poster un commentaire

   

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